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RDC

L'armée rwandaise a mené une incursion en RDC en avril

Le Président Félix Tshisekedi de la RDC (G) et son homologue rwandais Paul Kagame, à New York, le 23 septembre 2019. (Facebook/Présidence RDC)

L'armée rwandaise a mené une incursion contre des rebelles hutu rwandais dans l'est de la République démocratique du Congo au courant du mois d'avril, ont affirmé jeudi les expert du Baromètre sécuritaire du Kivu, contredisant le démenti officiel de Kigali.

Les militaires rwandais "ont attaqué" le 13 avril les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) "dans les villages de Marangara, Kanyeru et Kazaroho en territoire de Rutshuru" dans la province du Nord-Kivu, a indiqué dans son rapport mensuel le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais).

L'armée rwandaise "a délogé" les FDLR de ces villages, a ajouté le KST, un projet né de la coopération entre le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) rattaché à l'Université de New York et l'ONG américaine Human Rights Watch.

"Au cours de cet affrontement, 105 maisons ont été incendiées", selon le KST, qui s'appuie sur un très vaste réseau d'informateurs dans les deux Kivu.

Ce rapport mensuel note que le 18 avril, les FDLR "ont tendu une embuscade à un convoi" de l'armée congolaise et de l'armée rwandaise "près du village de Kasali en territoire de Rutshuru".

Deux rebelles, quatre militaires rwandais et neuf militaires congolais ont été tués au cours de cet affrontement.

Les FDLR sont un groupe de rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC, dont certains fondateurs au début des années 2000 ont participé au génocide en 1994 au Rwanda. Leur chef Sylvestre Mudacumura a été tué dans le Nord-Kivu en septembre 2019.

"Le gouvernement de la RDC sait qu'il n'y a pas le moindre soldat (rwandais) dans l'est de la RDC. Vous pouvez me croire, il n'y a aucun soldat des RDF (Forces de défense rwandaises) dans cette partie du monde", avait déclaré le président rwandais Paul Kagame lors d'une conférence de presse le 27 avril à Kigali.

Le 24 avril, 17 personnes dont 12 Rangers congolais, ont été tués dans une embuscade près du QG du parc des Virunga près de Goma dans la province du Nord-Kivu.

La direction du parc et des responsables sécuritaires congolais avaient alors accusé "le groupe armé FDLR-FOCA" d'être "l'auteur de cette tuerie".

Dans un communiqué, les FDLR avaient nié et rejeté la responsabilité sur l'armée rwandaise.

Depuis près de trois décennies, l'armée congolaise se bat contre des groupes armés dans la partie orientale du pays, frontalière de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi.

La RDC a accusé le Rwanda de vouloir la déstabiliser, tandis que ce pays considère la RDC comme une base arrière de milices hostiles à Kigali, notamment les FDLR.

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La cheffe de la MONUSCO rencontre l'ancien président Kabila à Lubumbashi

Bintou Keita devant le Conseil de sécurité au siège de l'ONU, le 27 février 2018.

L'émissaire des Nations Unies en République démocratique du Congo a rencontré mercredi l'ex-président Joseph Kabila, mis à l'écart par son successeur Félix Tshisekedi avec la fin de leur coalition au pouvoir.

La rencontre a eu lieu dans une propriété de M. Kabila près de Lubumbashi la deuxième ville de RDC, où la représentante de l'ONU Bintou Keita est arrivé mardi "dans le cadre de sa mission de bons offices auprès des acteurs de la vie nationale congolaise", a indiqué son bureau sur twitter.

"Elle voulait le point de vue du +Raïs+ sur la situation générale et la situation sécuritaire", a indiqué un proche conseiller de M. Kabila, Barnabé Kikaya.

A la fin de son mandat en 2018, M. Kabila avait demandé le retrait de la Monusco de RDC.

"Le président Kabila a redit ce qu'il a toujours dit: la sécurité de la RDC est une question de Congolais eux-mêmes", a précisé M. Kikaya à la radio Top Congo.

