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Jacques Chirac "l'Africain"

Jacques Chirac et Mobutu Sese Seko à Kinshasa, RDC (Zaïre), le 17 juillet 1985.

Ce jeudi, Jacques Chirac est décédé à l'âge de 86 ans. Sur le continent africain, de nombreux chefs d'Etat et d'hommes politiques se sont rappelés avec émotions ses années présidentielles. Surnommé "l'Africain", retour sur son héritage en Afrique.

Le professeur Mamoudou Diouf réagit à mort de Jacques Chirac
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Président de 1995 à 2007, Jacques Chirac avait frappé les esprits en s'opposant en 2003 à la guerre en Irak provoquée par les Etats-Unis. Il aimait particulièrement le continent africain et il a eu des relations privilégiées avec nombre de présidents africains.

Pour le professeur d’histoire africaine à l’Université Columbia de New York, Mamadou Diouf, "on l'appelait Chirac l'Africain pour deux raisons : d'abord,
pour ses amitiés africaines, il avait beaucoup d'amis en Afrique, au Sénégal notamment avec l'ancien maire de Dakar, ensuite pour son intérêt autour des arts africains"
.

Lors du sommet France-Afrique de janvier 2001, à Yaoundé, l'ex président français avait prononcé son célèbre discours aux journalistes en réponse à l'épiscopat qui voulait que Chirac s'éloigne des dictatures africaines : "Nous avons saigné l'Afrique pendant quatre siècles et demi. Ensuite, nous avons pillé ses matières premières ; après, on a dit : ils (les Africains) ne sont bons à rien. Au nom de la religion, on a détruit leur culture et maintenant, comme il faut faire les choses avec plus d'élégance, on leur pique leurs cerveaux grâce aux bourses. Puis, on constate que la malheureuse Afrique n'est pas dans un état brillant, qu'elle ne génère pas d'élites. Après s'être enrichi à ses dépens, on lui donne des leçons."

Six ans plus tard, lors du sommet franco-africain de 2007, Jacques Chirac réitérait : "J’aime l’Afrique, ses territoires, ses peuples et ses cultures. Je mesure ses besoins, je comprends ses aspirations."

Jacques Chirac et les chefs d'Etat africains lors du sommet franco-africain à Cannes, le 15 février 2007.
Jacques Chirac et les chefs d'Etat africains lors du sommet franco-africain à Cannes, le 15 février 2007.

Pour l'Afrique, Jacques Chirac a annulé certaines dettes, le Nigeria étant l'un des premiers à en bénéficier. M. Chirac a aussi soutenu et poussé l'élection de Kabila en RDC. "Le carré français en Afrique reposait sur le soutien des dictateurs. La France n'était pas, si vous voulez, dans une dynamique de la démocratisation", défend Mamadou Diouf.

Parmi les autres initiatives prises, on se souvient de la "taxe Chirac", une taxe sur le billet d’avion pour alimenter le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Jacques Chirac était aussi le porte-parole de l’Afrique à l’ONU. Réciproquement, les pays africains ont largement soutenu en 2003, sa position sur la guerre en Irak.

M. Chirac avait tissé des relations personnelles et chaleureuses avec la plupart des dirigeants francophones, notamment avec le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Omar Bongo, le Sénégalais Abdou Diouf, et le Camerounais Paul Biya.

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Donald Trump, grand défenseur du lobby pro-armes, a soutenu les manifestants

Un camion passe devant un panneau de Hino, à Williamstown, Virginie occidentale, le 27 octobre 2017.

"Le parti démocrate en Virginie fait tout pour vous priver de vos droits prévus dans le deuxième amendement. Ce n'est que le début. Faites-en sorte que cela n'arrive pas, votez républicain en 2020!", a-t-il tweeté lundi.

Etat frontalier de la capitale Washington, la Virginie, aux traditions ancrées dans le conservatisme, est passée en novembre dans l'escarcelle des démocrates. Ils ont promis de s'attaquer au laxisme qui entoure selon eux le contrôle des ventes d'armes, notamment après le choc provoqué par la tuerie de Virginia Beach, qui a fait 12 morts en mai.

