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Américain tué en Irak: les représailles américaines font 19 morts dans les rangs des pro-Iran

Les forces américaines à la frontière iraquo-syrienne.

L'armée américaine a bombardé dimanche soir des bases d'une faction armée pro-Iran en Irak, tuant 19 combattants, deux jours après une attaque à la roquette qui a tué pour la première fois un Américain.

"Les frappes ont été un succès", a déclaré à des journalistes le chef du Pentagone, Mark Esper, après ces attaques menées par des avions américains F-15 contre cinq objectifs situés dans l'ouest de l'Irak et dans l'est de la Syrie.

"Nous mènerons des actions supplémentaires si nécessaire afin d'agir pour notre auto-défense et pour dissuader des milices ou l'Iran" de commettre des actions hostiles, a ajouté M. Esper.

Les frappes ont été menées contre des installations des Brigades du Hezbollah, une des factions pro-Iran du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires formée pour lutter contre les jihadistes et désormais intégrée aux forces de sécurité irakiennes.

M. Esper a indiqué qu'il s'était rendu en compagnie du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo en Floride, où le président américain Donald Trump a passé la fête de Noël, pour l'informer des derniers événements au Moyen-Orient.

"Nous avons discuté avec lui des autres options qui sont sur la table", a déclaré M. Esper, précisant que des "actions supplémentaires" pourraient être envisagées "si nécessaire".

"Nous n'accepterons pas que la République islamique d'Iran mène des actions qui mettent des femmes et des hommes américains en danger", a déclaré de son côté le secrétaire d'Etat américain.

Alors que ces raids aériens américains provoquaient l'indignation générale en Irak jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, quatre roquettes se sont abattues peu après aux abords d'une base abritant des soldats américains près de Bagdad, sans faire de victime, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Les frappes contre des bases et des stocks d'armes des brigades du Hezbollah à la frontière entre Irak et Syrie interviennent après deux mois d'une escalade sans précédent dans les tirs de roquettes contre les intérêts américains en Irak, pays en pleine révolte contre le pouvoir et son parrain iranien, alors que Washington est désormais, politiquement, aux abonnés absents.

Le Hachd al-Chaabi a annoncé un bilan de 19 morts - des combattants et des commandants - et de 35 blessés dans les frappes américaines menées dans l'ouest de la province désertique d'al-Anbar, qui va de Bagdad à la frontière syrienne.

Ces raids visaient, a assuré le Pentagone, à "affaiblir les capacités des brigades du Hezbollah à mener de futures attaques".

- Assaillants bien informés -

Car depuis le 28 octobre, 11 attaques à la roquette ont visé des bases où sont postées des soldats ou des diplomates américains, et jusqu'à l'ambassade américaine dans l'ultra-sécurisée Zone verte de Bagdad.

Les 10 premières attaques ont fait un mort et des blessés parmi les militaires irakiens, ainsi que des dégâts matériels, mais celle de vendredi soir a marqué un tournant.

Non seulement elle a tué un sous-traitant américain mais, pour la première fois, 36 roquettes se sont abattues sur une seule et même base abritant des soldats américains, rapporte une source américaine.

Et les projectiles ont visé la base K1 à Kirkouk, zone que le Kurdistan dispute aux autorités fédérales, avec une précision inédite.

"Les tirs ont visé précisément la zone où se trouvent les Américains, près de la salle de réunion", au moment même où de hauts commandants de la police irakienne et de la coalition internationale antijihadiste auraient dû s'y trouver, a indiqué un responsable irakien à l'AFP.

Pour plusieurs de ces attaques, des sources américaines ont accusé les Brigades du Hezbollah, une des factions pro-Iran du Hachd. Ce dernier a été formé en 2014 pour lutter contre les jihadistes, à partir notamment de groupes existant depuis des années et ayant longtemps combattu les Américains après leur invasion de l'Irak en 2003.