Des manifestations anti-ONU ont éclaté ces derniers jours en territoire de Beni dans l'est de la RDC, où des habitants dénoncent l'inaction des Casques bleus face aux massacres de civils.

L'entretien est intervenu deux jours après l'annonce d'un nouveau gouvernement entièrement à la main du président Tshisekedi.

Ce gouvernement remplace le précédent exécutif où les partisans de M. Kabila occupaient les 2/3 des 66 postes. Entre-temps, M. Tshisekedi a obtenu le renversement de la majorité parlementaire que M. Kabila avait conservée.

A la tête d'une des plus importantes missions de maintien dans le monde, la Guinéenne Bintou Keita a pris ses fonctions en RDC en février, après le renouvellement en décembre pour un an du mandat de la Monusco par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Présente en RDC depuis 1999, la Mission de l'ONU compte environ 15.000 militaires et policiers, avec un budget annuel avoisinant un milliard de dollars.

Début de la vaccination lundi et allègement du couvre-feu en RDC

Un employé de l'UNICEF surppectant l'envoi de vaccins COVID-19 d'AstraZeneca à l'aéroport international de N'Djili, Kinshasa, 3 mars 2021.

Les autorités congolaises ont annoncé mercredi le début lundi de la campagne de vaccination contre le Covid-19 en République démocratique du Congo où le couvre-feu a été levé dans plusieurs provinces et allégé dans la capitale Kinshasa.

L'équipe mandatée par la présidence de la République pour lutter contre la Covid-19 "a décidé de lancer la vaccination dès le lundi 19 avril" sur toute l'étendue du territoire national, a annoncé Gilbert Kankonde, ministre sortant de l'Intérieur à la télévision publique.

La vaccination contre le coronavirus est un sujet très délicat en RDC, où la méfiance envers le vaccin est répandue. Des nombreux messages évoquant des théories du complot sont régulièrement partagés dans les réseaux sociaux.

"La vaccination sera volontaire et la priorité sera accordée au personnel soignant, aux personnes vulnérables souffrant des maladies chroniques et à toutes les personnes exposées à un flux important dans l'exercice de leur travail", a rassuré M. Kankonde.

Dans le cadre du dispositif Covax, qui vise à fournir cette année des vaccins anti-Covid à 20% de la population de près de 200 pays, la RDC a reçu 1,7 million de doses du vaccin AstraZeneca début mars. La vaccination qui devait commencer le 15 mars avait été reportée "par mesure de précaution" après la suspension par d'autres pays d'utilisation du vaccin AstraZeneca.

Après étude, l'équipe d'experts congolais "a rassuré que le vaccin AstraZaneca déjà disponible en RDC ne présente aucun inconvénient sur la population", a affirmé M. Kankonde.

"Dans les provinces où la circulation du virus est faible, il a été décidé la levée du couvre-feu", a-t-il ajouté sans citer ces provinces.

"Dans d'autres provinces dont la ville de Kinshasa où la courbe épidémique est descendante, le couvre-feu en vigueur est repoussé de 22 heures à 4 heures du matin", a-t-il ajouté.

Le 18 décembre, la présidence avait décrété un couvre-feu sur tout le territoire national de 21 heures à 5 heures.

Depuis le début de l’épidémie déclarée le 10 mars 2020, la RDC a enregistré 28.665 cas de Covid-19, avec 745 décès, selon le dernier bilan officiel publié lundi.

Sur les 26 provinces que compte le pays, 23 sont touchées et la capitale Kinshasa est en tête des contaminations avec 20.416 cas, suivie de la province du Nord-Kivu (est) qui a enregistré 2.175 cas.

Sama Lukonde dévoile son équipe ministérielle

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La question explosive des prochaines élections devant l'Assemblée de la RDC

Le président Felix Tshisekedi lors d'une vidéoconférence de l'Union africaine à Kinshasa, RDC, le 3 mars 2021.

L'Assemblée a auditionné le président sortant de la Commission électorale, Corneille Nangaa, officiellement en fin de mandant depuis deux ans.

Le dossier explosif des prochaines élections prévues fin 2023 en République démocratique du Congo s'est invité mardi devant l'Assemblée, avec des questions sur le profil du prochain candidat de la Commission électorale et surtout la possibilité d'organiser le scrutin en temps et en heure.

