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États-Unis

L'acteur se disant victime d'une agression inculpé pour dépôt de fausse plainte

Jussie Smollett, New York, le 14 mai 2018.

L'acteur américain noir américain et gay Jussie Smollett, qui avait affirmé fin janvier avoir été victime d'une agression raciste et homophobe, a été inculpé mercredi pour dépôt de fausse plainte, a annoncé la police de Chicago.

"Le bureau du procureur du comté de Cook a approuvé les charges criminelles de comportement déplacé / dépôt de fausse plainte à l'encontre de Jussie Smollett", a indiqué sur Twitter le porte-parole de la police de Chicago, Anthony Guglielmi.

"Les enquêteurs prendront contact avec ses représentants légaux pour négocier un arrangement raisonnable" concernant sa remise aux autorités, a-t-il précisé.

Les spéculations sur la véracité du témoignage de Jussie Smollett, l'une des vedettes de la série "Empire", se multipliaient depuis des semaines, l'acteur étant soupçonné d'avoir monté l'affaire de toutes pièces.

M. Smollett, 36 ans, noir et ouvertement gay, avait porté plainte fin janvier en affirmant avoir été agressé par deux individus dans le centre-ville de Chicago, qui lui auraient crié des "insultes racistes et homophobes" avant de le frapper.

La police, qui avait déjà fait état de ses doutes dimanche, avait annoncé plus tôt mercredi qu'il était considéré comme un "suspect" dans le cadre de l'enquête.

Des policiers ont présenté des preuves à ce sujet à un grand jury du comté de Cook, avait alors précisé le porte-parole de la police.

La semaine dernière, la police avait déjà indiqué que deux "suspects potentiels" avaient été laissés en liberté sans être poursuivis, tandis que des médias américains laissaient entendre que l'agression pourrait avoir été un simulacre.

Jussie Smollett s'était dit en colère de voir que sa version était remise en doute.

Selon la station locale WBBM, les deux hommes en question, les frères Ola et Abel Osundairo, affirment que Jussie Smollett n'avait pas apprécié qu'une lettre de menace à son encontre n'ait pas reçue plus d'attention.

"Ils ne sont coupables de rien", a déclaré leur avocate Gloria Schmidt aux journalistes mercredi, affirmant qu'ils avaient témoigné sous serment à propos de ce qu'ils savaient de l'affaire.

L'agression présumée de Jussie Smollett avait initialement provoqué une vive émotion et déclenché un torrent de condamnations.

Avec AFP

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Peut-on faire confiance à Facebook sur sa cryptomonnaie ? Des sénateurs américains en doutent

Facebook, déjà épinglé maintes fois sur les questions de respect de la vie privée et de protection des données, n'est pas forcément digne de foi quand il s'agit de son nouveau projet de cryptomonnaie, ont mis en avant plusieurs sénateurs américains lors d'une audition mardi.

"Facebook n'a peut-être pas l'intention d'être dangereux mais ils ont déjà démontré qu'ils ne respectaient pas le pouvoir des technologies avec lesquelles ils jouent", a ainsi dénoncé le sénateur démocrate Sherrod Brown.


"Facebook nous a dit encore et encore qu'on devait leur faire confiance, mais à chaque fois que les Américains vous font confiance, il semblerait qu'ils s'en mordent les doigts", a-t-il ajouté.

L'élu s'adressait à David Marcus, le responsable en charge du développement du dernier grand projet du réseau social: la devise virtuelle Libra.

Avec la création de cette monnaie numérique offrant un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, annoncée mi-juin, Facebook veut bouleverser le système financier mondial.

Mais la cryptomonnaie suscite de plus en plus d'inquiétudes parmi les régulateurs du monde entier et David Marcus a tenté de défendre pendant deux heures le projet devant la commission des Finances du Sénat américain. Il a promis de répondre à toutes les préoccupations des législateurs avant de lancer la devise sur le marché, comme les craintes liées à l'utilisation de la Libra pour du blanchiment d'argent.

La question de la confiance à accorder à Facebook est plusieurs fois revenue sur le tapis.

Ainsi le sénateur républicain John Kennedy a posé plusieurs questions sur ce que les responsables de Facebook savaient exactement à propos des ingérences russes via le réseau social lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2016.

"J'ai beaucoup de respect pour Facebook mais Facebook veut maintenant contrôler la quantité de monnaie en circulation. Qu'est-ce qui pourrait dérailler ?" s'est-il interrogé.

D'autres sénateurs se sont aussi demandé si Facebook allait vraiment respecter l'engagement de ne pas mélanger les données partagées sur la plateforme de la Libra et sur le réseau social et celles destinées à cibler les publicités.

"Je ne vous fais tout simplement pas confiance", a asséné la sénatrice républicaine Martha McSally. "Vous avez enfreint la vie privée par le passé (...) et pourtant vous lancez un nouveau produit et assurez que la vie privée sera respectée. Comment les utilisateurs pourront savoir si cela ne va pas aussi changer et que le respect de leur vie privée ne sera pas de nouveau enfreint ?"

Donald Trump veut une enquête sur les liens de Google avec Pékin

Des smartphones Huawei devant le logo de Google Play le 20 mai 2019.

Donald Trump a laissé entendre mardi que son administration allait mener des investigations sur Google, récemment pris pour cible par le milliardaire Peter Thiel qui l'accuse d'être infiltré par les services de renseignements chinois.


"L'investisseur des tech, le milliardaire Peter Thiel pense que Google devrait faire l'objet d'une enquête pour trahison. Il accuse Google de travailler avec le gouvernement chinois", a tweeté le président républicain.

"Un type génial et brillant qui connaît ce sujet mieux que quiconque ! L'administration Trump va jeter un coup d'oeil!", a-t-il lancé.

Interrogé par l'AFP, Google a estimé que ces accusations étaient sans fondement.

"Comme nous l'avons déjà dit, nous ne travaillons pas avec les militaires chinois", a réagi le groupe.

Peter Thiel a suggéré dimanche que le FBI et la CIA devraient enquêter sur les infiltrations de Google par les services de renseignements chinois, selon des propos tenus lors d'une conférence à Washington et rapportés par Axios.

Il a notamment critiqué Google, maison mère d'Alphabet, pour son travail en Chine, affirmant que le géant des moteurs de recherche était "engagé dans la décision apparemment traître de travailler avec l'armée chinoise et non avec l'armée américaine", selon Axios.

Google a fermé son moteur de recherche en Chine en 2010, après avoir refusé la demande de Pékin de censurer certains résultats de recherches.

Mais son patron Sundar Pichai avait reconnu pour la première fois en octobre dernier que son moteur de recherches pourrait revenir en Chine, affirmant que celui-ci apporterait une "meilleure information" aux citoyens que la concurrence.

"Le haut management de Google estime-t-il avoir été infiltrée par les services de renseignement chinois ?", "c'est une question qui doit être posée par le FBI et la CIA", a estimé le milliardaire, cité par Axios.

Peter Andreas Thiel, entrepreneur américain d'origine allemande, est notamment le cofondateur du service de paiement en ligne PayPal avec Elon Musk.

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump s'en prend à Google. Le locataire de la Maison Blanche estime notamment que Google a un "parti pris" contre lui et ses partisans.

Plus tôt cette année, il avait en outre critiqué le géant de la technologie pour s'être retiré d'un grand contrat informatique du Pentagone avant d'assouplir son ton après avoir rencontré Sundar Pichai.

Google a des activités commerciales limitées en Chine, mais un rapport récent indique qu'un de ses scientifiques a participé à un projet de recherches pouvant avoir des applications civiles et militaires.

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