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Pompeo se rend en Ukraine vendredi, en plein débat sur la destitution de Trump

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo va se rendre vendredi en Ukraine, pays au cœur d'un scandale aux Etats-Unis qui vaut au président Donald Trump un procès en destitution attendu au Congrès américain.

Il se rendra ensuite au Bélarus, au Kazakhstan, en Ouzbékistan et à Chypre, jusqu'au 7 janvier, a annoncé lundi le département d'Etat américain dans un communiqué.

A Kiev, le secrétaire d'Etat s'entretiendra notamment avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

C'est le plus haut responsable américain à se rendre en Ukraine depuis qu'a éclaté en septembre l'affaire ukrainienne.

Donald Trump a été formellement mis en accusation le 18 décembre pour abus de pouvoir par la Chambre des représentants du Congrès américain pour avoir demandé l'été dernier à son homologue ukrainien d'enquêter sur ses adversaires démocrates, dont Joe Biden, favori pour l'affronter en novembre prochain dans la course à la Maison Blanche. Il est accusé d'avoir gelé une aide militaire cruciale à Kiev pour obtenir gain de cause.

Mais seule l'opposition démocrate, majoritaire à la chambre basse, a voté en faveur du troisième "impeachment" présidentiel de l'histoire des Etats-Unis. Le Sénat, à majorité républicaine, devrait l'acquitter lors de son procès en destitution qui aura probablement lieu en janvier.

Mike Pompeo, qui a été personnellement mis en cause par plusieurs témoins dans l'affaire ukrainienne mais qui défend le président Trump depuis le début, "réaffirmera le soutien des Etats-Unis à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine", a déclaré le département d'Etat.

Sa visite interviendra en pleine désescalade avec Moscou dans la guerre de l'est de l'Ukraine, qui oppose Kiev à des séparatistes prorusses. Les deux camps ont échangé dimanche quelque 200 prisonniers, nouveau signe d'une fragile détente amorcée depuis l'élection du président Zelensky en avril.

Outre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, il rencontrera des religieux, des responsables de la société civile et du monde des affaires.

Le mot "corruption" n'est pas cité dans le communiqué américain, alors que l'administration Trump assure que c'est uniquement pour combattre ce fléau en Ukraine qu'elle demandait d'enquêter sur l'ancien vice-président Biden et son fils Hunter, alors membre du conseil d'administration d'une société gazière ukrainienne.

La porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus suggère seulement que ce sujet sera bien à l'ordre du jour en évoquant des discussions autour du "climat des affaires" et "du programme de réformes gouvernementales".

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Virus: l'épidémie dépasse l'ampleur du Sras, vols suspendus vers la Chine

Arrivée de passagers évacués de Wuhan en Chine à Riverside, en Californie, le 29 janvier 2020.

Deux compagnies aériennes ont suspendu mercredi leurs vols vers la Chine continentale, où l'épidémie de pneumonie virale a déjà fait plus de malades que le Sras, tandis que plusieurs centaines de ressortissants japonais et américains étaient évacués de Wuhan, berceau du virus.

Vingt-six décès supplémentaires dus au nouveau coronavirus ont été enregistrés depuis la veille, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires, faisant état au total de 132 morts et 5.974 cas confirmés de contamination en Chine continentale (hors Hong Kong).

Un chiffre qui dépasse désormais le nombre d'infections enregistré lors de l'épidémie de Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, un précédent coronavirus qui avait contaminé dans le pays 5.327 personnes. Le Sras avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale.

Si l'essentiel des contaminations par le nouveau virus a eu lieu en Chine, une quinzaine de pays sont également touchés, les Emirats arabes unis faisant état mercredi du premier cas avéré au Moyen-Orient.

Signe d'un durcissement des mesures de précaution à l'étranger, British Airways a annoncé mercredi la suspension immédiate de tous ses vols vers la Chine continentale.

La compagnie britannique précise suivre la consigne du Royaume-Uni qui, à la suite des Etats-Unis et de l'Allemagne notamment, déconseille à ses ressortissants tout voyage dans le pays.

