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L'ancien président béninois Boni Yayi de retour "pour les fêtes"


L'ancien président du Bénin Boni Yayi lors de la remise d’un prix au 44ème sommet ordinaire des chefs d'État de la CEDEAO, au centre de la Fondation Félix Houphouët-Boigny à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire , le 28 mars 2014.

L'ancien président du Bénin Thomas Boni Yayi en exil depuis plusieurs mois et adversaire politique de l'actuel chef de l'Etat Patrice Talon, est arrivé à Cotonou dimanche, ont indiqué lundi plusieurs de ses proches.

"Le président Bono Yayi est rentré au bercail et se porte très bien", a déclaré à l'AFP, Eugène Azatassou, proche de l'ancien président et responsable politique des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), le parti de l'ancien président.

"Il est revenu au pays par avion avec l'un de ses fils. Il est passé par le salon d'honneur (de l'aéroport) et il a été bien accueilli par les gardes", a confirmé un autre proche de l'ancien chef de l'Etat, sous couvert d'anonymat, soulignant qu'il était au pays pour "les fêtes".

"Je ne sais pas quand ils vont repartir", a indiqué cette même source.

Le lieu de son exil n'est pas clair, et n'a pas été officiellement divulgué, bien que la presse locale cite régulièrement le Togo voisin.

Dans le quartier résidentiel de Cadjehoun, dans le centre de Cotonou et où se trouve la résidence de l'ancien président, aucune affluence n'était visible lundi matin. Il n'y avait pas non plus de présence policière, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le président nous a tous surpris, sinon nous serions allés l'accueillir et l'escorter jusque chez lui", regrette un de ses voisins.

Boni Yayi a été à la tête du Bénin d'avril 2006 à avril 2016, mais a été contraint de quitter le pays au mois de juin dernier, après des semaines de tensions post-électorales.

Le 1er mai, quelques jours après les élections législatives auxquelles l'opposition n'a pas pu présenter de candidats, des centaines de personnes s'étaient rassemblées autour du domicile de l'ancien président, craignant qu'il ne soit arrêté pour avoir demandé à son successeur, le président Talon, d'arrêter le processus électoral et à la population de se soulever.

L'armée et la police ont finalement délogé les manifestants en ouvrant le feu sur la foule et faisant plusieurs morts.

Son domicile avait été assiégé pendant plusieurs semaines par la police.

Depuis, l'ancien dirigeant vit en exil mais est revenu dans le pays à la mi-novembre avec une délégation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Les frappes des Etats-Unis en Irak montrent leur "soutien au terrorisme", selon l'Iran

L'Iran a estimé lundi que les Etats-Unis avaient montré leur "soutien au terrorisme" en menant en Irak des frappes aériennes contre des forces pro-Iran qui ont lutté contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

"Avec ces attaques, l'Amérique a montré son ferme soutien au terrorisme et son dédain pour l'indépendance et la souveraineté des pays, et elle doit assumer les conséquences de son acte illégal", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes Abbas Moussavi.

Des avions américains ont frappé dimanche soir plusieurs bases des brigades du Hezbollah, l'une des factions les plus radicales du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires dominée par les pro-Iran et désormais intégrée aux forces irakiennes.

Ces frappes de représailles après la mort vendredi d'un sous-traitant américain dans une attaque à la roquette, ont fait 25 morts dans les rangs des combattants pro-iraniens, selon un dernier bilan.

"Ces attaques ont une fois de plus prouvé les fausses affirmations des Etats Unis alors qu'elles ont ciblé les positions des forces qui au fil des ans ont infligé de lourds coups aux terroristes de Daech", a déclaré le porte-parole iranien en référence à l'EI.

Pour le porte-parole iranien, la présence de forces étrangères dans la région est "la cause de l'insécurité et des tensions". "L'Amérique doit mettre fin à son occupation", a affirmé M. Moussavi.

Les tensions américano-iraniennes ont monté en flèche depuis que Washington s'est retiré d'un accord nucléaire historique avec Téhéran l'an dernier et a commencé à rétablir des sanctions.

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