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Japon: pluies torrentielles au Japon, plus d'1 million d'habitants appelés à évacuer

Des secouristes recherchent des personnes portées disparues dans une maison endommagée par de fortes pluies dans la ville de Kumano, dans la préfecture d'Hiroshima, au Japon, le 9 juillet 2018. Kyodo / via REUTERS

Les autorités locales japonaises ont demandé à plus d'un million d'habitants de la région de Kyushu (sud-ouest) de quitter leur domicile en raison de fortes pluies, ravivant la mémoire d'inondations meurtrières il y a tout juste un an.

Au total, 1,1 million de résidents des provinces de Kagoshima et Miyazaki étaient concernés par ces instructions d'évacuation, mais seulement une minorité - environ 3.000, dont de nombreuses personnes âgées - avaient rejoint des refuges jeudi matin dans la préfecture de Kagoshima, selon un décompte officiel.

Des inondations et glissements de terrain ont eu lieu dans certaines zones, emportant des voitures et engloutissant une maison, a rapporté la chaîne publique NHK.

Depuis le début de ces fortes pluies fin juin, une personne a trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessées.

Bien qu'il s'agisse d'ordres d'évacuation - l'avertissement le plus élevé que peuvent émettre les autorités - ils ne sont pas contraignants, et sont souvent ignorés par les habitants.

Près de 900.000 résidents font par ailleurs l'objet de recommandations d'évacuation moins pressantes sur cette même île de Kyushu.

L'agence de météorologie nationale s'était montrée alarmiste mercredi. "Si les averses torrentielles se poursuivent pendant plusieurs heures, nous risquons de devoir émettre notre niveau d'alerte maximum", signalant qu'une catastrophe est imminente, a averti un responsable de l'agence, Ryuta Kurora.

"Ce serait alors trop tard pour évacuer. Evacuez sans attendre", a-t-il insisté.

Les intempéries se déplaçaient jeudi et devaient toucher le centre et l'est du Japon dans les jours à venir.

Le gouverneur de Kagoshima, Satoshi Mitazono, a lui aussi évoqué une situation "extrêmement dangereuse". "Un désastre majeur pourrait survenir n'importe où, n'importe quand", a-t-il affirmé, disant avoir demandé l'aide des forces d'autodéfense (nom de l'armée japonaise).

Les transports ferroviaires étaient perturbés, en particulier le trafic du train à grande vitesse Shinkansen dans le sud de Kyushu, et plus de 150 écoles ont dû annuler les cours, d'après l'agence de presse Kyodo.

Début juillet 2018, plus de 200 personnes avaient péri dans des inondations de l'ouest du Japon, alors que les instructions d'évacuer avaient été émises trop tardivement et souvent pas respectées. Des quartiers entiers avaient disparu sous des coulées de boues ou submergés par les eaux.

Avec AFP

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Le cessez-le-feu unilatéral de la coalition a débuté au Yémen

Un partisan houthi à Sanaa, au Yémen, le 2 avril 2020.

Un cessez-le-feu unilatéral décrété par la coalition menée par les Saoudiens a débuté jeudi au Yémen, Ryad disant espérer voir cette trêve justifiée par le besoin de lutter contre le Covid-19 conduire à une fin du conflit de cinq ans.

Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et contre lesquels intervient la coalition n'ont pas réagi à ce cessez-le-feu de deux semaines entré en vigueur à 09H00 GMT.

Si la trêve tient, ce serait la première percée depuis que les belligérants ont accepté un cessez-le-feu négocié par les Nations unies dans la ville portuaire stratégique de Hodeida (sud-ouest) lors de pourparlers interyéménites en Suède fin 2018.

Les Emirats arabes unis, membre de la coalition qui a retiré ses troupes l'année dernière du Yémen, ont salué la décision saoudienne, la qualifiant de "sage et responsable".

"J'espère que les Houthis seront à la hauteur de la situation. La crise Covid-19 éclipse tout: la communauté internationale doit intensifier ses efforts et travailler pour protéger le peuple yéménite", a tweeté le ministre d'Etat aux Affaires étrangères des Emirats, Anwar Gargash.

"C'est une décision importante qui doit être mise à profit, tant au niveau humanitaire que politique", a-t-il ajouté.

Ce geste de conciliation fait suite à une escalade des combats au Yémen, malgré l'appel des Nations unies à une cessation immédiate des combats pour protéger les civils du pays la plus pauvre du monde arabe de la pandémie.

Un responsable saoudien, dont le pays dirige la coalition intervenant depuis 2015 en soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, a déclaré mercredi que la trêve pourrait être prolongée et ouvrir ainsi la voie à une solution politique plus large.