Dans la foulée, la compagnie indonésienne Lion Air, qui exploite la plus grande flotte d'Asie du Sud-Est, a annoncé faire de même, à partir du 1er février. La compagnie hongkongaise Cathay Pacific, l'américaine United Airlines et Air Canada avaient déjà annoncé leur intention de réduire leur desserte.

Hong Kong a par ailleurs annoncé fermer six de ses 14 points de passage avec le reste de la Chine.

- Evacuations -

Dans le même temps, le Japon et les Etats-Unis ont été mercredi les premiers pays à engager le rapatriement d'une partie de leurs ressortissants, piégés à Wuhan (centre), où est apparu en décembre le nouveau coronavirus.

Cette ville et la quasi-totalité de la province du Hubei sont coupées du monde depuis le 23 janvier par les autorités dans l'espoir d'endiguer l'épidémie. Ce cordon sanitaire concerne 56 millions d'habitants et quelques milliers d'étrangers.

Un avion transportant quelque 200 ressortissants nippons s'est posé en début de matinée à Tokyo.

"Nous ne pouvions plus circuler librement (...) Le nombre de malades a commencé à s'envoler rapidement à un certain point, c'était effrayant", a témoigné à son arrivée l'un des rapatriés, Takeo Aoyama, salarié de l'entreprise sidérurgique Nippon Steel.

Faute de cadre légal, les autorités japonaises ne prévoient pas de placer en quarantaine les rapatriés, leur demandant de ne pas quitter leur résidence pendant deux semaines.

Un avion envoyé par les Etats-Unis a également décollé mercredi de Wuhan avec environ 200 personnes à bord, membres du personnel de leur consulat local ainsi que d'autres ressortissants américains.

Près de 600 citoyens européens veulent être rapatriés de Chine face à la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé mercredi la Commission européenne, qui recommande à son personnel de ne pas y voyager.

Paris prévoit de ramener à bord de deux avions au moins 350 Européens, dont 250 Français. Le premier décollera "probablement vendredi". Et Berlin a annoncé l'évacuation de quelque 90 Allemands présents à Wuhan "dans les prochains jours". Les personnes évacuées vers la France et l'Allemagne subiront ensuite une période de quarantaine de 14 jours, conforme au délai d'incubation du virus.

L'Australie, qui réfléchit également à une évacuation, envisage de placer ses ressortissants en quarantaine sur l'Île Christmas, dans l'océan Indien.

Wuhan, où la circulation des véhicules non essentiels est interdite, gardait des allures de ville fantôme. "C'est le premier jour que je sors depuis le début du confinement. Pas d'autre choix: il fallait que j'achète à manger", a déclaré à l'AFP un rare piéton à s'aventurer dans les rues.

Dans le reste de la Chine, où les congés du Nouvel an lunaire ont été prolongés jusqu'au 2 février, la plupart des habitants, effrayés, désertent centres commerciaux, cinémas et restaurants. La chaîne américaine de cafés Starbucks et le géant suédois de l'ameublement Ikea ont annoncé fermer la moitié de leurs commerces.

A l'instar de plusieurs autres compétitions sportives (cyclisme, football, tennis), les épreuves de Coupe de monde de ski alpin prévues en Chine en février ont été annulées.

- "Réponse mondiale" -

Signe alarmant: l'apparition de premiers cas de transmission directe du virus entre humains hors de Chine. Le Japon a dévoilé mardi la contamination d'un sexagénaire qui ne s'était jamais rendu en Chine, tandis que l'Allemagne faisait état de la première transmission directe du virus sur le sol européen.

La France, de son côté, enregistre son quatrième malade, un touriste originaire du Hubei qui se trouve dans un "état clinique sévère" dans un hôpital parisien.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi l'envoi "dès que possible" en Chine d'experts internationaux afin de mettre en commun les connaissances sur le virus et apporter une "réponse mondiale".

"L'épidémie est un démon. Nous ne permettrons pas au démon de se cacher", a assuré le président Xi Jinping.

Les Etats-Unis ont cependant appelé la Chine à "plus de coopération et de transparence". En 2002, le régime chinois avait été accusé d'avoir dissimulé l'apparition du Sras.

