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Kerry part à Moscou pour tenter de sauver le processus de paix en Syrie

Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry

C'est un secrétaire d'Etat américain particulièrement contrarié qui a décollé en direction de l'Europe, avec en ligne de mire Moscou où John Kerry va une nouvelle fois rencontrer le président Vladimir Poutine pour tenter de ressusciter le processus de paix en Syrie.

La Russie et les Etats-Unis co-dirigent les efforts de la communauté internationale pour réunir autour d'une même table de négociations le régime du président syrien Bachar al-Assad et les groupes d'opposition armés.

Les sanglants affrontements se poursuivent malgré plusieurs cessez-le-feu et l'improbable duo apparait de plus en plus discordant sur le chemin à suivre.

M. Kerry a expliqué mardi soir qu'il allait rencontrer M. Poutine "pour voir si nous pouvons d'une quelconque façon faire avancer (le processus) de manière importante comme les gens l'attendent de nous".

S'adressant aux convives d'un diner à l'occasion de l'Aïd el-Fitr --qui célèbre la fin du ramadan--, il a déclaré: "Vous avez ma parole --tous autant que vous êtes-- que nous allons continuer à faire tout ce que nous pouvons pour réduire la souffrance en Syrie".

Son porte-parole John Kirby avait fait savoir un peu plus tôt à la presse que le chef de la diplomatie américaine était "extrêmement contrarié, et nous voulons constater un changement réel dans ce qu'il se passe".

"Je crois qu'il pensait chaque molécule de ce qu'il disait quand il a déclaré que sa patience était à bout", a relevé M. Kirby.

De nombreux observateurs à Washington ont critiqué M. Kerry pour le rôle accordé à la Russie dans ce dossier, estimant qu'il s'est fait balader par un Vladimir Poutine seulement déterminé à protéger son client Assad.

Mais, a défendu M. Kirby, l'administration américaine ne fait pas preuve de naïveté et le déplacement à Moscou --le troisième cette année pour John Kerry-- permettra "d'éprouver la sincérité" des promesses du président russe.

Les espoirs de paix reposent sur la feuille de route fixée par l'ONU.

Elle a été concoctée par le Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), co-présidé par les Etats-Unis et la Russie et composé de 17 pays et trois organisations multilatérales.

- 'Date fatidique' -

En vertu de ce projet, signé notamment par l'Iran --allié de la Syrie-- et par l'Arabie saoudite --pro-rebelles--, une trêve des combats doit précéder la reprise des pourparlers menés à Genève sur une "transition politique".

Cette reprise était un temps attendue pour le 1er août, mais John Kerry a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un "objectif" et pas d'une "date fatidique".

Avant de s'envoler avec son ministre vers Paris puis Moscou, M. Kirby a assuré que "nous sommes conscients du temps qui passe. Nous sommes conscients du calendrier".

Selon lui, l'objectif du 1er août "souligne l'importance du voyage du secrétaire (d'Etat) à Moscou et les discussions qu'il entend y mener".

Mais "clairement, nous n'ignorons pas le fait qu'accomplir un quelconque développement politique d'envergure dans les deux prochaines semaines est peu probable".

M. Kerry avait indiqué que faute d'avancée majeure d'ici là, Washington pourrait avoir recours à un "Plan B" qui reste secret.

- Ouverts aux suggestions -

Mais, depuis, lui-même et d'autres responsables américains ont tempéré cette idée --il s'agirait de frappes militaires contre le régime, selon la presse-- sans que des alternatives ne semblent se dessiner.

Certains ont émis l'hypothèse d'une action coordonnée Etats-Unis/Russie contre les jihadistes du Front Al-Nosra et du groupe Etat islamique. Les Etats-Unis sont "ouverts aux suggestions", selon M. Kirby.

Mais sur la guerre civile elle-même, le fossé reste encore bien large entre les deux pays.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en attribue la responsabilité aux Nations unies. Il a accusé mardi l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura de se "défausser de ses responsabilités" et d'être incapable de relancer les négociations de paix.

M. de Mistura avait prévenu lundi qu'il souhaitait des garanties avant de réengager le processus, et que "la clé réside dans une possible entente entre la Russie et les Etats-Unis".

Washington a pris sa défense, soulignant qu'il était difficile d'attendre de l'opposition modérée qu'elle participe aux discussions quand les forces syriennes soutenues par la Russie continuent de bombarder quotidiennement.

Avec AFP

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Une commission du sénat américain approuve la nomination de la juge Amy Coney Barrett

La juge Amy Coney Barrett, candidate à la Cour suprême des États-Unis, témoigne lors du deuxième jour de son audience de confirmation à Washington.

La commission des affaires judiciaires du sénat américain a permis jeudi au président Donald Trump de remporter une victoire en donnant son accord pour que le dossier de sa candidate désignée pour siéger à la Cour suprême soit examiné par l’ensemble de la chambre haute.

La nomination de la juge fédérale d'appel Amy Coney Barrett, 48 ans, a été approuvée uniquement par les 12 sénateurs républicains de la commission, leurs dix collègues démocrates ayant choisi de boycotter la séance.

Le chef du sénat, Mitch McConnell, un républicain du Kentucky, avait récemment annoncé qu'il souhaitait que la juge Barrett prenne ses fonctions avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

Les démocrates se sont opposés à l'examen de la nomination de la juge par le sénat car, selon eux, les républicains avaient refusé d'interviewer Merrick Garland, un juge nommé par l'ancien président Barack Obama parce que c'était une année électorale. Les mêmes règles devraient s'appliquer ici, ont-ils déclaré.

Le vote de la commission de jeudi ouvre la voie à l'examen du dossier de la juge par l’ensemble des 100 membres du Sénat.

Selon le quotidien The Hill, M. McConnell a l’intention de soumettre la nomination de Mme Barrett au vote vendredi, ce qui signifie que la juge pourrait siéger dès la semaine suivante.

Mme Barrett a besoin d'une majorité simple pour être confirmée, et donc si tous les sénateurs sont présents, elle pourrait perdre le soutien de trois sénateurs républicains et parvenir à être approuvée malgré tout.

Un siège est devenu vacant à la Cour suprême, composée de 9 membres, après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, le 18 septembre, à l'âge de 87 ans.

Parmi les principales controverses qui se profilent à l’horizon pour la haute cour : le contentieux post-électoral, la loi sur l'assurance maladie, la redéfinition des règles relatives aux interruptions volontaires de grossesse et le redécoupage des circonscriptions électorales pour la répartition des sièges au Congrès.

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