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L'Iran dénonce de nouvelles sanctions américaines après l'accord sur le nucléaire

Le président iranien Hassan Rohani lors d'un discours à Téhéran, le 17 janvier 2016. (AP Photo/Ebrahim Noroozi)

Les sanctions ont été prises pour protester contre le programme balistique de Téhéran. Elles concernent cinq ressortissants iraniens et un réseau d'entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine.

L'Iran a dénoncé lundi les nouvelles sanctions américaines contre son programme balistique, tout en poursuivant ses discussions sur l'application de l'accord historique sur le nucléaire.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, est arrivé à Téhéran où il devait être reçu par le président Hassan Rohani dans l'après midi.

L'AIEA a donné samedi son feu vert à l'entrée en vigueur de l'accord conclu en juillet entre l'Iran et les grandes puissances, soulignant que Téhéran avait tenu ses engagements en vue d'une levée des sanctions internationales.

Dans un entretien accordé à VOA AFRIQUE, Mohammad Reza Djalili, professeur émérite à l'institut des hautes études internationales et du développement de Genève, laisse entendre que la levée des sanctions contre l’Iran indique un retour de ce pays sur la scène internationale après plus de 35 ans d’isolement

Mohammad Reza Djalili joint par John Lyndon
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Mais l'enthousiasme a été un peu douché par les nouvelles sanctions annoncées dimanche par les Etats-Unis pour protester contre le programme de missiles balistiques de l'Iran.

Ces sanctions sont d'ampleur très limitée car elles concernent cinq ressortissants iraniens et un réseau d'entreprises basées aux Emirats arabes unis et en Chine, qui ont été ajoutés sur la liste noire financière américaine, selon le Trésor à Washington.

Téhéran les a qualifiées lundi d'"illégitimes" car "le programme balistique de l'Iran n'est pas conçu pour avoir la capacité de transporter des têtes nucléaires", a expliqué Hossein Jaber Ansari, porte-parole de la diplomatie iranienne.

"Comme la République islamique d'Iran l'a affirmé avec détermination par le passé, (...) elle répondra à ces actes de propagande en accélérant son programme balistique légal et en augmentant ses capacités de défense", a-t-il prévenu.

Le ministre de la Défense, Hossein Dehghan, a ajouté que les sanctions américaines n'auront "aucun effet sur le développement de notre programme balistique".

Ce programme balistique a été mis en avant par Barack Obama pour affirmer que de "profondes différences" persistaient entre Washington et Téhéran, en dépit de l'accord nucléaire ayant mis fin à 12 ans de crise internationale. Le président américain a également dénoncé "le comportement destabilisateur de l'Iran".

M. Ansari a pour sa part affirmé que la politique de l'Iran était de n'avoir "aucune discussion avec les Etats-Unis" en dehors du nucléaire.

Ces critiques n'empêchent pas un rapprochement entre les deux puissances, qui s'est concrétisé par un échange de prisonniers impliquant onze ex-prisonniers, dont le reporter du Washington Post Jason Rezaian détenu plus de 500 jours en Iran.

- 'Nouveau climat' -

Après son arrivée à Téhéran, M. Amano a rencontré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi. "Nous avons discuté de notre coopération future dans le nouveau climat et une feuille de route a été presque définie", a déclaré à l'issue de la réunion M. Salehi, cité par les médias.

M. Amano avait annoncé samedi que les relations entre l'Iran et l'AIEA entraient "dans une nouvelle phase". "Beaucoup de travail a été accompli", mais "un effort similaire" reste à faire pour mener à terme l'ambition internationale de garantir le caractère pacifique du nucléaire iranien, a souligné le chef de l'AIEA.

"M. Amano vient à l'invitation de l'Iran. La durée de l'accord nucléaire est de huit ans mais nous voulons réduire cette période et cela est possible avec l'aide de l'Agence", a déclaré lundi Behrouz Kamalvandi, le porte-parole de l'OIEA.

Il faisait référence à une clause de l'accord qui prévoit une période de huit ans pendant laquelle l'Iran limite son programme nucléaire.

La seconde étape doit donc s'ouvrir vers 2023, mais l'accord prévoit que si l'AIEA certifie plus tôt, par exemple dans cinq ou six ans, le caractère toujours pacifique des activités nucléaires iraniennes, la période de huit ans pourra être écourtée d'autant.

Cela est important pour l'Iran, désireux de démarrer certaines de ses activités plus tôt.

De plus, d'autres sanctions américaines et européennes notamment sur les biens à double usage, les softwares, le transport des biens et technologies couverts par la liste militaire européenne, les armes, ou encore visant des individus, pourront être levées plus rapidement.

Conformément à l'accord nucléaire, l'Iran va appliquer désormais volontairement le protocole additionnel au Traité de non prolifération (TNP) qui permet à l'AIEA d'avoir un contrôle plus approfondi du programme nucléaire iranien.

Sur le plan économique, les groupes étrangers se placent pour être les premiers à profiter de la levée des sanctions.

La branche camions du constructeur allemand Daimler a ainsi annoncé lundi avoir signé des lettres d'intention avec deux groupes iraniens. "Il y a une énorme demande en matière de véhicules utilitaires (...). Nous allons vite reprendre nos activités sur le marché" où le groupe avait été présent jusqu'en 2010, a commenté Wolfgang Bernhard, responsable de Daimler Trucks.

AFP

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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