Alors que la recherche d'un vaccin - entamée notamment par plusieurs laboratoires et firmes aux Etats-Unis - devrait prendre des mois, des scientifiques de l'Institut Doherty en Australie ont annoncé être parvenus à répliquer en laboratoire le coronavirus, une étape considérée cruciale.

Au-delà du secteur aérien, la crise pourrait assombrir une économie mondiale fragile.

Le géant américain de l'électronique Apple a reconnu des incertitudes sur ses chaînes de production en Chine. De même, le géant automobile japonais Toyota a annoncé mercredi qu'il prolongeait d'une semaine la suspension de la production dans ses trois usines en Chine, jusqu'au 9 février.

Coronavirus: Le bilan de l'épidémie en Chine s'alourdit à 132 morts

Des étudiants de Phnom Penh ,au Cambodge, font la queue pour se désinfecter les mains pour éviter de contracter le coronavirus, le mardi 28 janvier 2020. (Photo AP / Heng Sinith)

Le coronavirus 2019-nCoV a fait 132 morts en Chine depuis qu'il s'est déclaré dans le centre du pays le mois dernier, selon le dernier bilan arrêté mardi soir, ont annoncé mercredi les autorités.

Dans un communiqué, la Commission nationale de la santé a déclaré que 1.459 cas supplémentaires de contamination ont été recensés, soit 5.974 cas dans le pays depuis le début de l'épidémie, à la date de mardi.

La majorité des cas mortels ont été signalés dans la province du Hubei, foyer de l'épidémie, qui a rapporté mercredi le décès de 27 patients supplémentaires.
Les autorités sanitaires de la province ont indiqué que le coronavirus y a causé la mort de 125 personnes au total.

Coronavirus : plus de 100 morts en Chine, la contagion s'accélère à l'étranger

Des gens portent des masques dans une station de métro de Taipei, Taiwan, le 28 janvier 2020.

Les premiers cas de contamination entre humains ont fait leur apparition mardi hors de Chine, où le nouveau coronavirus a fait plus de 100 morts, tandis que Pékin appelait les Chinois à ne pas quitter leur pays.

Depuis le début de l'épidémie de pneumonie virale en décembre dans le centre de la Chine, aucun cas de contagion directe entre humains n'avait été enregistré en dehors de ce pays.

Mais le Japon et l'Allemagne ont pour la première fois signalé de tels cas mardi, tandis que plusieurs Etats préparaient l'évacuation de leurs ressortissants de la ville chinoise de Wuhan, le berceau du virus.

"Nous ne permettrons pas au démon de se cacher", a promis le président Xi Jinping, faisant allusion à l'épidémie, alors que le régime communiste avait été accusé d'avoir dissimulé l'apparition d'un précédent coronavirus, le Sras, en 2002.

Le Japon a fait état de l'apparition du nouveau coronavirus chez un sexagénaire nippon ne s'étant jamais rendu en Chine, mais ayant véhiculé des touristes en provenance de Wuhan.

Presque simultanément, les autorités sanitaires bavaroises annonçaient que le premier malade confirmé au coronavirus en Allemagne avait été contaminé par une autre personne sur le sol allemand même.

Une cinquantaine de malades ont été répertoriés dans une douzaine d'autres pays, de l'Asie et l'Australie à l'Europe et à l'Amérique du Nord.

En Chine même, le nombre des morts a bondi mardi à 106 et celui des cas confirmés dépasse les 4.500.

Soucieux d'endiguer l'épidémie, ce pays a recommandé à ses ressortissants de "reporter" leurs voyages "sans nécessité" à l'étranger, après avoir déjà suspendu les voyages en groupe.

A l'étranger, de nombreux pays ou territoires renforcent les mesures de précaution : Hong Kong a annoncé réduire de moitié les vols originaires de Chine continentale, tout en fermant six des 14 points de passage à sa frontière.

- Rapatriement de Français -

Wuhan et la quasi-totalité de la province du Hubei (centre) sont coupés du monde depuis jeudi par un cordon sanitaire qui concerne quelque 56 millions de personnes, dont des milliers d'étrangers.

