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Katumbi dément vouloir recourir aux armes en RDC


L' opposant congolais Moise Katumbi tient une conférence de presse à Paris, le 16 juin 2017.

L'opposant en exil Moïse Katumbi a démenti mercredi avoir voulu recruter des "émissaires" pour ouvrir des "hostilités" en République démocratique du Congo, nouvelles accusations portées contre lui par le pouvoir du président Joseph Kabila.

"Le président Moïse Katumbi dément bien entendu tout lien avec toute personne ayant la volonté de recourir aux armes et à la violence pour renverser les institutions illégitimes de la République démocratique du Congo" lit-on dans un communiqué de presse signé par Olivier Kamitatu, son directeur de cabinet.

"Mon combat est et restera pacifique et je suis candidat à la présidence de la République de mon pays (...)", ajoute dans ce communiqué l'opposant, en référence à l'élection prévue le 23 décembre qui doit marquer le départ du président Kabila.

Selon le porte-parole de la police Pierrot Mwanamputu, M. Katumbi voulait installer "des hommes à sa solde" pour "ouvrir les hostilités" en Ituri (nord-est) "dès qu'une base arrière lui serait accordée en Ouganda".

>> Lire aussi : Nouvelles accusations contre l'opposant Katumbi en RDC

Le porte-parole de la police affirme s'appuyer sur les aveux d'un "émissaire" présumé.

Ex-gouverneur du Katanga minier et ex-proche du président Kabila, Moïse Katumbi a été condamné dans une affaire immobilière dont il conteste tout fondement. Il risque d'aller en prison s'il revient en RDC.

Il est également poursuivi pour recrutement présumé de mercenaires et les autorités l'accusent aussi d'avoir eu la nationalité italienne alors que la nationalité congolaise est exclusive.

>> Lire aussi : Katumbi poursuit son offensive après son escale remarquée au Rwanda

Autre force d'opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a dénoncé mercredi des "enlèvements et détentions arbitraires" de trois de ses membres.

Un adhérent a été enlevé "chez lui" ce mercredi à 2H00 du matin à Kinshasa, selon l'UDPS qui fait aussi état de deux autres enlèvements les 16 avril et 19 décembre 2016.

Avec AFP

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