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Kabila veut promulguer le nouveau Code minier mais continuer à négocier avec les entreprises en RDC

Joseph Kabila lors d’une rencontre avec une délégation des opérateurs économiques du secteur minier, au Palais de la Nation, Kinshasa, 7 mars 2018. (Twitter/RDC présidence de la République)

Le nouveau code minier, qui pourrait fortement taxer le cobalt, sera bien promulgué en République démocratique du Congo, où le président Joseph Kabila a promis un "dialogue constructif" avec les multinationales qui s'inquiètent.

Les autorités congolaises vont continuer à négocier avec les professionnels du secteur minier après la promulgation du Code minier augmentant à près de 10% les taxes pour les "métaux stratégiques".

Joseph Kabila, le président de la République démocratique du Congo (RDC), a rencontré mercredi à Kinshasa les principaux représentants de l’industrie minière en RDC.

Il leur a promis "que leurs préoccupations seront prises en compte à travers un dialogue constructif avec le gouvernement après la promulgation de la nouvelle loi minière en vue de trouver un terrain d’entente sur les problèmes spécifiques soulevés à la suite de l’abrogation de l’ancienne loi", indique le ministre des mines André Kwabelulu, lisant un communiqué publié à l’issue de la rencontre.

La réunion était convoquée à la demande des opérateurs du secteur pour exprimer leurs "craintes face à la révision à la hausse du taux de redevance versée à l'État", a expliqué un spécialiste du secteur.

Cette réunion avait "comme objectif de convaincre ces sept principaux investisseurs du bien-fondé de cette réforme", selon un collaborateur du président.

Le Code minier réformé, en instance de promulgation, instaure une redevance avec le taux de 10% pour les "métaux stratégiques", notamment le cobalt. L'ancien Code prévoyait un taux de 2% pour le cuivre et le cobalt.

>> Lire aussi : Report de la réunion entre Kabila et les opérateurs du secteur minier en RDC

Le nouveau code prévoit aussi une taxe de 50% sur les superprofits (des revenus engrangés grâce à un niveau des prix de 25% supérieurs aux études de faisabilité bancaire).

Le président Kabila et les sept principaux opérateurs miniers ont convenu toutefois de traiter "au cas par cas" les problèmes suscités par la révision du code très libéral de 2002.

"Les mesures d'application que contiendrait ce règlement vont alléger la rigueur de la loi", a déclaré à la presse le ministre congolais des Mines Martin Kabwelulu, affirmant que les miniers qui étaient arrivés "inquiets" sont "repartis apaisés".

"Les investisseurs estiment qu'il y a un passage en force en isolant le seul cobalt comme métal stratégique, sans passer par un consensus", a expliqué à l'AFP Me Lambert Djunga, avocat congolais spécialisé dans les mines.

Pour une coalition d'une quarantaine d'ONG, le président Kabila est invité "à promulguer sans tergiverser" cette nouvelle loi.

>> Lire aussi : Kinshasa joue avec les nerfs des marchés avec la réforme du Code minier

Le mouvement Lutte pour le changement (Lucha) a indiqué sur son compte twitter que cette réunion mettrait face à face "deux camps de prédateurs se disputant le butin #Congo !".

Le nouveau code sera publié alors que le cobalt, dont la RDC est première productrice mondiale, mais aussi le cuivre, sont de plus en plus utilisé dans le domaine de l'électronique à travers le monde.

Selon les experts, environ 10 milliards de dollars de cuivre et de cobalt est exporté de la RDC chaque année.

La production de cobalt est principalement entre les mains du géant canadien installé en Suisse Glencore (Mutanda mining), et des Chinois China Molybdenum (TFM) et CDM.

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Les intempéries les plus meurtrières en Afrique australe depuis 20 ans

Zimbabwe Cyclone

L'Afrique australe a plusieurs fois été meurtrie par des tempêtes et inondations, comme lors du cyclone Idai qui vient de dévaster le Mozambique et le Zimbabwe. Rappel des intempéries les plus meurtrières des vingt dernières années :

- La plus meurtrière au Mozambique en 2000 -

En février et mars 2000, des inondations sans précédent depuis un demi-siècle au Mozambique font quelque 800 morts, au moins 50.000 sans-abri et affectent environ deux millions de personnes sur une population de 17 millions.

Les provinces les plus touchées sont Maputo, Gaza et Inhambane (sud). Cette catastrophe, à laquelle s'ajoutent les effets du passage du cyclone Eline, porte un coup sévère à l'économie du pays. Eline tue également 130 personnes à Madagascar.

En janvier et février 2013, de nouvelles inondations dans la province de Gaza font plus d'une centaine de morts et environ 250.000 sinistrés, emportant routes, hôpitaux et maisons.

En janvier 2015, le Mozambique connaît une autre catastrophe majeure: après de fortes précipitations, le fleuve Licungo, qui sépare le pays en deux, monte subitement de 12 mètres, dévastant la province de Zambézie (centre), plongeant la moitié nord du pays dans le noir et coupant l'axe autoroutier Nord-Sud, ce qui complique l'acheminement de l'aide humanitaire. Ces inondations font près de 160 morts (hors cas de choléra) et 177.000 sinistrés. Au Malawi voisin, des crues tuent 176 personnes.

- 2004 : Madagascar -

En mars 2004 à Madagascar, le cyclone Gafilo dévaste le nord et l'ouest faisant au moins 241 morts, ainsi que plus de 300.000 sans-abri.

L'île est fréquemment frappée par de nombreux cyclones et tempêtes tropicales, comme Géralda en février 1994 (au moins 200 morts, 500.000 sinistrés) et Gretelle en janvier 1997 (152 morts, 60.000 sans-abri).

- 2016-2017 : Zimbabwe -

Entre décembre 2016 et février 2017, le Zimbabwe, déjà touché par la sécheresse, subit des inondations qui font au moins 246 morts. Plus de 2.000 personnes sont déplacées.

S'ensuit une recrudescence du paludisme, qui provoque 150 morts en deux mois.

Les intempéries les plus meurtrières des dernières décennies sur l'ensemble du continent africain ont frappé entre octobre 1997 et janvier 1998 une vaste zone englobant la Somalie, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. De gigantesques inondations, suite à des pluies torrentielles causées par El Niño, une anomalie océanique et atmosphérique qui s'empare du Pacifique tropical, qui perturbe tous les trois à sept ans températures, courants et précipitations, avaient alors affecté ces cinq pays pendant trois mois, faisant plus de 6.000 morts.

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