Les Brigades du Hezbollah, armées, entraînées et financées par l'Iran, opèrent pour partie au sein du Hachd - donc des troupes régulières irakiennes - et pour partie indépendamment, notamment en Syrie, où elles servent de supplétifs aux forces du régime de Bachar al-Assad.

- "Dégager l'ennemi américain" -

Après les raids américains, le porte-parole militaire du Premier ministre démissionnaire Adel Abdel Mahdi a dénoncé "une violation de la souveraineté irakienne", tandis que la classe politique relançait une campagne récurrente en Irak pour bouter les Américains hors du pays.

Les attaques contre des intérêts américains ou des bases des pro-Iran font aussi redouter ce contre quoi les dirigeants irakiens mettent en garde depuis des mois: que leurs deux alliés américain et iranien utilisent leur sol comme un champ de bataille.

Aujourd'hui toutefois, le rapport de force a changé dans le pays, où sont actuellement stationnés 5.200 soldats américains.

L'Iran a renforcé son influence chez son voisin au détriment de Washington, aux abonnés absents ou presque depuis trois mois d'une révolte populaire sans précédent.

L'instabilité politique a été déclenchée par la pire crise sociale que connaît le deuxième producteur de pétrole de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), avec près de 460 morts et 25.000 blessés.

Avec AFP

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Coronavirus : plus de 100 morts en Chine, la contagion s'accélère à l'étranger

Des gens portent des masques dans une station de métro de Taipei, Taiwan, le 28 janvier 2020.

Les premiers cas de contamination entre humains ont fait leur apparition mardi hors de Chine, où le nouveau coronavirus a fait plus de 100 morts, tandis que Pékin appelait les Chinois à ne pas quitter leur pays.

Depuis le début de l'épidémie de pneumonie virale en décembre dans le centre de la Chine, aucun cas de contagion directe entre humains n'avait été enregistré en dehors de ce pays.

Mais le Japon et l'Allemagne ont pour la première fois signalé de tels cas mardi, tandis que plusieurs Etats préparaient l'évacuation de leurs ressortissants de la ville chinoise de Wuhan, le berceau du virus.

"Nous ne permettrons pas au démon de se cacher", a promis le président Xi Jinping, faisant allusion à l'épidémie, alors que le régime communiste avait été accusé d'avoir dissimulé l'apparition d'un précédent coronavirus, le Sras, en 2002.

Le Japon a fait état de l'apparition du nouveau coronavirus chez un sexagénaire nippon ne s'étant jamais rendu en Chine, mais ayant véhiculé des touristes en provenance de Wuhan.

Presque simultanément, les autorités sanitaires bavaroises annonçaient que le premier malade confirmé au coronavirus en Allemagne avait été contaminé par une autre personne sur le sol allemand même.

Une cinquantaine de malades ont été répertoriés dans une douzaine d'autres pays, de l'Asie et l'Australie à l'Europe et à l'Amérique du Nord.

En Chine même, le nombre des morts a bondi mardi à 106 et celui des cas confirmés dépasse les 4.500.

Soucieux d'endiguer l'épidémie, ce pays a recommandé à ses ressortissants de "reporter" leurs voyages "sans nécessité" à l'étranger, après avoir déjà suspendu les voyages en groupe.

A l'étranger, de nombreux pays ou territoires renforcent les mesures de précaution : Hong Kong a annoncé réduire de moitié les vols originaires de Chine continentale, tout en fermant six des 14 points de passage à sa frontière.

- Rapatriement de Français -

Wuhan et la quasi-totalité de la province du Hubei (centre) sont coupés du monde depuis jeudi par un cordon sanitaire qui concerne quelque 56 millions de personnes, dont des milliers d'étrangers.

Un avion envoyé par Paris atterrira jeudi à Wuhan, afin de ramener les premiers rapatriés français "probablement vendredi", a annoncé la ministre française de la Santé Agnès Buzyn. Les personnes rapatriées seront soumises à une quarantaine de 14 jours à leur retour.

