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Moyen-Orient

L'Arabie saoudite dévoile les dégâts sur ses installations pétrolières

Le roi saoudien Salman bin Abdulaziz Al Saud serre la main du Premier ministre turc Binali Yildirim à Riyad, en Arabie Saoudite, le 27 décembre 2017.

L'Arabie saoudite a montré vendredi pour la première fois à la presse internationale l'étendue des dégâts sur ses installations pétrolières attaquées le 14 septembre, insistant sur sa détermination à rétablir rapidement sa production, en dépit de la montée des tensions dans la région.

L'installation de Khurais, dans l'est du royaume, a été frappée quatre fois et des incendies y ont fait rage cinq heures durant, a déclaré aux journalistes un responsable du géant pétrolier saoudien Aramco qui gère le site, ce qui a contribué à la réduction de moitié de la production du premier exportateur d'or noir et entraîné une flambée des prix.

La visite a été organisée au lendemain d'une tournée dans la région du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui a semblé vouloir calmer le jeu, affirmant que son pays privilégiait une "solution pacifique" avec l'Iran, pourtant accusé d'être derrière les attaques par Washington et Ryad.

Son homologue saoudien, Adel al-Jubeir, a réagi dans la nuit sur Twitter, avertissant que toute complaisance envers Téhéran, qui nie ces accusations, encouragerait l'Iran à "commettre d'autres actes de terrorisme et de sabotage" dans la région.

De son côté, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a déclaré jeudi sur CNN qu'une frappe américaine ou saoudienne sur l'Iran déclencherait "une guerre totale", ajoutant que son pays ne "voulait pas la guerre" mais se défendrait si besoin.

Les reporters invités à inspecter les dégâts à Khurais ont constaté des scènes de destruction, avec des grues déployées au milieu de débris calcinés, après ces attaques revendiquées par les rebelles yéménites Houthis, soutenus politiquement par Téhéran.

Les techniciens s'activaient à évaluer les importants dommages causés à un stabilisateur, une tour de métal servant à éliminer du pétrole le gaz dissous et de l'hydrogène sulfuré.

Au moment de l'attaque, "il y avait plus de 200 à 300 personnes à l'intérieur des installations", a déclaré Fahad Abdelkarim, l'un des directeurs d'Aramco.

- "Nous reviendrons plus forts" -

"Il y a eu quatre explosions" et plusieurs incendies ont ensuite fait rage, a ajouté M. Abdelkarim guidant les journalistes sur le site.

"Personne n'a été blessé", a-t-il assuré. Les dégâts matériels sont par contre considérables : de gros tuyaux en métal ont été déformés par l'impact des explosions et se trouvent éparpillés dans la zone visée.

Selon les autorités saoudiennes, pas moins de 18 drones et sept missiles de croisière ont été utilisés dans ces attaques.

Malgré l'ampleur des dégâts, Aramco demeure optimiste quant à la reprise complète de sa production d'ici la fin du mois de septembre.

"Une équipe d'urgence a été constituée pour réparer l'usine, relancer les activités et ramener (la production) à son niveau habituel", a souligné M. Abdelkarim.

"En moins de 24 heures, 30% de l'usine était opérationnel", a-t-il dit affirmant que "la production sera au même niveau qu'avant l'attaque d'ici la fin du mois".

"Nous reviendrons plus forts", a-t-il promis, alors que les journalistes s'apprêtaient à se rendre sur le deuxième site attaqué, celui d'Abqaiq.

- "Grave escalade" -

Au même moment, les rebelles Houthis du Yémen ont accusé la coalition dirigée par Ryad d'une "grave escalade à Hodeida, de nature à dynamiter l'accord" conclu en décembre à Stockholm sur une trêve et un redéploiement des forces dans cette ville portuaire stratégique de l'ouest du Yémen.

"Les raids intensifs sur Hodeida sont une grave escalade", a déclaré Mohammed Abdessalem, l'un des dirigeants des Houthis, cité par leur chaîne de télévision Al-Massirah au lendemain de frappes annoncées par la coalition qui intervient depuis 2015 au Yémen pour soutenir les forces progouvernementales.

Celle-ci a annoncé avoir lancé jeudi une opération militaire contre les Houthis, la première depuis les attaques du 14, et précisé avoir détruit quatre sites situés au nord de Hodeida et utilisés par les rebelles pour assembler des bateaux télécommandés et des mines marines.

La coalition avait annoncé peu avant avoir déjoué une attaque au bateau piégé, sans équipage à bord.

Les Houthis continuent d'occuper le port de Hodeida en dépit d'un accord parrainé par les Nations unies et signé en décembre 2018, prévoyant de céder le contrôle de cette installation à des forces neutres (les anciens agents de la douane) et un redéploiement des forces des rebelles et du gouvernement autour de la ville.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, des civils pour la plupart, et plongé ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU.

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Lapid appelle à user "de la force" si l'Iran se dote de l'arme nucléaire

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies le 22 septembre 2022.

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid a exhorté jeudi à l'Assemblée générale de l'ONU la communauté internationale à user "de la force" si l'Iran développait l'arme nucléaire et réitéré son soutien à la création d'un Etat palestinien "pacifique".

Israël mène ces derniers mois une intense offensive diplomatique pour tenter de convaincre les Etats-Unis et les principales puissances européennes (Royaume-Uni, France, Allemagne) de ne pas renouveler l'accord sur le programme nucléaire iranien (JCPOA) de 2015 dont l'administration Trump s'était désengagée.

Depuis une dizaine de jours, différents responsables ont suggéré que l'accord pourrait ne pas être renouvelé avant au moins la mi-novembre, un délai que le Premier ministre Lapid tente d'utiliser pour pousser les Occidentaux à imposer une approche plus dure dans leurs négociations.

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"La seule manière d'empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire est de mettre une menace militaire crédible sur la table. Et là, et seulement là, il sera possible de négocier un accord plus long et plus solide avec eux", a déclaré M. Lapid à la tribune de l'Assemblée générale.

"Il faut que cela soit clair pour l'Iran que s'il va de l'avant avec son programme nucléaire, le monde ne réagira pas avec des mots, mais usera de la force", a ajouté M. Lapid.

Israël, qui considère l'Iran comme son ennemi numéro un, reproche aussi à Téhéran de financer le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, deux mouvements armés basés aux frontières de l'Etat hébreu.

Malgré les "obstacles", un "accord avec les Palestiniens, fondé sur deux Etats pour deux peuples, est la bonne chose à faire pour assurer la sécurité et l'économie d'Israël, et offrir un futur à nos enfants", a ajouté M. Lapid, en pleine campagne pour les législatives du 1er novembre.

"Aujourd'hui encore, une grande majorité d'Israéliens soutiennent cette vision de la solution à deux Etats et je suis l'un d'eux. Nous n'avons qu'une condition: qu'un futur Etat palestinien soit pacifique", a ajouté M. Lapid, dont le discours à l'ONU, qui avait fuité en Israël, était déjà critiqué par ses adversaires politiques.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont au point mort depuis 2014. Et la stratégie actuelle du gouvernement Lapid est de tenter de soutenir l'économie palestinienne sans toutefois se lancer dans un nouveau processus de paix avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, âgé de 87 ans et qui doit prendre la parole vendredi à l'Assemblée générale.

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Le président iranien Ebrahim Raisi a déclaré qu'il n'y aurait pas d'accord pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 à moins que les États-Unis ne fournissent des garanties qu'ils ne vont plus se retirer du pacte, comme l'a fait l'administration Trump en 2018.

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