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Droits humains

Journée "ville morte" dans le sud-est du Nigeria pour la libération d'un leader séparatiste

Des journalistes sont postés devant la Haute Cour fédérale en attendant l'arrivée du leader de l'IPOB, Nnamdi Kanu, au tribunal d'Abuja, au Nigeria. 26 juillet 2021.

Dans le sud-est du Nigeria, les rues étaient désertes lundi, les habitants ayant préféré rester chez eux pour exprimer leur désaccord avec la détention de Nnamdi Kanu, un leader du mouvement séparatiste Biafra.

La manifestation silencieuse a été organisée par Indigenous People of Biafra (IPOB), un groupe pourtant banni par les autorités, mais dont les revendications trouvent l’assentiment généralisé des populations de cette partie du Nigeria.

C’est en juin que Nnamdi Kanu a été ramené au Nigeria après des années en cavale. Il est en détention dans l'attente d'un procès pour 11 chefs d'accusation, dont la trahison.

A Onitsha et dans les villes d'Enugu, d'Awka et d'Owerri, les marchés habituellement animés étaient calmes, selon des témoins. Les routes étaient libres de toute circulation et même certains étudiants qui devaient passer des examens ne se sont pas présentés.

"Onitsha est totalement fermée. Aucun véhicule ne circule", a déclaré Caroline Madu, une habitante. "L'État tout entier est totalement fermé par solidarité avec Nnamdi Kanu. Ils devraient le libérer car il n'a rien fait de mal", a-t-elle ajouté.

L'IPOB fait campagne pour que le sud-est du Nigeria, patrie du groupe ethnique Igbo, se sépare du Nigeria.

Déjà en 1967, la région avait tenté de faire sécession pour créer la République du Biafra. Un geste qui avait déclenché une guerre civile de trois ans au cours de laquelle plus d'un million de personnes sont mortes, principalement de faim.

Malgré l’annonce officielle qu’il n’y a eu "ni vainqueur, ni vaincu" après la défaite du Biafra, de nombreux Igbo estiment avoir été constamment victimes de discrimination de la part du gouvernement fédéral et de l’ensemble du Nigeria en général.

L'IPOB affirme être un groupe non-violent, mais les autorités accusent ses membres d'attaquer des postes de police et d'autres cibles. Le gouvernement s'oppose fermement à l'IPOB, accuse ses membres d'activités criminelles et ne reconnaît aucune des doléances locales.

Mécontentement généralisé

Selon Amnesty International, les forces de sécurité de l'État ont tué au moins 115 personnes dans le sud-est cette année et arrêté arbitrairement ou torturé des dizaines d'autres, en réaction aux activités séparatistes. Les autorités n'ont pas fait de commentaires sur ces conclusions.

La répression a exacerbé le mécontentement dans le sud-est, où les habitants la considèrent comme disproportionnée par rapport à ce qu'ils perçoivent comme un manque d'action contre les éleveurs de l'ethnie Fulani du nord, qui se heurtent fréquemment aux agriculteurs.

Le président Muhammadu Buhari est également impopulaire en raison de son incapacité apparente à lutter contre la criminalité endémique et à améliorer l'économie.

"Il suffit de voir comment Buhari a mis le Nigeria sens dessus dessous. Les salaires ne sont pas payés, les gens sont massacrés comme des volailles par les bergers fulanis et les bandits dans tout le pays", a déclaré Anayo Eze, un fonctionnaire.

"Il ne s'agit pas seulement de Nnamdi Kanu et de l'IPOB. Il s'agit d'un gouvernement et d'un pays en faillite", a-t-il ajouté.

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L'activiste ivoirienne Pulchérie Gbalet a été libérée après 5 mois de prison

Pulchérie Edith Gbalet à Abidjan en Côte d'Ivoire le 12 août 2020.

Pulchérie Gbalet avait été arrêtée le 22 août 2022 après un voyage au Mali où étaient détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires".

Une figure de la société civile ivoirienne, Pulchérie Gbalet, a annoncé sur sa page Facebook avoir été libérée vendredi soir, après plus de cinq mois de prison pour "entente avec les agents d'une puissance étrangère".

"Merci pour vos prières, votre icône vient d'être libérée", est-il écrit sur sa page Facebook, une libération confirmée par ses proches.

Mme Gbalet, présidente de l'organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), avait été arrêtée puis incarcérée le 22 août 2022 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca).

Une incarcération liée à un voyage au Mali où étaient alors détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires" par les militaires au pouvoir à Bamako, le gouvernement ivoirien affirmant qu'ils se trouvaient en territoire malien pour le compte de l'ONU.

Trois femmes soldats ont été libérés en septembre, puis les 46 autres soldats début janvier après de longues négociations menées en particulier sous la médiation du Togo.

Mme Gbalet s'était prononcée en faveur d'une "solution diplomatique" pour résoudre la crise, laissant entendre que ce n'était pas celle qui était privilégiée par les autorités ivoiriennes.

Pour ces déclarations, elle avait été accusée "d'entente avec les agents d'une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d'Ivoire, de manoeuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions et à occasionner des troubles graves à l'ordre public".

Lors de son séjour au Mali, Mme Gbalet avait rencontré des responsables d'ONG et des proches de la junte militaire au pouvoir depuis août 2020 dans ce pays, évoquant avec eux le sort des soldats ivoiriens détenus.

Pulchérie Gbalet, proche de l'opposition au président Alassane Ouattara, avait déjà été incarcérée pendant huit mois entre août 2020 et avril 2021 pour avoir manifesté et appelé à manifester contre la candidature du chef de l'Etat à un nouveau mandat à la présidentielle d'octobre 2020.

Après sa nouvelle incarcération en août dernier, des organisations de défense des droits de l'homme avaient dénoncé son "arrestation irrégulière", ainsi qu'une "atteinte grave à la liberté d’expression".

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