Les Etats-Unis prévoient quant à eux d'évacuer dès mercredi matin, heure chinoise, le personnel de leur consulat à Wuhan et d'autres Américains. Egalement mercredi, Tokyo devrait évacuer environ 200 Japonais.

Pour autant, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "ne recommande pas" de telles évacuations", a indiqué mardi son directeur général Tedros Adhanom Gebreyesus en visite à Pékin, selon un communiqué de la diplomatie chinoise. L'OMS a dit à l'AFP ne pouvoir "clarifier" ces propos dans l'immédiat.

L'angoisse restait vive chez de nombreux expatriés de Wuhan n'ayant aucune assurance de partir : "C'est extrêmement stressant. La principale peur, c'est que cela dure des mois", confie à l'AFP Joseph Pacey, un enseignant britannique de 31 ans.

- Ville morte -

Dans l'ensemble de la Chine, au moins 2.000 trains inter-provinciaux ont été annulés depuis vendredi, les liaisons ferroviaires concernées étant souvent suspendues jusqu'au 8 ou 9 février.

Et la panique montait dans les grandes métropoles chinoises, où les habitants restaient calfeutrés chez eux, désertant centres commerciaux, cinémas et restaurants.

"Beaucoup sont très inquiets. Regardez, il n'y a pas grand monde dans ces rues (...) qui sont d'habitude noires de monde", déclare à l'AFP, dans le centre de Shanghai, David, un habitant de Wuhan bloqué loin de chez lui.

"Chaque famille reste à la maison au lieu de sortir, tout le monde cherche à avoir le moins de communications possibles avec le monde extérieur", insiste-t-il.

Etre exposé à un éternuement ou à la toux d'une personne contaminée reste "le principal mode de contagion", ont rappelé mardi devant la presse des experts chinois.

Pékin a décidé de prolonger de trois jours, jusqu'au 2 février, les longs congés du Nouvel an (sept jours fériés), afin de retarder les retours massifs vers les villes de centaines de millions de travailleurs migrants et réduire les risques d'extension de l'épidémie.

De même, le début du semestre de printemps dans les écoles, collèges, lycées et universités a été reporté, a déclaré mardi le ministère de l'Education, sans avancer de date pour la reprise des cours.

A Wuhan, une atmosphère de ville morte plane toujours sur la cité des bords du Yangtsé, où la plupart des magasins sont fermés, des rues commerçantes désertées, et la circulation interdite aux véhicules non essentiels - de rares voitures de police et ambulances occupant seules les larges avenues, selon une équipe de l'AFP sur les lieux.

La crise fait craindre une fragilisation supplémentaire de l'économie chinoise, voire mondiale. Après le décrochage des marchés mondiaux lundi, les Bourses européennes tentaient timidement de se reprendre mardi.

Virus: plus de 100 morts en Chine, l'évacuation d'étrangers s'organise

Des voyageurs portent des masques pour se protéger contre la propagation du coronavirus à leur arrivée à l'aéroport international de Los Angeles, Californie, le 22 janvier 2020.

Plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France, se mobilisaient mardi pour organiser l'évacuation de leurs ressortissants de Wuhan, épicentre d'une épidémie de pneumonie virale dont le bilan dépasse désormais 100 morts en Chine et qui a contaminé plus de 4.500 personnes.

Wuhan, métropole du centre du pays où est apparu en décembre le nouveau coronavirus, puis la quasi-totalité de la province du Hubei sont coupés du monde depuis jeudi par les autorités dans l'espoir d'endiguer l'épidémie. Quelque 56 millions d'habitants sont concernés.

Alors que ce confinement a pris au piège des milliers d'étrangers dans la région, plusieurs pays comme les Etats-Unis, la France, le Japon ou le Maroc préparent l'évacuation de leurs ressortissants.

