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Joe Biden n'exclut pas de choisir un colistier républicain

L'ancien vice-président américain, Joe Biden lors du sixième débat des primaires democrats, à l'Université Loyola Marymount à Los Angeles, Californie le 19 décembre 2019 (photo de Frederic J. Brun / AFP)

Joe Biden, l'un des favoris à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de novembre 2020 aux Etats-Unis, réfléchira à la possibilité de choisir un colistier républicain s'il est désigné candidat par son parti.

S'exprimant lundi lors d'un meeting de campagne à Exeter, dans le New Hampshire, l'ancien vice-président a toutefois ajouté au sujet d'un éventuel allié républicain: "Mais je n'en vois pas un seul pour le moment."

Joe Biden a adopté depuis le début de sa campagne une position visant à séduire les démocrates modérés, les électeurs indépendants et les républicains désapprouvant Donald Trump. Il a fréquemment insisté sur la nécessité à ses yeux de collaborer avec les républicains au Congrès s'il était élu président en novembre prochain.

En réponse à une question posée par un participant à son meeting de campagne, Joe Biden a déclaré que le Parti républicain s'était montré trop effacé face au président Donald Trump.

"Il y a encore des républicains qui sont vraiment respectables mais le problème est là aujourd'hui: ils doivent faire entendre leur voix.", a-t-il dit.

Le positionnement de Joe Biden lui vaut des critiques de l'aile gauche du Parti démocrate qui reproche à l'ancien vice-président, âgé de 77 ans, un manque d'ambition pour réformer le système politique américain.

Joe Biden a déclaré par le passé qu'il aimerait former un ticket avec une femme et/ou une personne de couleur.

Il est déjà arrivé que des candidats à une élection présidentielle américaine tentent d'abolir les frontières partisanes. En 2008, le républicain John McCain souhaitait choisir pour colistier son ami sénateur Joe Lieberman, un démocrate devenu indépendant.

Les pressions au sein du Parti républicain l'avaient toutefois contraint à faire de Sarah Palin, ancienne gouverneure de l'Alaska, sa candidate à la vice-présidence, un choix qui, selon certains observateurs, a contribué à sa défaite face à Barack Obama.

Avec Reuters

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Procès en destitution: Trump a voulu "tricher" pour être réélu, assène l'accusation

Adam Schiff, qui dirige l'équipe des sept élus démocrates de la Chambre des représentants chargés de l'accusation,ici devant le Sénat à Washington, le 22 janvier 2020. REUTERS / US Télévision du Sénat

Donald Trump a essayé de "tricher" pour remporter un second mandat à la Maison Blanche, a accusé mercredi l'élu démocrate et procureur en chef Adam Schiff en ouvrant les débats de fond au procès en destitution du président des Etats-Unis.

Après une première journée marathon qui a fixé le cadre de ce procès historique, les cent sénateurs se sont retrouvés mercredi à la mi-journée pour écouter dans le plus grand silence l'accusation dérouler ses griefs.

L'élu démocrate de la Chambre des représentants Adam Schiff, assisté par six confrères, est revenu sur les deux chefs d'accusation retenus le 18 décembre contre le locataire de la Maison Blanche: abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès.

Donald Trump a "exercé des pressions sur l'Ukraine pour qu'elle annonce des enquêtes" pouvant servir sa campagne de réélection, dont l'une visait à "salir" un de ses rivaux potentiels, le démocrate Joe Biden, a assené cet ancien procureur.

Pour parvenir à ses fins, "en d'autres mots pour tricher", le président a notamment "gelé des centaines de millions de dollars d'aide militaire à un allié stratégique en guerre avec la Russie", a-t-il poursuivi.

Une fois ses actes rendus publics, Donald Trump a "utilisé ses pouvoirs" pour mettre des bâtons dans les roues aux enquêteurs de la Chambre, a encore déroulé Adam Schiff.

Ce fin connaisseur du dossier d'accusation, qui a supervisé les investigations à la Chambre, a appuyé son intervention d'extraits vidéo des auditions de témoins ou d'interviews de l'impétueux milliardaire et de son entourage.

Ponctuant son intervention de références historiques, il s'est fait grandiloquent pour appeler les sénateurs à voter la destitution: sinon, "nous allons écrire l'histoire de notre déclin de nos propres mains", a-t-il mis en garde.

- "Systématique" -

"Ces gens sont fous!" Depuis la Suisse, où il assistait au Forum économique mondial de Davos, Donald Trump s'était redit dans la matinée victime d'un "coup monté" orchestré par l'opposition démocrate.