M. Nangaa a demandé à l'Assemblée de nommer dès que possible les "nouveaux membres de la Céni (Commission électorale nationale indépendante) qui vont s'atteler aux préparatifs de la tenue des élections prévues en 2023".

Mi-2020, la désignation d'un de ses actuels collaborateurs avait provoqué de graves tensions dans le pays.

Ronsard Malonda avait été accusé par des secteurs de la société civile d'avoir "fabriqué" les résultats des scrutins présidentiel et législatifs de 2018.

L'opposant Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de la présidentielle de décembre 2018, tandis que son prédécesseur Joseph Kabila gardait le contrôle du Parlement.

Ces résultats avaient permis une transition pacifique du pouvoir entre les deux hommes, une première dans l'histoire du pays depuis son indépendance en 1960.

Ce résultat avait été contesté par l'opposant Martin Fayulu qui avait revendiqué la victoire avec 60% des voix, et réclame toujours la "vérité des urnes".

Les prochaines élections auront-elles bien lieu fin 2023? Le débat commence à refaire surface dans le plus grand pays d'Afrique sub-saharienne, et l'un des plus instables aussi.

Certains s'y opposent en invoquant comme motif le préalable tantôt du recensement général de la population, tantôt des réformes électorales.

"Lier les élections au recensement général de la population est dangereux", a déclaré M. Nangaa, estimant que ces deux échéances "n'obéissent nullement aux mêmes contraintes calendaires".

Début 2015, le régime Kabila avait approuvé une réforme électorale qui prévoyait un recensement complet de la population avant la tenue des prochaines élections.

La réforme avait provoqué des émeutes, sévèrement réprimées (des dizaines de morts).

L'opposition redoutait que la réforme ne soit une manœuvre du président Joseph Kabila afin de repousser de plusieurs années la tenue des futures élections, prévues pour décembre 2016.

Les élections du 30 décembre 2018 avait eu lieu avec deux ans de retard.

Des affrontements intercommunautaires font 10 morts et 34 blessés à Goma

Des soldats avancent au nord de Goma, le 5 novembre 2013.

Dix personnes ont été tuées et 34 blessées dans des combats entre communautés ethniques rivales dans la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré mardi un porte-parole du gouvernement provincial.

Les affrontements ont éclaté lorsque des manifestations contre la mission de maintien de la paix MONUSCO de l'ONU, que certains accusent de ne pas avoir mis fin à l'insécurité croissante et aux attaques des milices, ont dégénéré en violences entre les deux communautés.

Les attaques de milices armées et les violences intercommunautaires dans cette région orientale du Congo ont tué plus de 300 personnes depuis le début de l'année, alors que les troupes gouvernementales et les forces de maintien de la paix de l'ONU luttent pour apporter la stabilité dans cette région riche en minéraux.

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita, a interdit toute manifestation publique à partir de lundi et a appelé au calme.

"A partir de maintenant, nous ne voulons plus de manifestations publiques dans la ville de Goma parce que beaucoup de gens prennent les armes", a déclaré Nzanzu lors d'une visite lundi à Buhene, un quartier de la banlieue de Goma où les affrontements ethniques ont commencé.

Les combats entre les communautés Nande et Kumu ont été déclenchés par le meurtre de deux conducteurs de moto-taxi dimanche, pour lequel un groupe a accusé l'autre. Un certain nombre de maisons ont également été incendiées, a déclaré le gouvernement provincial.

Des manifestations ont éclaté contre la mission de l'ONU, forte de 12 000 personnes, dans plusieurs villes de l'est du pays la semaine dernière.

Les manifestants ont déclaré qu'ils étaient frustrés par l'échec des efforts visant à mettre fin à la violence croissante autour de la ville de Beni, que les responsables imputent aux Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe islamiste ougandais qui opère sur le sol congolais depuis des décennies.

Les ADF ont intensifié leurs raids meurtriers sur les villages en représailles aux opérations de l'armée contre eux, lancées fin 2019.

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