Un vol pour évacuer le personnel du consulat des Etats-Unis à Wuhan partira mercredi matin, heure chinoise, à destination de la Californie, a annoncé le département d'Etat. Sur ce vol, initialement prévu mardi, des sièges seront proposés à d'autres ressortissants américains "en fonction des places disponibles".

La France prépare de son côté une évacuation aérienne de ses ressortissants ainsi que d'autres Européens, avec un vol "a priori au milieu de la semaine".

Environ 500 Français sont inscrits sur la liste consulaire locale, mais leur nombre total pourrait être de l'ordre du millier, Wuhan accueillant, outre des usines de Renault et PSA, de nombreux étudiants français.

Les personnes rapatriées seront soumises à une période de quarantaine.

Le Japon prépare de son côté sa propre opération, et d'autres pays comme l'Allemagne ou la Thaïlande ont dit réfléchir eux aussi à des évacuations.

- Voyages déconseillés -

Le nombre de victimes a bondi à 106 morts et celui des cas confirmés dépasse 4.500 dans toute la Chine, selon un bilan des autorités mardi. La ville de Pékin a fait état lundi de son premier décès, un homme de 50 ans revenu de Wuhan.

Une cinquantaine d'autres malades ont été répertoriés dans le reste du monde, et une douzaine de pays ont été atteints par le virus, de l'Asie et l'Australie à l'Europe et à l'Amérique du Nord.

Un premier cas de contamination a été confirmé lundi en Allemagne, qui devient le deuxième pays touché en Europe après la France.

De nombreux pays ont renforcé les mesures de précaution à leurs frontières, la Mongolie devenant le premier à fermer les points de passage routiers avec la Chine.

Dans le même temps, les personnes originaires du Hubei ont été interdites de séjour en Malaisie. Si plusieurs déconseillaient déjà de se rendre dans le Hubei, l'Allemagne a franchi un cap lundi en déconseillant carrément de se rendre en Chine. Washington lui a peu après emboîté le pas.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui juge la menace "élevée" sans toutefois déclencher une alerte sanitaire internationale, a indiqué lundi qu'elle ne savait pas encore si les personnes infectées étaient contagieuses avant de présenter les symptômes de la maladie, comme l'affirment certains responsables sanitaires chinois.

La menace de propagation est d'autant plus grande que le maire de Wuhan a déclaré dimanche que 5 millions de personnes avaient quitté cette métropole de 11 millions d'habitants avant le Nouvel an chinois, tombé cette année le 25 janvier.

- Reprise des cours reportée -

Les autorités chinoises ont décidé de prolonger de trois jours, jusqu'au 2 février, les longs congés du Nouvel an (sept jours fériés), afin de retarder les retours massifs vers les villes de centaines de millions de travailleurs migrants et réduire les risques d'extension de l'épidémie.

De même, le début du semestre de printemps dans les écoles, collèges, lycées et universités a été reporté, a indiqué mardi le ministère de l'Education, sans avancer de date pour la reprise des cours.

A Wuhan, une atmosphère de ville morte plane sur la cité des bords du Yangtsé, où la plupart des commerces sont fermés et la circulation interdite aux véhicules non essentiels, selon une équipe de l'AFP présente sur les lieux.

Dans les hôpitaux, la situation reste chaotique: les patients doivent attendre des heures avant de voir un médecin. La construction de deux sites supplémentaires pouvant accueillir chacun plus de mille lits doit être achevée la semaine prochaine.

Comme pour mettre du baume au coeur des habitants, un gratte-ciel proclamait lundi soir en grands caractères roses la phrase "Allez Wuhan!".

Un slogan repris par le chef du gouvernement chinois Li Keqiang, en visite lundi dans la ville -- le premier haut responsable du régime communiste à se rendre sur place depuis le début de l'épidémie.