Le président de 73 ans a assuré qu'il aurait "adoré" assister aux débats, mais que ses avocats n'y étaient pas favorables.

Quand les démocrates ont commencé à dérouler leur argumentaire, il s'est saisi de son compte Twitter, repoussant plusieurs montages vidéo pour ridiculiser ses adversaires ou vanter son bilan.

Donald Trump est le troisième président de l'histoire des Etats-Unis à subir l'opprobre associée à un procès en destitution, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1999.

Comme eux, il devrait être acquitté, grâce au soutien indéfectible des 53 sénateurs républicains (sur 100 élus).

Malgré tout, les démocrates espèrent convaincre l'opinion publique que l'ancien magnat de l'immobilier a bien "violé son serment" de président. Pour ce faire, les sept élus chargés du rôle de procureurs disposent de 24 heures, étalées sur trois jours.

Puis ce sera au tour de la défense pour la même durée. "Nous allons contester vivement le dossier présenté" par l'accusation, a déclaré l'avocat personnel du président Jay Sekulow lors d'une brève interruption de séance. "Nous le feront de manière ordonnée et systématique".

- Prière -

Les sénateurs, qui font office de jurés, auront ensuite 16 heures pour poser leurs questions, par écrit. Elles seront lues par le président de la Cour suprême des Etats-Unis John Roberts, chargé par la Constitution de présider ce procès.

Entre-temps, ils devront rester vissés sur leur siège sans prendre la parole, ni consulter leur téléphone ou ordinateur, les équipements électroniques étant interdits dans l'hémicycle.

Ce cadre strict vise à assurer la dignité des débats. Il n'a toutefois pas empêché mardi l'accusation et la défense d'échanger des piques acerbes, au point que John Roberts a dû les rappeler à l'ordre.

"La manière dont les choses sont dites est parfois aussi importante que ce qui est dit", a renchéri mercredi l'aumônier du Sénat Barry Black dans son sermon quotidien.

A la pause, les sénateurs se sont rués hors de l'hémicycle pour livrer leurs analyses aux caméras ou tweeter de petits commentaires. Sans surprise, les démocrates ont jugé Adam Schiff "convaincant" (Amy Klobuchar) et les républicains ont déploré une "mascarade partisane" (Rand Paul).

Un premier vote est attendu en fin de semaine prochaine: les sénateurs devront décider s'ils acceptent de convoquer de nouveaux témoins, comme le réclament les démocrates.

Ces derniers devront convaincre quatre républicains de briser les rangs pour obtenir gain de cause, ce qui compte-tenu des tensions actuelles semble difficile.

Ils pourraient ensuite passer rapidement au vote sur la culpabilité de Donald Trump. La Constitution impose une majorité des deux tiers pour destituer un président, un seuil a priori inatteignable.

Impact politique du procès de Trump

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Taxe numérique : France et Etats-Unis ont trouvé un "cadre global commun" pour éviter une escalade commerciale

Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a assuré mercredi après une entrevue avec son homologue américain Steven Mnuchin que Paris et Washington avaient trouvé un "cadre global commun" sur la taxe numérique française qui irrite les Etats-Unis.

"La France est prête à reporter le paiement des acomptes de sa taxe digitale à décembre 2020" et les "Etats-Unis sont prêts à suspendre les sanctions" qu'ils menaçaient de prendre contre des produits français pendant ce temps, a-t-il dit en marge du Forum économique mondial de Davos.

"La France n'acceptera ni retrait ni suspension de sa taxe tant qu'il n'y aura pas de solution internationale", a ajouté le ministre, se défendant de plier sous la pression américaine.

"Il reste à nous entendre sur (une) base commune de travail" avec les Etats-Unis pour faire avancer les négociations au sein de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à la fois pour une taxe numérique internationale, et pour une taxation minimale des entreprises.

M. Le Maire a indiqué qu'il allait revoir jeudi son homologue américain pour discuter ce dernier point "non négligeable".

Washington avait notamment avancé comme base de discussion le principe d'une taxation optionnelle, une ligne rouge pour Paris. "Je crois que ce n'est plus sur la table", a dit le ministre français.

Ce dernier a aussi assuré que l'Europe était "unie comme jamais" dans cette affaire, rejetant les accusations de jouer cavalier seul alors que d'autres pays européens mènent leurs propres projets de taxation numérique.

Bataille autour du format du procès en destitution du président

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Procès en destitution de Trump: l'accusation déroule ses griefs

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