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Niger

L'Allemagne et les Pays-Bas vont financer une police de contrôle au Niger

Les migrants expulsés d'Algérie se plaignent des conditions dans le camp de transit à Agadez, au Niger, le 9 décembre 2016. (VOA/Abdoul-Razak Idrissa)

L'Allemagne et les Pays-Bas vont débloquer 10 millions d'euros au Niger pour mettre sur pied des forces spéciales chargées de contrôler les frontières du pays africain notamment contre l'immigration illégale, a annoncé jeudi la mission civile européenne Eucap Sahel.

Le Niger, les Pays-Bas et Eucap Sahel - qui aide depuis 2012 le Niger à lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée - ont signé mercredi à Niamey la convention pour le financement de cette force dénommée Compagnies mobiles de contrôle des frontières (CMCF), selon Eucap Sahel.

"Les Pays-Bas contribueront pour 4 millions d'euros et l'Allemagne pour 6 millions d'euros. Nous travaillerons avec le gouvernement nigérien dans la lutte contre la migration irrégulière, le trafic de drogue et des armes", a précisé à la télévision Stef Blok, le ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas en visite au Niger.

Les fonds seront confiés à Eucap Sahel et serviront à la formation, l'entrainement et l'équipement de centaines de policiers nigériens qui composeront les compagnie, a-t-il dit.

Dans une première phase, deux compagnies fortes de 250 policiers nigériens seront positionnés à Maradi et Birn'in Konni, deux régions proches de la frontière avec le Nigeria, un des gros pourvoyeurs de clandestins transitant par le Niger pour l'Europe, a expliqué une source sécuritaire à l'AFP.

"Grosso modo c'est pour combattre tout ce que nous avons comme défis : la migration illégale, le trafic des être humains, la drogue, le terrorisme", a expliqué Souley Boubacar, le patron de la police nigérienne.

Selon les statistiques européennes, environ 90% des migrants d'Afrique de l'Ouest traversent le Niger pour gagner la Libye et l'Europe.

Mi-juillet, lors d'une visite au Niger, le président du Parlement européen Antonio Tajani s'était réjoui de la chute "de plus de 95%" du flux de migrants transitant par le Niger vers la Libye et l'Europe, entre 2016 et 2017.

Avec AFP

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Décès de l'ancien président nigérien Mamadou Tandja

Le 27 mars 2009, le président du Niger, Mamadou Tandja, à l'aéroport Diori Hamani de Niamey.

L'ancien président du Niger Mamadou "Baba" Tandja, est décédé mardi à Niamey à l'âge de 82 ans, selon un communiqué de la présidence lu à la télévision publique nigérienne.

M. Tandja avait dirigé le pays de 1999 à 2010, date de son renversement par un putsch.

"Le président de la République et le gouvernement ont le regret de vous annoncer le décès de son Excellence Tandja Mamadou, ancien président de la République du Niger, décès survenu ce jour 24 novembre à Niamey", selon le texte, qui ne précise pas la cause de la mort.

"Un deuil de trois jours sera observé sur toute l'étendue du territoire national", conclut le texte.

Ancien militaire ayant participé au putsch contre le président Diori Hamani au profit du général Seyni Kountché (mort au pouvoir en 1987), Tandja avait ensuite été ministre à plusieurs reprises avant d'être élu président en 1999.

Renversé en 2010 par un putsch militaire après avoir voulu s'accrocher au pouvoir après les deux mandats auxquels lui donnait droit la Constitution, M. Tandja restait une figure populaire au Niger.

Avec le temps la rue semblait avoir oublié les derniers mois de son régime pour ne retenir que l'image de "Baba" Tandja, le père de la nation, qui luttait contre la pauvreté.

Alors que ses partisans ont longtemps espéré son retour sur la scène politique, M. Tandja s'était définitivement retiré, après des soins médicaux en France en 2015.

Plusieurs télévisions dont la télévision publique ont suspendu leurs programmes pour diffuser en boucle des chants religieux et des photos du défunt chef de l'État.

"Le Président Tandja vient de nous quitter après avoir vaillamment lutté contre la mort. Je présente mes condoléances émues à sa famille. C'était un grand homme. Il nous laisse le souvenir d'un Président au patriotisme chevillé au corps. Qu’il repose en paix!", a tweeté l'ancien ministre Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir à la présidentielle de décembre.

Le président Mahamadou Issoufou, qui quittera le pouvoir après deux mandats en décembre, a lui fait part de "sa profonde émotion".

"La sécurité du Niger est liée à celle de la France"

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Minute Eco: Total rallonge de 20 ans son contrat pétrolier au Congo

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Des Nigériens se prononcent les élections américaines

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L'otage américain détenu au Niger a été libéré

Des soldats dans le camps militaire de Bosso, dans la région du Niger, près des combats contre Boko Haram, le 17 juin 2016.

Un citoyen américain qui avait été kidnappé par des hommes armés au Niger en début de semaine a été libéré par les forces américaines, selon une déclaration du Pentagone samedi.

L'otage, Philip Walton, avait été enlevé lundi soir dans la banlieue de Massalata, un village situé à environ 10 kilomètres de la frontière avec le Nigeria.

"Les forces américaines ont mené une opération de sauvetage d'otage aux premières heures du 31 octobre dans le nord du Nigeria pour récupérer un citoyen américain détenu par un groupe armé", a écrit le porte-parole en chef du Pentagone, Jonathan Hoffman, dans une déclaration qui est parvenue à VOA Afrique. "Ce citoyen américain est sain et sauf et est désormais sous la garde du Département d'État américain. Aucun militaire américain n'a été blessé au cours de l'opération", a-t-il précisé.

"Je confirme que l'otage américain a été libéré hier soir", a déclaré pour sa part Issoufou Katambe, le ministre de la défense du Niger.

Durant la semaine, les autorités locales avaient déclaré que les ravisseurs avaient appelé le père de M. Walton pour demander une rançon, mais la famille n’avait pas confirmé cette information.

M. Walton vivait à Massalata avec sa femme et son enfant depuis deux ans, selon son père, qui est lui-même au Niger depuis près de 30 ans.

La vaste région du Sahel est aux prises avec une insurrection djihadiste qui a fait des milliers de victimes et chassé des centaines de milliers de personnes de leurs foyers.

Plusieurs Occidentaux sont actuellement retenus en otage dans la région.

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