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L'Italie cible d'une cyberattaque l'an passé, la Russie soupçonnée


Le ministère italien des Affaires étrangères a été la cible l'an passé de plusieurs attaques informatiques.

"A la suite de la première attaque, le système a immédiatement été renforcé", a précisé la source, qui a requis l'anonymat, confirmant une information du quotidien britannique The Guardian.

Le ministère russe des Affaires étrangères a cependant affirmé que cette accusation ne reposait "sur aucun fait", selon plusieurs médias italiens.

Selon la source interne au ministère italien, les attaques "n'ont pas touché le système d'information codé utilisé pour échanger les informations les plus sensibles", mais elles ont concerné "les boîtes mails d'employés du ministère et de plusieurs ambassades".

L'attaque a duré plus de quatre mois, mais le ministre de l'époque, Paolo Gentiloni, aujourd'hui chef du gouvernement, n'a pas été touché puisqu'il a évité d'utiliser sa boîte mail, explique The Guardian.

Et les informations sensibles envoyées par mail depuis des ambassades à l'étranger ont probablement été protégées parce qu'elle devaient être codées, selon le quotidien britannique, qui précise qu'une enquête a été ouverte par le parquet de Rome.

Depuis plusieurs semaines, des soupçons pèsent sur la Russie à propos de cyberattaques visant plusieurs pays européens dont l'Allemagne, la France, la Norvège et les Pays-Bas.

Il y a quelques semaines, Washington a ouvertement accusé Moscou d'avoir pesé sur l'issue du vote de l'élection présidentielle américaine en piratant des mails des démocrates durant la campagne.

Des accusations qui font craindre qu'il puisse en être de même à l'occasion des scrutins importants prévus cette année en Europe, en particulier au printemps en France et en septembre en Allemagne.

Avec AFP

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