"La capacité de propagation du virus s'est renforcée", ont déclaré dimanche de hauts responsables sanitaires chinois, même s'il ne s'avère pas "aussi puissant que le Sras", un précédent coronavirus qui avait fait des centaines de morts au début des années 2000.

La crise fait craindre une fragilisation supplémentaire de l'économie chinoise, voire mondiale, entraînant lundi un décrochage des Bourses au Japon, en Europe et à Wall Street. Tokyo perdait encore 0,86% mardi en milieu de matinée.

Trump en guerre contre le "tourisme de naissance"

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Chine: le Premier ministre en visite à Wuhan, épicentre du virus

Une rue de Wuhan après l'annonce par le gouvernement dela mise en quarantaine de la ville le 26 janvier 2020.

Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, était en visite lundi à Wuhan, ville épicentre de l'épidémie du nouveau coronavirus qui a déjà contaminé plus de 2.700 personnes dans tout le pays, a indiqué le gouvernement.

M. Li est dans la capitale du Hubei (centre) pour "enquêter et guider" les efforts des autorités pour endiguer le virus, mais également pour "rencontrer les patients et personnels médicaux sur la ligne de front" de l'épidémie, a précisé le gouvernement.

Il s'agit de la première visite d'un très haut responsable du régime communiste dans la ville depuis le début de l'épidémie du nouveau coronavirus, qui a tué 80 personnes et contaminé au moins 2.744 personnes en Chine depuis décembre.

Sur les photographies officielles diffusées par le gouvernement, M. Li apparaît habillé d'une blouse de plastique bleu, le visage recouvert par un masque de même couleur, examinant sur un écran un patient alité.

Li Keqiang a été nommé à la tête d'un "groupe de travail" chargé de superviser la lutte contre l'épidémie, qui a commencé en décembre dans un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages.

La période de congés à l'occasion du Nouvel An chinois, qui devait prendre fin le 30 janvier, a été prolongée jusqu'au 2 février afin de "limiter les mouvements de population", ont par ailleurs indiqué les médias d'Etat.

La période du Nouvel an se traduit habituellement par des déplacements massifs de population à travers le pays.

Alors que Wuhan et sa région se trouvent de facto mises en quarantaine et coupées du reste du monde, plusieurs grandes villes du nord du pays - Pékin, Tianjin, Xian - ainsi que la province du Shandong ont annoncé la suspension des lignes d'autocars longue distance.

Alors que l'épidémie s'étend désormais à une dizaine de pays, le directeur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a de son côté annoncé qu'il se rendait en Chine pour discuter avec les autorités des moyens d'endiguer le virus.

Proche-Orient: Trump assure qu'il dévoilera son plan de paix d'ici mardi

Le président américain Donald Trump, au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2020.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait son plan pour mettre fin au conflit israélo-palestinien avant la visite la semaine prochaine à Washington du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son rival Benny Gantz.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait probablement son plan de paix pour le Proche-Orient avant la visite mardi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Nous le rendrons probablement public un peu avant", a déclaré M. Trump à bord de l'avion présidentiel Air Force One. "C'est un excellent plan", a-t-il ajouté. "J'aimerais vraiment parvenir à un accord".

La Maison Blanche a annoncé que Benjamin Netanyahu et son rival politique Benny Gantz se rendraient la semaine prochaine à Washington.

Interrogé sur d'éventuels contacts entre son administration et les Palestiniens, qui ont déjà jugé le texte mort-né, M. Trump est resté évasif.

"Nous leur avons parlé brièvement", a-t-il répondu, sans autres précisions. "Je suis certain qu'ils réagiront peut-être de manière négative au début, mais c'est en réalité très positif pour eux", a-t-il ajouté.

L'Autorité palestinienne a réitéré jeudi son rejet du projet de paix de la Maison Blanche, mettant en avant le fait que Donald Trump avait reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent, mais Israël considère Jérusalem comme sa capitale "unifiée et indivisible".

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