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L'ambassade des Etats-Unis restreint ses déplacements en régions anglophones camerounaises

  • VOA Afrique

Vue sur la ville de Bamenda,la capitale anglophone du Cameroun, le 16 juin 2017.

L'ambassade des Etats-Unis à Yaoundé a suspendu jusqu'au 3 octobre les déplacements "non essentiels" de son personnel dans les régions anglophones du Cameroun, confrontées à une grave crise socio-politique.

"L'ambassade des États-Unis a différé tous les déplacements non essentiels pour (son) personnel (...) dans ces régions (anglophones) jusqu'au 3 octobre", a écrit la représentation diplomatique sur son site internet.

L'ambassade invite "les citoyens américains à ajuster leurs plans de voyage en conséquence".

Elle explique aux ressortissants américains que des manifestations, "parfois violentes", se sont déroulées, et que d'autres pourront avoir lieu durant les deux prochaines semaines.

Les séparatistes anglophones veulent proclamer symboliquement leur indépendance le 1er octobre, date de la réunification des parties anglophones et francophone du Cameroun.

Vendredi, des manifestations d'indépendantistes réunissant des milliers de personnes avaient eu lieu dans les rues des régions anglophones, alors même que les autorités du Nord-Ouest avaient interdit toute manifestation.

"En raison de tensions dans les régions anglophones du Cameroun, il est recommandé aux voyageurs devant se rendre dans cette zone d'éviter les rassemblements et de ne pas sortir la nuit", conseille pour sa part l'ambassade de France.

Yaoundé considère désormais les séparatistes comme des "terroristes", après de récentes explosions de bombes à Bamenda et à Douala (sud), la capitale économique.

Depuis novembre 2016, la minorité anglophone - environ 20% des 22 millions de Camerounais - proteste contre ce qu'elle appelle sa marginalisation, entre autres dans l'enseignement et la magistrature.

Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme tandis qu'une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse Yaoundé.

Fin août, le président Paul Biya avait joué l'apaisement en décrétant l'arrêt des poursuites judiciaires pour "terrorisme" et "rébellion" contre des leaders de la minorité anglophone.

Avec AFP

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