Il a souhaité une rencontre avec les rebelles, parrainée par les Nations unies, afin de parvenir à un cessez-le-feu permanent.

Quelques heures avant l'annonce de la coalition, les Houthis ont publié un document résumant leur vision de la manière de mettre fin au conflit.

Ils ont appelé au retrait des troupes étrangères et à la fin du blocus de la coalition sur les ports et l'espace aérien du Yémen.

Ils ont également exigé que la coalition paie les salaires des fonctionnaires pour la prochaine décennie, et finance la reconstruction du pays, y compris celle des maisons détruites lors des frappes aériennes.

- "urgence absolue" -

L'envoyé spécial de l'ONU, Martin Griffiths, s'est félicité de la trêve, appelant les belligérants à "cesser immédiatement toutes les hostilités" et en y voyant une "urgence absolue".

Le cessez-le-feu intervient alors que l'Arabie saoudite, confrontée à la chute des prix du pétrole, cherche à se sortir d'un conflit coûteux qui a tué des dizaines de milliers de personnes et déclenché ce que les Nations unies qualifient de la pire crise humanitaire au monde.

Mercredi, le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, a appelé les rebelles à "faire preuve de bonne volonté".

"Le cessez-le-feu de deux semaines créera, espérons-le, un climat de nature à apaiser les tensions" et à aider les efforts de M. Griffiths en vue d'"un règlement politique durable", a déclaré le prince Khaled sur Twitter.

Le Yémen n'a annoncé jusqu'ici aucun cas de contamination par le nouveau coronavirus mais des organisations humanitaires ont averti que lorsqu'il sera touché, l'impact sera catastrophique.

L'Arabie saoudite, le gouvernement yéménite et les rebelles ont tous accueilli favorablement l'appel du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres en faveur d'un cessez-le-feu mondial pour protéger de la pandémie les personnes vulnérables dans les zones de conflit.

Pour Fatima Abo Alasrar, chercheuse au Middle East Institute, la réponse des Houthis va déterminer le sort de la trêve.

"Ce sera le véritable test pour le maintien du cessez-le-feu, car les Houthis ont ouvert actuellement de multiples fronts qu'ils ne peuvent pas se permettre de fermer", a-t-elle estimé.

Les combats se sont récemment intensifiés entre les Houthis et les troupes yéménites soutenues par Ryad autour de zones stratégiques des provinces de Jouf et de Marib, respectivement au nord et à l'est de Sanaa après des mois d'accalmie.

Et les défenses anti-aériennes saoudiennes ont intercepté des missiles des rebelles au dessus de Ryad et de la ville frontalière de Jazan fin mars, qui ont blessé deux civils dans la capitale placée sous couvre-feu en raison du Covid-19.

Il s'agissait de la première grande attaque contre l'Arabie saoudite depuis que les rebelles ont proposé en septembre dernier de mettre fin aux attaques contre le royaume après des assauts dévastateurs contre les installations pétrolières saoudiennes.

La semaine dernière, la coalition a effectué de multiples frappes aériennes sur la capitale yéménite, Sanaa, aux mains des rebelles, en représailles aux tirs de missiles.

Le gouvernement afghan a libéré 100 prisonniers talibans

Prisonniers talibans dans une prison à Kaboul en Afghanistan le 14 décembre 2019.

Le gouvernement afghan a annoncé mercredi avoir libéré 100 prisonniers talibans, au lendemain de l'annonce par les insurgés d'une suspension des discussions qualifiées de "stériles" avec Kaboul, pourtant les premières depuis 18 ans, sur un échange de détenus.

Le gouvernement "a libéré cent prisonniers en tenant compte de leur condition de santé, de leur âge et de la peine qu'ils devaient encore purger dans le cadre de nos efforts pour la paix et pour prévenir le Covid-19", a déclaré le Conseil de sécurité nationale (NSC), un organe gouvernemental, dans un communiqué.

Ces détenus, qui figuraient "sur la liste" de prisonniers dont les talibans demandaient la libération, ont été "soigneusement examinés" et ont "prêté serment de ne jamais retourner sur le champ de bataille", a poursuivi le Conseil.

"Nous remplissons notre partie de l'accord (...). Le processus de paix doit aller de l'avant", avait préalablement déclaré à l'AFP Javid Faisal, le porte-parole du NSC.

Quinze commandants de haut rang réclamés par les rebelles "ne font pas partie" des prisonniers élargis, mais d'autres détenus pourront l'être "selon ce que font les talibans", avait-il ajouté.

Les talibans n'étaient pas disponibles mercredi pour réagir à cette annonce. Dans la nuit de lundi à mardi, ils avaient annoncé suspendre les discussions entamées fin mars avec le gouvernement afghan.

