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Moyen-Orient

Arabie saoudite: Construction d'une ville sans voiture et sans route

Le prince Mohammed ben Salmane participe à la cérémonie de remise de diplôme à la King Faisal Air College à Riyad, Arabie Saoudite, le 25 janvier 2017

L'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole brut au monde, a annoncé dimanche le lancement d'une ville écologique avec "zéro voiture, zéro route, zéro émission de CO2" à NEOM, une zone du nord-ouest du royaume actuellement en développement.

Région futuriste et touristique, NEOM figure sur la liste des nombreux méga-projets en cours destinés à diversifier l'économie de l'Arabie saoudite qui dépend très largement de l'exportation de l'or noir.

"En tant que président du conseil d'administration de NEOM, je vous présente "THE LINE", une ville pouvant accueillir un million d'habitants, de 170 km de long et qui préservera 95% des zones naturelles", a annoncé le prince héritier Mohammed ben Salmane dans une déclaration retransmise à la télévision.

"Il n'y aura ni voiture, ni route et zéro émission de carbone", a ajouté le dirigeant de facto de la première économie du monde arabe, régulièrement classée parmi les pays les plus pollueurs au monde.

"Nous devons transformer les villes en villes du futur", a-t-il déclaré, parlant d'une "révolution civilisationnelle".

Les détails du projet seront communiqués ultérieurement, a assuré le prince Mohammed, avant de montrer des images de synthèses de la "ligne" ainsi que des paysages de déserts immaculés et de mers bleues.

La ville piétonne disposera de services tels que écoles ou centres de santé, ainsi que d'espaces verts, mais aussi des transports en commun à grande vitesse, avec aucun trajet qui ne devrait durer plus de 20 minutes, selon un communiqué de NEOM.

Elle reposera également sur les technologies de l'intelligence artificielle (IA) et des "équipements à faible impact carbone, alimentés par une énergie 100% renouvelable".

La construction de "THE LINE" débutera au premier trimestre 2021 et sera financé par le Fonds d'Investissement Public (PIF) saoudien, principal instrument de la politique de diversification de l'économie du pays.

Le projet permettra de créer 380.000 emplois et sa contribution au PIB est estimée à 180 milliards de riyals (plus de 39 milliards d'euros) d'ici 2030, selon le communiqué de NEOM.

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Plus de 150 morts en une semaine de combats au Yémen

Les forces yéménites pro-gouvernementales ont tiré une mitrailleuse lourde au sud de l’aéroport d’Hodeida, dans la province d’Hodeida, au Yémen, le 15 juin 2018.

Quelque 150 rebelles Houthis et soldats progouvernementaux ont été tués en une semaine de combats au sud de la ville stratégique de Hodeida au Yémen, selon un bilan recueilli lundi par l'AFP de sources militaires et médicales.

Selon une source militaire progouvernementale, ces combats ont été provoqués par des attaques des rebelles, qui tiennent la ville portuaire de Hodeida (sud-ouest) et cherchent à étendre leur contrôle plus au sud où sont positionnées les forces loyalistes.

Les affrontements sont les plus violents depuis l'entrée en vigueur d'une trêve négociée par l'ONU en décembre 2018, ont rapporté des habitants, indiquant qu'ils n'avaient pas donné lieu à une avancée des rebelles.

"Le bilan des pertes des deux parties a atteint en une semaine environ 150 morts et 260 blessés", a déclaré à l'AFP un responsable des forces loyales au gouvernement.

Ce bilan a été confirmé du côté rebelle par l'un des chefs locaux des insurgés.

Les combats, dont on ignore s'ils ont fait des victimes civiles, ont baissé d'intensité lundi, après des affrontements violents samedi et dimanche.

Les forces progouvernementales "ont contré plusieurs assauts des rebelles, tuant 44 d'entre eux au prix de 27 morts dans leurs propres rangs", ont précisé deux autres sources au sein du pouvoir.

Des médecins et des secouristes ont avancé quant à eux un bilan de 70 morts et de dizaines de blessés des deux côtés pour les seules journées de samedi et dimanche.

Médecins sans frontières a fait état sur Twitter d'un "regain des affrontements sur les lignes de front dans le sud de Hodeida". L'ONG a ajouté qu'elle travaillait à la mise en place d'un plan pour "répondre à l'afflux de blessés" dans les centres de santé.

Début janvier, cinq femmes ont péri dans le tir d'un obus sur une salle de mariages proche de l'aéroport de Hodeida, situé sur la ligne de front.

Avec des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et une population au bord de la famine, la guerre a ravagé le Yémen. Et les prédictions de l'ONU pour 2021 restent pessimistes, évoquant notamment "16 millions de personnes qui vont souffrir de la faim".

Le conflit qui oppose depuis 2014 les Houthis, soutenus par l'Iran, au gouvernement, appuyé par l'Arabie saoudite, a plongé ce pays pauvre de la péninsule arabique dans la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU.

