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Attaques en Arabie saoudite: Washington met en cause l'Iran et prépare la riposte

Le président Donald Trump à la Maison-Blanche, le lundi 16 septembre 2019 à Washington. (Photo AP / Patrick Semansky)

Les Etats-Unis préparaient lundi la riposte après des attaques "sans précédent" contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont réveillé la crainte d'une confrontation militaire avec l'Iran, mis en cause plus ou moins directement par Washington et Ryad.

Les tirs de samedi ont entraîné la réduction de moitié de la production de pétrole du premier exportateur mondial et donc porté un coup d'arrêt brutal à l'approvisionnement de la planète en or noir.

Donald Trump, qui s'est dit dès dimanche "prêt à riposter" et sur lequel tous les yeux sont braqués pour savoir s'il va ordonner des frappes contre l'Iran, a réuni lundi son équipe pour faire le point sur la situation.

"Je peux vous dire que c'était une très grosse attaque et notre pays pourrait très facilement y répondre par une attaque beaucoup plus grosse", a prévenu le président américain devant la presse.

Son ministre de la Défense Mark Esper a assuré que le Pentagone travaillait avec les "partenaires" des Etats-Unis "pour répondre à cette attaque sans précédent et défendre l'ordre international sapé par l'Iran".

- "Armes iraniennes" -

Comme durant le week-end, lorsqu'il s'est abstenu de mettre nommément en cause l'Iran pourtant pointé du doigt par son secrétaire d'Etat Mike Pompeo, Donald Trump a laissé une certaine place au doute.

"Il semble" que Téhéran soit derrière les attaques, mais "pour le moment je veux savoir avec certitude qui est responsable", a-t-il dit.

Le locataire de la Maison Blanche a insisté sur sa volonté de se coordonner avec les autorités saoudiennes pour les "aider", précisant que M. Pompeo "et d'autres se rendraient en Arabie saoudite" prochainement. Dimanche, il avait dit "attendre" que Ryad désigne "le coupable".

Or l'Arabie saoudite a fait un pas en ce sens lundi en affirmant que "les armes utilisées dans l'attaque étaient iraniennes", selon les premiers éléments de sa propre enquête qui "se poursuit" pour "identifier l'origine" des tirs.

L'attaque a été revendiquée par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran face au gouvernement yéménite appuyé par une coalition militaire dirigée par Ryad.

Mais l'armée saoudienne a rejeté cette version, et Mike Pompeo a estimé qu'il n'y avait aucune preuve que cette "attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial" soit venue du Yémen.

L'Irak, pris en étau entre ses deux grands parrains, Téhéran et Washington, a assuré lundi que le chef de la diplomatie américaine avait reconnu que le territoire irakien, où évoluent de nombreuses milices pro-iraniennes, n'avait pas été utilisé pour lancer ces tirs.

- Flambée des prix -

L'administration américaine accuse donc l'Iran mais n'est pas allée à ce stade jusqu'à affirmer que c'est le régime iranien qui a mené l'attaque depuis son propre sol.

Le gouvernement iranien a en tout cas rejeté des accusations "insensées" et "incompréhensibles".

"Le Yémen est la cible de bombardements quotidiens", a lancé le président iranien Hassan Rohani, faisant écho depuis Ankara à la revendication des Houthis. "Le peuple du Yémen a été obligé de répondre. Ils ne font que se défendre", a-t-il martelé.

En visite à Bagdad, le patron de l'Otan Jens Stoltenberg s'est dit lundi, dans un entretien avec l'AFP, "extrêmement inquiet du risque d'escalade", accusant Téhéran de "déstabiliser l'ensemble" du Moyen-Orient.

Cet accès de fièvre intervient alors que Washington et Téhéran ont déjà frôlé la confrontation militaire en juin, lorsque Donald Trump a dit avoir annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes. Ces dernières semaines, le milliardaire républicain semblait pourtant privilégier la voie diplomatique pour faire retomber la tension et, peut-être, rencontrer Hassan Rohani lors d'un tête-à-tête historique.

L'infrastructure énergétique saoudienne avait déjà été visée par les Houthis notamment en mai et en août.

Mais les attaques de samedi contre l'usine d'Abqaiq et le gisement de Khurais, dans l'est de l'Arabie saoudite, sont d'une autre envergure: elles ont entraîné une chute de moitié de la production saoudienne, à hauteur de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial.

Les prix du brut sont montés en flèche. Le baril de référence sur le marché mondial, le Brent de la mer du Nord, a bondi lundi de 14,6% pour finir à 69,02 dollars, soit sa plus forte progression depuis que ce contrat a été formalisé en 1988.

Dans ce contexte, les autorités saoudiennes étudient la possibilité de reporter l'entrée en Bourse très attendue du géant pétrolier Aramco, ont indiqué lundi à l'AFP des sources proches du dossier.

Donald Trump a assuré lundi que son pays n'avait "pas besoin du pétrole et du gaz du Moyen-Orient" mais a promis "d'aider" ses alliés. Son ministre de l'Energie, Rick Perry, a tenté de freiner la flambée des cours, soulignant la "quantité substantielle de pétrole disponible".

Il a jugé "prématuré" d'envisager le recours aux réserves stratégiques américaines.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

Industrie aérienne africaine: “des faillites à partir de mai-juin”, selon l’expert Abderhamane Barthé
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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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