Les textes actuellement à l'étude renforcent l'examen des antécédents judiciaires des acheteurs, interdisent les chargeurs de plus de dix cartouches et l'achat de plus d'une arme par mois. Ils permettent aussi à un juge de saisir les armes d'individus considérés comme dangereux. Un projet d'interdiction à la vente des fusils semi-automatiques a en revanche été abandonné.

Le mouvement de contestation s'est propagé dans l'Etat, et plus d'une centaine de comtés et de localités se sont proclamés "sanctuaires du deuxième amendement".

Les organisateurs de la manifestation de lundi "ont voulu que ce soit un évènement pacifique mais ils ont entraîné quelque chose de plus important qu'ils pourraient ne pas arriver à contrôler", a estimé le gouverneur Northam.

Il a évoqué des menaces "crédibles et sérieuses" de "violences, d'affrontement armé et d'attaque contre le Capitole" ainsi que "des plans d'action provenant de milices et de groupes racistes basés hors de l'Etat".

"On ne veut pas voir de drame comme celui de Charlottesville", a-t-il prévenu, en référence à une autre ville de Virginie où des affrontements entre militants suprémacistes blancs et antifascistes avaient fait une morte et des dizaines de blessés en août 2017.

Des milliers d'Américains manifestent pour défendre le droit de détenir des armes

Le président américain Donald Trump parle de la fusillade en Floride, dans la salle de réception diplomatique de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 15 février 2018.

Plusieurs milliers de partisans du droit à détenir des armes manifestaient lundi à Richmond, la capitale de l'Etat américain de Virginie, un rassemblement placé sous haute surveillance de crainte d'actions violentes de la part de groupes d'extrême droite.

"USA! USA!", scandaient les protestataires, pour beaucoup vêtus de blousons de chasse. Venus dès le petit matin par une journée glaciale, ils entendent dénoncer des projets de loi restreignant l'accès aux armes, portés par les démocrates au pouvoir dans cet Etat de l'est du pays.

La place du Capitole, siège du gouvernement local devant lequel se tenait la manifestation, a été placée sous très haute surveillance, avec un important dispositif policier et des portiques de sécurité.

Plusieurs protestataires arboraient des autocollants orange disant "Les armes sauvent des vies".

"Ces dernières décennies, les politiques ont essayé de faire passer des lois qui rendent plus difficile pour les citoyens respectueux de la loi d'acheter des armes à feu. On est sur une mauvaise pente. C'est notre droit constitutionnel, que Dieu nous a donné, de nous armer", dit à l'AFP Brooks, 24 ans, un habitant de Richmond, ville d'ordinaire paisible de 200.000 habitants.

Le jeune homme est venu avec un groupe d'amis dont l'un porte en bandoulière un AR-15 qu'il ne pourra pas emmener dans le rassemblement, les armes ayant été interdites sur le site de la manifestation.

Le gouverneur démocrate Ralph Northam a en effet décrété mercredi l'état d'urgence sur les lieux du rassemblement. En vigueur de vendredi et jusqu'à mardi soir, il interdit le port d'armes à feu (normalement autorisé dans la rue) et d'objets dangereux: battes de baseball, chaînes...

Betty Comerford, 73 ans, est venue de Leesburg, à quelque 200 km de là, et porte une pancarte disant "Les grand-mères pour les armes".

"Les armes, c'est pour se protéger. Les gens fuient quand ils voient des armes", lance-t-elle.

- Deuxième amendement -

Plusieurs mouvements d'extrême droite et groupes paramilitaires ont annoncé leur participation à cette "Journée de lobbying" auprès des élus, organisée par la Ligue de défense des citoyens de Virginie (VCDL).

Cette ligue dénonce ce qu'elle considère comme des coups de canif au deuxième amendement de la Constitution, qui garantit le "droit du peuple de détenir et de porter des armes". Mais cet article fait l'objet d'interprétations divergentes et la Cour suprême a limité ce droit au domicile, laissant les villes et les Etats réguler leur transport.

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