"Nous avons envoyé une équipe technique à la Commission des prisonniers de Kaboul pour identifier nos détenus (...). Mais malheureusement leur libération a été différée pour une raison ou pour une autre jusqu'à maintenant", avait tweeté un de leurs porte-paroles.

"Du coup, notre équipe technique ne participera plus à des réunions stériles" à partir de mardi, avait-il poursuivi.

Une source gouvernementale afghane, sous couvert d'anonymat, a toutefois contredit cette annonce mercredi. "La délégation talibane est encore à Kaboul, et elle est en contact avec le gouvernement", a-t-elle indiqué.

Ces rencontres étaient les premières à Kaboul depuis que les talibans ont été chassés du pouvoir en 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis. Les insurgés avaient toujours refusé de reconnaître à titre officiel le gouvernement afghan, qualifié de "marionnette" de Washington.

Elles avaient trait à l'échange de 5.000 prisonniers talibans contre 1.000 membres des forces afghanes, l'un des points-clés de l'accord signé le 29 février à Doha entre les Etats-Unis et les rebelles, et non ratifié par Kaboul.

Dans ce texte, Washington a promis un retrait des forces étrangères d'Afghanistan sous 14 mois, à condition que les talibans respectent des engagements sécuritaires et entament des négociations "interafghanes" sur le futur du pays.

Lundi, Matin Bek, un membre de l'équipe de négociation nommé par le gouvernement pour discuter à terme avec les insurgés, avait déclaré que l'échange de prisonniers était retardé parce que les talibans exigeaient la libération de 15 de leurs "commandants de haut rang".

"Nous ne pouvons pas libérer les assassins de notre peuple", a-t-il justifié devant la presse. "Nous ne voulons pas qu'ils retournent sur le champ de bataille".

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a fait état mardi de "quelques progrès" dans ces discussions lors d'une conférence de presse à Washington.

"J'espère que toutes les parties sont sincères dans leur volonté de faire ce qui est bien pour les Afghans", a-t-il poursuivi.

Coronavirus: en Inde, la "coronamobile" pousse la sensibilisation plus loin

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Coronavirus: premier centre de dépistage automobile en Inde

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Wuhan rouvre alors que l'hécatombe continue en Europe et en Amérique

Des voyageurs à la gare de Hankou à l'approche de la reprise de son trafic, à Wuhan dans la province du Hubei (Centre de la Chine), le mardi 7 avril 2020. Les résidents de Wuhan seront bientôt autorisés à voyager à nouveau, après un confinement de 11 semaines. (AP / Ng Han Guan)

La vie à Wuhan, le berceau du Covid-19, a commencé lentement à retourner à la normale avec la levée dans la nuit de mardi à mercredi du bouclage de la ville, mais le nouveau coronavirus a encore tué des milliers de personnes aux Etats-Unis et en Europe, avec un record au Royaume-Uni et à New York.

La France a été mardi le quatrième pays à franchir la barre des 10.000 morts officiellement comptabilisés comme causés par le virus, après l'Italie, l'Espagne et les Etats-Unis.

Dans le monde, on s'approche des 100.000 morts, avec plus de 80.000 recensés mardi par l'AFP. Mais ce comptage, à partir de sources officielles, est en dessous de la réalité, puisque de nombreux morts hors des hôpitaux ne sont ni testés, ni comptabilisés, par exemple aux Etats-Unis où les règles varient d'une juridiction à une autre.

A Londres, le Premier ministre Boris Johnson, 55 ans, s'apprêtait mardi à passer sa troisième nuit à l'hôpital. Il est dans un état stable dans une unité de soins intensifs, mais conscient et sans respirateur artificiel.

Le Premier ministre conservateur est le seul chef d'Etat ou de gouvernement d'une grande puissance à avoir contracté la maladie.

Prié "de le remplacer là où nécessaire", le chef de la diplomatie Dominic Raab, 46 ans, s'est engagé à agir pour "vaincre le coronavirus" durant cet intérim. Le pays, l'un des plus touchés d'Europe, a enregistré mardi un record de 786 décès en 24 heures, portant son total à 6.159 morts.

Dans un monde en quête de bonnes nouvelles, la réouverture aux transports de Wuhan, où 11 millions d'habitants vivaient coupés du monde depuis fin janvier, montre que le coronavirus peut être dompté, même si le confinement général n'a pas été levé et de nombreux contrôles restent en place.

Des centaines de personnes qui étaient bloquées dans la ville se sont immédiatement ruées vers les gares, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Ça fait 77 jours que j'étais enfermé!", s'est réjoui un voyageur, impatient de rentrer à Changsha, à quelque 350 kilomètres.

