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Le Drian affirme que la politique américaine en Iran risque de "mettre davantage en danger" la région


La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas, et le secretaire britannique au Foreign Office Boris Johnson, Bruxelles, Belgique, le 15 mai 2018.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que la "posture" américaine sur l'Iran allait favoriser les conservateurs au détriment des modérés à Téhéran et accentuer les risques de déflagration au Moyen-Orient.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que la "posture" américaine sur l'Iran allait favoriser les conservateurs au détriment des modérés à Téhéran et accentuer les risques de déflagration au Moyen-Orient.

"Cet ensemble de sanctions qui va être organisé contre l'Iran ne va pas favoriser le dialogue, au contraire, cela va favoriser en Iran la présence et la puissance des conservateurs, cela va affaiblir le président (Hassan) Rohani qui voulait négocier", a-t-il déclaré sur la radio France Inter. "Finalement, cette posture risque de mettre davantage en danger la région que ça ne l'est aujourd'hui".

Les Etats-Unis ont promis lundi d'imposer à l'Iran les sanctions "les plus fortes de l'Histoire" si Téhéran ne se plie pas à une liste d'exigences draconiennes en vue d'un "nouvel accord" sur son programme nucléaire, après le retrait américain du texte de 2015.

Ce retrait va aussi conduire à la réintroduction d'une série de sanctions américaines contre les entreprises travaillant avec l'Iran, alors que le président Rohani misait sur l'accord pour sortir son pays de l'isolement et relancer son économie.

Le ministre français des Affaires étrangères a réitéré ses craintes d'une "déflagration régionale" en raison de la conjonction des crises syrienne et iranienne. A la question "Y a-t-il un risque de guerre ?", il a répondu "oui".

Des tirs de roquette - "des armes iraniennes basées en Syrie", a-t-il dit - le 10 mai sur la partie du Golan occupée par Israël ont été suivis par une riposte israélienne d'envergure dans ce pays, a-t-il rappelé.

"Toutes les conditions sont réunies pour que si d'aventure un acte était commis, peut-être pas volontairement, peut-être volontairement, il puisse y avoir l'embrasement", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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