Un avion envoyé par Paris atterrira jeudi à Wuhan, afin de ramener les premiers rapatriés français "probablement vendredi", a annoncé la ministre française de la Santé Agnès Buzyn. Les personnes rapatriées seront soumises à une quarantaine de 14 jours à leur retour.

Les Etats-Unis prévoient quant à eux d'évacuer dès mercredi matin, heure chinoise, le personnel de leur consulat à Wuhan et d'autres Américains. Egalement mercredi, Tokyo devrait évacuer environ 200 Japonais.

Pour autant, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "ne recommande pas" de telles évacuations", a indiqué mardi son directeur général Tedros Adhanom Gebreyesus en visite à Pékin, selon un communiqué de la diplomatie chinoise. L'OMS a dit à l'AFP ne pouvoir "clarifier" ces propos dans l'immédiat.

L'angoisse restait vive chez de nombreux expatriés de Wuhan n'ayant aucune assurance de partir : "C'est extrêmement stressant. La principale peur, c'est que cela dure des mois", confie à l'AFP Joseph Pacey, un enseignant britannique de 31 ans.

- Ville morte -

Dans l'ensemble de la Chine, au moins 2.000 trains inter-provinciaux ont été annulés depuis vendredi, les liaisons ferroviaires concernées étant souvent suspendues jusqu'au 8 ou 9 février.

Et la panique montait dans les grandes métropoles chinoises, où les habitants restaient calfeutrés chez eux, désertant centres commerciaux, cinémas et restaurants.

"Beaucoup sont très inquiets. Regardez, il n'y a pas grand monde dans ces rues (...) qui sont d'habitude noires de monde", déclare à l'AFP, dans le centre de Shanghai, David, un habitant de Wuhan bloqué loin de chez lui.

"Chaque famille reste à la maison au lieu de sortir, tout le monde cherche à avoir le moins de communications possibles avec le monde extérieur", insiste-t-il.

Etre exposé à un éternuement ou à la toux d'une personne contaminée reste "le principal mode de contagion", ont rappelé mardi devant la presse des experts chinois.

Pékin a décidé de prolonger de trois jours, jusqu'au 2 février, les longs congés du Nouvel an (sept jours fériés), afin de retarder les retours massifs vers les villes de centaines de millions de travailleurs migrants et réduire les risques d'extension de l'épidémie.

De même, le début du semestre de printemps dans les écoles, collèges, lycées et universités a été reporté, a déclaré mardi le ministère de l'Education, sans avancer de date pour la reprise des cours.

A Wuhan, une atmosphère de ville morte plane toujours sur la cité des bords du Yangtsé, où la plupart des magasins sont fermés, des rues commerçantes désertées, et la circulation interdite aux véhicules non essentiels - de rares voitures de police et ambulances occupant seules les larges avenues, selon une équipe de l'AFP sur les lieux.

La crise fait craindre une fragilisation supplémentaire de l'économie chinoise, voire mondiale. Après le décrochage des marchés mondiaux lundi, les Bourses européennes tentaient timidement de se reprendre mardi.

Virus: plus de 100 morts en Chine, l'évacuation d'étrangers s'organise

Des voyageurs portent des masques pour se protéger contre la propagation du coronavirus à leur arrivée à l'aéroport international de Los Angeles, Californie, le 22 janvier 2020.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, se mobilisaient mardi pour organiser l'évacuation de leurs ressortissants de Wuhan, épicentre d'une épidémie de pneumonie virale dont le bilan dépasse désormais 100 morts en Chine et qui a contaminé plus de 4.500 personnes.

Wuhan, métropole du centre du pays où est apparu en décembre le nouveau coronavirus, puis la quasi-totalité de la province du Hubei sont coupés du monde depuis jeudi par les autorités dans l'espoir d'endiguer l'épidémie. Quelque 56 millions d'habitants sont concernés.

Alors que ce confinement a pris au piège des milliers d'étrangers dans la région, plusieurs pays comme les Etats-Unis, la France, le Japon ou le Maroc préparent l'évacuation de leurs ressortissants.

Un vol pour évacuer le personnel du consulat des Etats-Unis à Wuhan partira mercredi matin, heure chinoise, à destination de la Californie, a annoncé le département d'Etat. Sur ce vol, initialement prévu mardi, des sièges seront proposés à d'autres ressortissants américains "en fonction des places disponibles".

