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Israël: Reprise du procès pour corruption de Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la salle d'audience lors de l'ouverture de son procès pour corruption au tribunal de district de Jérusalem, le 24 mai 2020.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a usé de son pouvoir de façon "illégitime", a déclaré lundi la procureure à la reprise du procès pour corruption du chef de gouvernement, au moment même où débutent des consultations post-élections déterminantes pour son avenir politique.

Premier chef de gouvernement de l'histoire d'Israël à faire face à des accusations criminelles en cours de mandat, M. Netanyahu est accusé de corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, des charges qu'il nie fermement.

Il "a usé de façon illégitime du grand pouvoir gouvernemental qui lui est conféré, entre autres pour demander et obtenir des avantages injustifiés de propriétaires de médias importants en Israël, pour faire avancer ses affaires personnelles, notamment quand il voulait se faire réélire", a affirmé la procureure principale Liat Ben-Ari.

M. Netanyahu, 71 ans dont quinze au pouvoir, a quitté le tribunal de district de Jérusalem après les déclarations liminaires du parquet, avant l'audition des premiers témoins.

"Menteur", "On veille sur la démocratie", pouvait-on lire aux abords du tribunal sur des pancartes de manifestants, qui réclament depuis des mois sa démission en se réunissant devant sa résidence chaque samedi.

Une manifestante tient la balance de la justice devant le tribunal de district lors d'une audience du procès pour corruption du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, lundi 8 février 2021.
Une manifestante tient la balance de la justice devant le tribunal de district lors d'une audience du procès pour corruption du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, lundi 8 février 2021.

Des dizaines de partisans du Premier ministre, le plus pérenne de l'histoire d'Israël, étaient également rassemblés devant le tribunal.

Tandis que la procureure principale Liat Ben-Ari développait son propos, le président Reuven Rivlin a entamé à quelques kilomètres des discussions de deux jours avec des responsables de partis en vue de désigner un candidat chargé de former un gouvernement.

Le Likoud, parti de droite de M. Netanyahu, est arrivé en tête des législatives du 23 mars --les quatrièmes en moins de deux ans-- avec 30 sièges sur 120 à la Knesset.

Mais ce résultat, combiné à celui de ses alliés naturels, ne lui assure pas la majorité de 61 sièges pour former un gouvernement stable. Et face à lui, de nombreuses formations sont décidées à mettre fin à ses douze années d'affilée de règne.

"Guérir et reconstruire"

Faute de leader commun dans ce camp, M. Netanyahu pourrait obtenir le plus de recommandations, avec le soutien de 16 députés des partis ultra-orthodoxes Shass et "Judaïsme unifié de la Torah" et six de l'alliance d'extrême droite "Sionisme religieux".

Habituellement, le candidat qui obtient le plus de recommandations est désigné et dispose de 28 jours pour former un gouvernement, délai qui peut être allongé de 14 jours.

Mais M. Rivlin a sous-entendu la semaine dernière que les calculs de sièges pourraient ne pas être le seul facteur déterminant et qu'il nommerait mercredi un candidat capable de former un gouvernement qui "guérira les divisions (...) et reconstruira la société".

Etant donné l'acrimonie ayant régné par le passé entre MM. Netanyahu et Rivlin, le Likoud a interprété ces déclarations comme un signe de soutien tacite au camp anti-Bibi, surnom donné au Premier ministre.

Membre du Likoud quand il était député, M. Rivlin a été accusé par le parti d'outrepasser ses fonctions, surtout honorifiques.

"Des coalitions hors du commun" pourraient être nécessaires pour sortir de l'impasse, a ajouté le président.

Alliances

Dans le bloc opposé au Premier ministre, le centriste Yaïr Lapid mène la danse avec 17 sièges pour son parti Yesh Atid.

Mais la formation d'une coalition anti-Netanyahu nécessiterait une alliance improbable entre Yaïr Lapid, Gideon Saar, ancien ministre conservateur de M. Netanyahu, Naftali Bennett, chef de file de la droite radicale et ancien allié du Premier ministre, et d'autres partis du centre et de gauche.

Surprise du scrutin, la formation d'un gouvernement apparaît impossible des deux côtés sans un ultime soutien: celui du parti islamiste Raam de Mansour Abbas ayant remporté quatre sièges et ouvert aux discussions avec les deux camps.

Mais le parti "Sionisme religieux" a déjà exclu de participer à un gouvernement aux côtés de Raam, compliquant la tâche du Premier ministre sortant.

Si aucun des deux camps n'arrive à former une coalition, de nouvelles élections pourraient être convoquées, prolongeant la crise.

Dans l'immédiat, le procès de M. Netanyahu ne menace pas ses ambitions puisqu'il n'aurait à démissionner qu'en cas de condamnation définitive et l'épuisement de tous les recours pourrait prendre des années.

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Le coronavirus a fait plus de 3 millions de morts dans le monde

Des employés municipaux portent le cercueil d'une victime du coronavirus dans une zone d'enterrement fournie par le gouvernement à Bogor, en Indonésie, le 26 janvier 2021.

Plus de trois millions de personnes sont mortes dans le monde du Covid-19 depuis son apparition fin 2019, selon un comptage réalisé par l'AFP samedi, et la course à l'immunisation se poursuit.

