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Iran : le guide suprême exclut toute négociation avec les Etats-Unis

L'ayatollah Ali Khamenei reçoit Mohammed Abdul-Salam, à gauche,porte-parole des rebelles yéménites Houthis, à Téhéran, le 13 août 2019.

Le guide suprême iranien a exclu mardi toute possibilité de négociation avec les Etats-Unis à l'heure où le président américain dit être disposé à rencontrer son homologue iranien tout en menaçant Téhéran.

"De l'avis unanime de tous les responsables de la République islamique d'Iran, il n'y aura aucune négociation avec les Etats-Unis, à quelque niveau que ce soit", a déclaré l'ayatollah Ali Khamenei, selon son site internet officiel.

"Négocier avec les Etats-Unis [reviendrait à accepter] qu'ils imposent leurs exigences à l'Iran", indique un message du compte Twitter officiel en anglais de M. Khamenei.

Cela reviendrait à "montrer que la politique américaine de pression maximale [contre l'Iran] est un succès" ajoute le tweet, alors que, selon son compte internet, M. Khamenei a déclaré, en s'adressant à des étudiants, que cette politique était "vaine".

"Si les Etats-Unis se repentent et reviennent [à l'accord sur le nucléaire iranien] dont ils se sont retirés [en mai 2018], ils peuvent participer aux discussions qu'ont l'Iran et les autres membres" parties à cet accord, indique un autre message twitter du compte officiel du guide en anglais.

"Sinon, aucune négociation n'aura lieu entre la République islamique et des responsables américains à quelque niveau, et que ce soit à New York ou ailleurs", ajoute le même message.

La Maison-Blanche a indiqué dimanche que M. Trump n'excluait pas l'hypothèse d'une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani malgré les accusations de certains responsables américains tenant Téhéran pour responsable des attaques de drones ayant visé samedi des installations pétrolières en Arabie saoudite.

L'idée d'une telle rencontre, en marge de l'assemblée générale des Nations unies à New York fin septembre, est poussée par la France dans une tentative de faire baisser les tensions entre Téhéran et Washington, qui ont failli dégénérer en affrontement militaire direct en juin.

Le président iranien et d'autres responsables de la République islamique ont répété à plusieurs reprises ces derniers temps que toute rencontre entre MM. Trump et Rohani était exclue tant que les Etats-Unis maintiendraient les sanctions économiques qu'ils ont imposées ou réimposées à l'Iran depuis août 2018.

Lundi, les Etats-Unis ont indiqué préparer une réponse après les attaques contre les installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont fait flamber les prix du baril de brut.

Revendiquées par les rebelles yéménites Houthis, que Téhéran dit soutenir politiquement, ces attaques ont réveillé la crainte d'un affrontement militaire avec l'Iran, mis en cause plus ou moins directement par Washington et Ryad.

"Il semble" que Téhéran soit derrière les attaques, mais "pour le moment je veux savoir avec certitude qui est responsable", a néanmoins déclaré M. Trump.

Avec AFP

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Le projet de Facebook Libra est essentiel à la "prédominance du système financier américain" selon Zuckerberg

Illustration dela monnaie virtuelle de Facebook "Libra" - 21 juin 2019.

Le projet de monnaie numérique de Facebook, Libra, permettrait de "perpétuer la prédominance du système financier américain" dans le monde, a argumenté Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, dans un discours qu'il doit prononcer mercredi devant une commission parlementaire américaine.

Dans ses remarques préliminaires publiées mardi, il décrit la Libra comme une innovation financière majeure, nécessaire notamment pour prémunir le pays contre la montée en puissance de la Chine dans le secteur des cryptomonnaies.

Prévue pour être lancée en 2020, la Libra fait face à une levée de boucliers de la part de nombreux gouvernements dans le monde, qui y voient une menace pour la souveraineté économique des Etats.

"Pendant que nous débattons, le reste du monde n'attend pas. La Chine se prépare activement à lancer des idées similaires dans les mois qui viennent", considère Mark Zuckerberg.