- Les Noirs plus touchés aux Etats-Unis -

Aux Etats-Unis, l'Etat de New York, épicentre américain de l'épidémie, a enregistré un nouveau record de 731 morts en 24 heures, pour un total de 5.489 décès.

La cathédrale Saint-Jean le Théologien, à Manhattan, est en train d'être transformée en hôpital de campagne, avec des tentes médicales dans sa longue nef et sa crypte.

"Au cours des siècles précédents, les cathédrales étaient toujours utilisées de cette façon, comme pendant la peste", a observé le doyen de la cathédrale, Clifton Daniel.

Mais New York n'est pas le seul foyer américain. Les hôpitaux du New Jersey, juste au sud, ainsi que ceux du Michigan (Detroit) et de Louisiane (La Nouvelle Orléans), sont submergés.

Une population semble particulièrement exposée, d'après des remontées provenant de quelques juridictions dont Chicago et Washington: les Noirs. D'abord parce qu'ils sont plus susceptibles d'avoir l'une des maladies qui causent des complications mortelles du Covid-19: le diabète, l'hypertension, les maladies cardiovasculaires.

Mais aussi car les inégalités socio-économiques historiques aggravent l'impact de l'épidémie dans la communauté: moins d'accès aux soins et au dépistage, et des emplois plus exposés à la contamination (supermarché, chauffeurs de bus...).

Des organisations de défense des minorités ont appelé les autorités fédérales à publier des statistiques nationales ventilées par ce que les Américains appellent "race" et ethnicité.

- L'attente du pic en Europe -

L'Europe, le continent le plus frappé par la pandémie avec plus de 57.000 morts, attend la stabilisation du nombre de morts quotidiens.

Mais d'un jour à l'autre, les bilans montent et descendent. L'Espagne, après quatre jours de baisse, a annoncé 743 morts qui portent le total à 13.798. Le bilan a également bondi en France, portant le total à 10.328 décès.

En dépit de ces rebonds, le nombre de nouvelles hospitalisations marque le pas dans plusieurs pays, dont l'Espagne et l'Italie (17.127 morts), ce qui pourrait mécaniquement faire baisser le nombre de morts après un délai, puisque les décès interviennent souvent après plusieurs jours d'hospitalisation, parfois des semaines.

"Bien que lentement, une certaine baisse de pression commence à être observée dans les hôpitaux et les unités de soins intensifs", relève la Dr Maria José Sierra du Centre d'alertes sanitaires espagnol.

A l'hôpital Vall d'Hebron, le plus grand de Barcelone, "nous avons eu jusqu'à 24 nouveaux patients par jour deux jours de suite", témoigne le chef du service Ricard Ferrer, qui évoque également un situation stabilisée. Mais "on s'attend encore à une ou deux semaines très critiques".

- Chômage massif -

Les marchés misent également sur une prochaine décrue: en Asie et en Europe, les grandes Bourses ont fini largement dans le vert, tandis que Wall Street a fini en légère baisse.

Mais une récession généralisée apparaît inévitable en 2020, l'Organisation internationale du travail évoquant la plus grave crise du marché de l'emploi depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 1,25 milliard de travailleurs potentiellement touchés.

Les ministres des Finances de l'UE divergent sur les mesures économiques que l'Europe pourrait prendre pour répondre à la crise du coronavirus, le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, plaidant pour "un plan de relance coordonné de grande envergure".

Un sommet par visioconférence se poursuivait dans la soirée de mardi, mais les pays du Nord (Allemagne et Pays-Bas en tête) sont opposés à un plan d'aide commun financé par une dette collective.

L'UE va par ailleurs garantir plus de 15 milliards d'euros pour aider les pays les plus vulnérables en Afrique et dans le reste du monde.

Un débat mondial s'esquisse déjà sur le "déconfinement", suscitant la crainte d'un relâchement chez les plus de quatre milliards de personnes, soit plus de la moitié de l'humanité, aujourd'hui contraintes ou appelées par leurs autorités à rester cher elles.

Après l'Autriche lundi, la Slovénie veut lever des restrictions la semaine prochaine, la Norvège à compter du 20 avril, et le Portugal évoque un début de retour à la normale en mai.

Des voyageurs devant la gare de Hankou à l'approche de la reprise de son trafic à Wuhan dans la province du Hubei, dans le centre de la Chine, le mardi 7 avril 2020. Les résidents de Wuhan seront bientôt autorisés à voyager à nouveau, mettant fin à un verrouillage de 11 semaines. (Photo AP / Ng Han Guan)

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