Soudan: Manifestation contre la normalisation avec Israël

Des manifestants soudanais brûlent un drapeau israélien à Khartoum, le 17 janvier 2021.

Des dizaines de manifestants soudanais ont brûlé le drapeau israélien dimanche à Khartoum pour protester contre la décision des autorités de normaliser les relations avec Israël.

Ils se sont rassemblés devant le siège du gouvernement, scandant des slogans anti-Israël et brandissant des pancartes avec les mentions "la normalisation est une trahison" ou "la normalisation est un crime". Une autre bannière dénonce l'accord de normalisation comme "un chantage américain".

Le 6 janvier, à l'occasion de la visite du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, le Soudan a signé un accord de normalisation avec Israël et obtenu simultanément une aide financière des Etats-Unis, quelques semaines après le retrait de Khartoum de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme.

L'accord de normalisation doit encore être ratifié par le pouvoir législatif avant d'entrer en application. Or le Soudan ne dispose toujours pas d'un Parlement de transition.

Les autorités soudanaises de transition sont en place depuis la révolte populaire qui a chassé du pouvoir le président Omar el-Béchir en avril 2019.

Tant attendu par Khartoum, le retrait de la liste noire américaine devrait offrir une bouffée d'oxygène à l'économie du Soudan décimée par les sanctions américaines, la mauvaise gestion et les conflits armés sous Omar el-Béchir, aujourd'hui en prison.

Syrie: 40 morts dans des raids d'Israël

La fumée monte après une frappe aérienne à Saraqeb dans la province d'Idlib, en Syrie, le 28 février 2020. REUTERS/Umit Bektas

Au moins 40 soldats et combattants pro-régime ont été tués dans des frappes aériennes israéliennes visant dans la nuit de mardi à mercredi des positions militaires dans l'est de la Syrie, l'attaque la plus meurtrière depuis deux ans et demi.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, l'Etat hébreu a mené des centaines de frappes contre les effectifs de ses ennemis jurés, ciblant les troupes gouvernementales, les forces alliées iraniennes et les combattants du Hezbollah libanais.

Ces dernières semaines, les bombardements imputés à Israël se sont intensifiés dans l'est de la Syrie, où des milices de combattants étrangers parrainées par l'Iran sont déployées dans la province de Deir Ezzor, frontalière de l'Irak.

Les frappes nocturnes ont tué au moins neuf soldats de l'armée syrienne et 31 combattants étrangers rattachés à des milices pro-Iran, et fait 37 blessés, selon un nouveau bilan fourni à l'AFP par le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui n'était pas en mesure de fournir les nationalités de ces derniers.

Les frappes ont visé des entrepôts d'armes et des positions militaires notamment aux abords de la ville de Deir Ezzor, et dans les déserts de Boukamal et de Mayadine, a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Le secteur accueille des combattants du Hezbollah et de la Brigade des Fatimides, rassemblant des combattants afghans pro-Iran, d'après l'OSDH.

L'armée israélienne n'a toujours pas réagi à ces informations.

Frappes récurrentes

Les raids menés dans la nuit de mardi à mercredi sont "les plus meurtriers" depuis des frappes en juin 2018 dans cette même province de Deir Ezzor, selon M. Abdel Rahmane. A l'époque 55 combattants prorégime, des Syriens et des Irakiens, avaient été tués, a-t-il rappelé.

L'agence officielle syrienne Sana a fait état de frappes israéliennes nocturnes sans fournir de détails.

"A 01H10 du matin (23H10 GMT), l'ennemi israélien a mené une agression aérienne contre la ville de Deir Ezzor et la région de Boukamal", a indiqué Sana, citant une source militaire.

"Les conséquences de l'agression font actuellement l'objet de vérification", a laconiquement ajouté la source.

Tout au long de la journée de mardi déjà, des avions non identifiés avaient mené plusieurs séries de raids dans la région de Boukamal, tuant 12 combattants des milices pro-Iran, a rapporté l'OSDH, qui n'avait pas fourni dans l'immédiat un bilan pour ces frappes.

L'Etat hébreu n'a de cesse de marteler qu'il ne permettra pas à la Syrie voisine de devenir la tête de pont des forces iraniennes.

En 2020, Israël a ainsi frappé une cinquantaine de cibles en Syrie, d'après un rapport annuel publié par l'armée israélienne.

Ces raids représentent une "politique claire" d'Israël, avait déclaré en novembre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Les précédentes frappes meurtrières ont eu lieu il y a moins d'une semaine, visant le 7 janvier des positions dans le sud de la Syrie et au sud de la capitale Damas. Trois combattants pro-Iran avaient alors péri.

Des observateurs ont fait part de leurs craintes que Donald Trump et Israël accentuent la pression contre l'Iran et ses alliés régionaux dans les derniers jours du mandat du président américain.

Déclenchée en 2011 par la répression brutale de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des ans, impliquant plusieurs puissances et groupes armés étrangers.

Elle a fait plus de 380.000 morts et entraîné le déplacement de millions de personnes.

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