"La Libra sera essentiellement adossée aux dollars, et je pense qu'elle va perpétuer la prédominance du système financier américain ainsi que nos valeurs démocratiques dans le monde. Si l'Amérique n'innove pas, notre prédominance financière n'est pas garantie", insiste-t-il.

Le jeune milliardaire a reconnu que les bévues de Facebook sur le respect de la vie privée et la protection des données personnelles peuvent donner l'impression que le réseau social "n'est pas le messager idéal en ce moment".

Mais il a rappelé l'objectif affiché du projet - soutenir les personnes exclues du système bancaire actuel, notamment les migrants -et la structure de la gouvernance prévue, à savoir un conseil indépendant composé d'entreprises et d'organisations à but non lucratif.

"Les gens payent un prix trop élevé, et doivent attendre beaucoup trop longtemps, pour envoyer de l'argent à leur famille à l'étranger", détaille-t-il.

"Le projet Libra doit permettre une meilleure inclusion financière, à bas prix (...). La recherche montre que l'accès aux services financiers peut aider à sortir les gens de la pauvreté. Nous pensons que ce problème peut être résolu, et nous voulons faire partie de la solution", continue-t-il.

Le ministre des Finances américain Steven Mnuchin a réitéré mardi son opposition pour l'heure à ce projet, estimant que de nombreux sujets d'inquiétude n'étaient pas réglés, comme "la question du blanchiment d'argent".

Les saoudiennes autorisées à intégrer les forces armées

Soldats saoudiens à Marib au Yémen, 26 janvier 2018.

Dans le cadre d’un vaste programme de réformes économiques et sociales, les saoudiennes ont été autorisées le 9 octobre à intégrer les forces armées du royaume.

Ryad a récemment multiplié les décisions en faveur des femmes dans ce pays qui applique une version rigoriste de l'islam, mais les organisations de défense des droits humains l'accusent de réprimer parallèlement les militantes.

"C'est un nouveau pas vers l'émancipation", a écrit le ministère des Affaires étrangères sur Twitter, précisant que les femmes pourront seulement accéder aux rangs de soldat de première classe, caporal, sergent et sergent-chef.

L'Arabie Saoudite a autorisé l'année dernière les femmes à intégrer des postes au sein des forces de sécurité.

Sous la houlette du prince héritier Mohammed ben Salmane, plusieurs réformes visant à octroyer des droits aux femmes ont été engagées ces dernières années, comme l'autorisation de conduire ou de voyager à l'étranger sans l'accord préalable de leur "gardien".

Au cours de la même période, une vague de répression a visé plusieurs militantes des droits humains. Certaines d'entre elles restent détenues, comme Loujain al-Hathloul.

Depuis la chute des cours du pétrole ces cinq dernières années, l'Arabie Saoudite, premier exportateur de brut, tente d'améliorer son image à l'étranger pour attirer les investisseurs et les touristes.

Une jihadiste fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion en France

Esquisse d'Inès Madani devant le tribunal correctionnel de Paris lors de son procès pour préparation d'actes de terrorisme le 11 avril 2019.

Inès Madani a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 2016.

Cette jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice à huit ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité. La cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels et non de jurés, a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

"C'est une décision qui s'adresse à l'opinion et qui ne tient compte ni de la réalité des faits, ni de la jeunesse de l'accusée", a déclaré son avocat Laurent Pasquet-Marinacce.

Les parties ont dix jours pour interjeter appel mais bénéficient d'un délai supplémentaire de cinq jours si l'une d'elles fait appel. Les autres accusées ont donc jusqu'à mardi prochain pour se décider.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le "visage du jihad au féminin".

Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe État Islamique et inspirateur en 2016 de l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, en région parisienne.

Inès Madani et Ornella Gilligmann (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët (condamnée à 20 ans de réclusion), originaire du sud de la France.

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah Hervouët avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI (sécurité intérieure). Inès Madani avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

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