Au total, 3.000.955 morts du Covid-19 ont été officiellement recensés, selon ce comptage réalisé à 10h00 GMT à partir de bilans fournis par les autorités de santé, soit déjà bien plus que la plupart des épidémies virales des XXe et XXIe siècles, aux exceptions notables de la terrible "grippe espagnole" et du sida.

Après une légère accalmie en mars, le nombre de décès quotidiens est de nouveau en hausse, avec en moyenne plus de 12.000 morts par jour la semaine passée dans le monde, approchant des 14.500 décès quotidiens recensés fin janvier, au plus haut de l’épidémie.

Plus de 139 millions de cas de contaminations ont, eux, été recensés, dont environ 730.000 par jour actuellement, un chiffre également en hausse constante depuis fin février. Sur la seule journée de vendredi, plus de 829.000 cas ont été enregistrés en 24 heures, un record.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde, quelque 3.000 décès sont annoncés chaque jour. Ce chiffre a plus que doublé depuis la mi-février.

La hausse des décès est également extrêmement rapide en Inde, confrontée à une troisième vague virulente. Plus de 1.000 décès quotidiens sont recensés dans ce pays, soit neuf fois plus que début mars.

L'effort de l'Inde pour vacciner ses 1,3 milliard d'habitants fait face à des obstacles, avec seulement 117 millions de vaccins administrés jusqu'à présent et des stocks en baisse, selon certaines autorités locales.

La course à la vaccination, très inégale selon les pays, a atteint au niveau mondial près de 863 millions de doses injectées selon un bilan établi vendredi par l'AFP.

Principale arme contre la pandémie, elle pâtit des déboires des vaccins Johnson & Johnson et AstraZeneca et se voit rattrapée par la multiplication de variants plus contagieux qui deviennent des forces dominantes dans la pandémie.

Un des pays les plus avancés dans le monde en matière de vaccination, le Chili a publié une étude indiquant que le vaccin chinois Coronavac a démontré une efficacité de 67% pour prévenir les cas symptomatiques de Covid-19 et de 80% pour prévenir les décès.

Confinement de week-end à Delhi

En Inde, un confinement du week-end est entré en vigueur samedi à New Delhi. La capitale a ordonné la fermeture de tous les services non essentiels. Les sites historiques étaient déserts samedi, les restaurants, les centres commerciaux et les salles de sport fermés et les rues vides.

L'Etat du Maharashtra, qui comprend Bombay, celui du Gujarat et celui du Karnataka, où se trouve le centre informatique de Bangalore, ont également imposé des restrictions de circulation.

L'État d'Uttar Pradesh, qui compte quelque 240 millions d'habitants, a ordonné un confinement d'une journée dimanche.

De même, l'État de l'Uttarakhand (nord) a limité les rassemblements à 200 personnes, mais a exempté l'immense festival hindou Kumbh Mela, qui se déroule depuis janvier, et a attiré 25 millions de personnes sans masques ni distanciation dont 4,6 millions cette semaine.

En Thaïlande, où l'épidémie flambe, de nouvelles restrictions seront imposées à partir de dimanche, notamment l'interdiction de la vente d'alcool dans les restaurants et les bars à Bangkok, épicentre de la troisième vague de Covid-19.

Les lieux de divertissement seront quant à eux fermés dans tout le pays pendant deux semaines.

Les autorités ont déjà imposé des restrictions pour les déplacements entre provinces juste avant les festivités de Songkran cette semaine, marquant le Nouvel An thaïlandais, période pendant laquelle les départs en vacances sont habituellement nombreux.

Au cours des dix derniers jours, le nombre total d'infections est passé de 29.900 à plus de 40.500 en Thaïlande.

Prolongation de quarantaine en Espagne

En Europe, la valse-hésitation entre restrictions supplémentaires pour freiner la propagation et assouplissements pour soutenir l'économie et calmer le mécontentement bat son plein.

L'Espagne a prolongé samedi jusqu'à début mai l'obligation de se placer en quarantaine pour tous les passagers arrivant sur son territoire depuis douze pays - Brésil, Pérou, Colombie et neuf pays africains - en raison des craintes liées aux variants du coronavirus.

Plusieurs pays ont, eux, annoncé des assouplissements.

Le Danemark va ainsi accélérer sa réouverture dès le 21 avril, avec des spectateurs dans les stades et des clients au restaurant.

L'Italie devrait amorcer la réouverture des restaurants et des établissements scolaires à partir du lundi 26 avril.

En France, "c'est autour de la mi-mai que pourront démarrer les réouvertures", a affirmé le porte-parole du gouvernement, en rappelant qu'il s'agissait de rouvrir "certaines terrasses et certains lieux de culture".

Le gouvernement avance cependant à pas prudents, face à une épidémie qui a déjà fait 100.000 morts et dont les indicateurs se stabilisent à un niveau élevé.

Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Sao Paulo a, lui, annoncé vendredi la réouverture des commerces et l'autorisation des cultes religieux présentiels à partir de dimanche, même si le nombre de décès quotidiens du Covid-19 reste très élevé dans tout le pays.

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