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Les Africains défendent Kinshasa à Genève sur la situation au Kasaï


Zeid Ra’ad, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, 12 février 2017.

Lors de la 35e session du Conseil des droits de l’homme, beaucoup des représentants de gouvernements africains ont plaidé pour Kinshasa quant à la question de l’enquête internationale exigée par les Nations unies sur des violences dans la région du Kasaï.

Le Burundi, le Togo, le Botswana, le Soudan, le Mozambique, l’Algérie et l’Egypte ont, tour à tour, fait un plaidoyer en faveur du gouvernement congolais.

Le Burundi a notamment soulevé la question de souveraineté des Etats et dénoncé l’ingérence étrangère.

"Le Burundi a regretté que des crises soient enclenchées dans des États par ingérence dans leurs affaires intérieures.Il a dénoncé, dans le cas de la République démocratique du Congo, la politisation des droits de l’homme par le Conseil," indique le rapport de la session de mercredi.

Les autres pays ont, eux, encouragé les efforts des autorités congolaises qui ont lancé des enquêtes et même ouvert un procès entre autres sur le meurtre de deux experts onusiens début mars dans la région centrale de la RDC embrassée par des affrontements entre une milice tribale et les force loyalistes à Kinshasa.

Ces prises de position individuelles des pays africaines tombent alors que les Nations unies insistent sur la mise en place d'une enquête indépendante internationale.

Ces violences ont déjà fait plus 3.300 morts, plus d’un million de déplacés internes et des dizaines de milliers de réfugiés vers les pays frontaliers, principalement vers l’Angola, selon l’ONU.

Pour Zeid Ra’ad, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, les efforts et les réponses de Kinshasa sont insuffisants. D’où, son insistance pour une enquête internationale.

Les autorités de Kinshasa, qui refusaient toute enquête internationale, ont récemment accepté que les Nations unies se joignent aux enquêtes déjà lancées sur place.

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