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L'Iran libère quatre prisonniers, dont l'Irano-américain Jason Rezaian, du Washington Post

FILE - Jason Rezaian, an Iranian-American correspondent for the Washington Post, smiles as he attends a presidential campaign of President Hassan Rouhani in Tehran, April 11, 2013.

En échange de ces quatre libérations de bi-nationaux, sept Iraniens seront libérés par Washington prochainement, a annoncé samedi la télévision d'Etat iranienne.

Les Etats-Unis et l'Iran ont procédé samedi 16 janvier à un échange de prisonniers sans précédent, Téhéran libérant quatre Américano-Iraniens et Washington accordant sa clémence à sept Iraniens, dont six ont la double nationalité, a annoncé un responsable américain.

Selon les termes de ce compromis, 14 autres Iraniens ont vu les poursuites engagées contre eux par la justice américaine être abandonnées, a précisé ce responsable, au moment où les Etats-Unis et les autres grandes puissances et l'Iran étaient réunies à Vienne pour la mise en oeuvre attendue de l'accord historique sur le nucléaire iranien.

"Grâce au canal diplomatique mis en place dans le but de ramener nos ressortissants américains, nous pouvons confirmer que l'Iran a libéré de prison quatre Américains détenus en Iran: Amir Hekmati, Saïd Abedini, Jason Rezaian et Nosratollah Khosravi", a indiqué ce responsable américain, confirmant une annonce des médias officiels iraniens.

Téhéran "s'est également engagé à continuer de coopérer avec les Etats-Unis pour déterminer ce qu'est devenu Robert Levinson", un ancien agent du FBI disparu en Iran il y a plusieurs années.

En échange, "nous avons accordé notre clémence à sept Iraniens, dont six sont des bi-nationaux américano-iraniens, qui avaient été condamnés ou qui attendaient leurs procès aux Etats-Unis", a encore détaillé ce cadre de l'administration américaine.

Washington abandonne ses poursuites contre 14 Iraniens

Et "les Etats-Unis ont également supprimé toutes les notices rouges d'Interpol et ont abandonné leurs poursuites contre 14 Iraniens pour lesquels il a été établi que les demandes d'extradition auraient probablement été vouées à l'échec", a-t-il poursuivi.

Jason Rezaian, correspondant local du Washington Post, avait été arrêté en juillet 2014. Accusé d'"espionnage", il a été condamné fin 2015 à une peine de prison dont la durée n'a jamais été annoncée publiquement.

Il travaillait pour le Washington Post depuis deux ans au moment de son arrestation. Il a été accusé d'"espionnage" et de "collaboration avec des gouvernements hostiles".

Le Washington Post a salué la libération de son journaliste par Téhéran.

Le pasteur Saïd Abedini avait été arrêté en 2012, l'ex-Marine Amir Hekmati était détenu depuis 2011, et le quatrième irano-américain libéré est Nosratollah Khosravi, dont le nom apparaît pour la première fois.

Selon les médias iraniens, les sept prisonniers iraniens libérés par les Etats-Unis sont: Nadar Modanlou, Bahram Mekanik, Khosro Afghahi, Arash Ghahreman, Touraj Faridi, Nima Golestaneh et Ali Sabounchi.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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