La France prépare de son côté une évacuation aérienne de ses ressortissants ainsi que d'autres Européens, avec un vol "a priori au milieu de la semaine".

Environ 500 Français sont inscrits sur la liste consulaire locale, mais leur nombre total pourrait être de l'ordre du millier, Wuhan accueillant, outre des usines de Renault et PSA, de nombreux étudiants français.

Les personnes rapatriées seront soumises à une période de quarantaine.

Le Japon prépare de son côté sa propre opération, et d'autres pays comme l'Allemagne ou la Thaïlande ont dit réfléchir eux aussi à des évacuations.

- Voyages déconseillés -

Le nombre de victimes a bondi à 106 morts et celui des cas confirmés dépasse 4.500 dans toute la Chine, selon un bilan des autorités mardi. La ville de Pékin a fait état lundi de son premier décès, un homme de 50 ans revenu de Wuhan.

Une cinquantaine d'autres malades ont été répertoriés dans le reste du monde, et une douzaine de pays ont été atteints par le virus, de l'Asie et l'Australie à l'Europe et à l'Amérique du Nord.

Un premier cas de contamination a été confirmé lundi en Allemagne, qui devient le deuxième pays touché en Europe après la France.

De nombreux pays ont renforcé les mesures de précaution à leurs frontières, la Mongolie devenant le premier à fermer les points de passage routiers avec la Chine.

Dans le même temps, les personnes originaires du Hubei ont été interdites de séjour en Malaisie. Si plusieurs déconseillaient déjà de se rendre dans le Hubei, l'Allemagne a franchi un cap lundi en déconseillant carrément de se rendre en Chine. Washington lui a peu après emboîté le pas.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui juge la menace "élevée" sans toutefois déclencher une alerte sanitaire internationale, a indiqué lundi qu'elle ne savait pas encore si les personnes infectées étaient contagieuses avant de présenter les symptômes de la maladie, comme l'affirment certains responsables sanitaires chinois.

La menace de propagation est d'autant plus grande que le maire de Wuhan a déclaré dimanche que 5 millions de personnes avaient quitté cette métropole de 11 millions d'habitants avant le Nouvel an chinois, tombé cette année le 25 janvier.

- Reprise des cours reportée -

Les autorités chinoises ont décidé de prolonger de trois jours, jusqu'au 2 février, les longs congés du Nouvel an (sept jours fériés), afin de retarder les retours massifs vers les villes de centaines de millions de travailleurs migrants et réduire les risques d'extension de l'épidémie.

De même, le début du semestre de printemps dans les écoles, collèges, lycées et universités a été reporté, a indiqué mardi le ministère de l'Education, sans avancer de date pour la reprise des cours.

A Wuhan, une atmosphère de ville morte plane sur la cité des bords du Yangtsé, où la plupart des commerces sont fermés et la circulation interdite aux véhicules non essentiels, selon une équipe de l'AFP présente sur les lieux.

Dans les hôpitaux, la situation reste chaotique: les patients doivent attendre des heures avant de voir un médecin. La construction de deux sites supplémentaires pouvant accueillir chacun plus de mille lits doit être achevée la semaine prochaine.

Comme pour mettre du baume au coeur des habitants, un gratte-ciel proclamait lundi soir en grands caractères roses la phrase "Allez Wuhan!".

Un slogan repris par le chef du gouvernement chinois Li Keqiang, en visite lundi dans la ville -- le premier haut responsable du régime communiste à se rendre sur place depuis le début de l'épidémie.

"La capacité de propagation du virus s'est renforcée", ont déclaré dimanche de hauts responsables sanitaires chinois, même s'il ne s'avère pas "aussi puissant que le Sras", un précédent coronavirus qui avait fait des centaines de morts au début des années 2000.

La crise fait craindre une fragilisation supplémentaire de l'économie chinoise, voire mondiale, entraînant lundi un décrochage des Bourses au Japon, en Europe et à Wall Street. Tokyo perdait encore 0,86% mardi en milieu de matinée.

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