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Accord sur le nucléaire, levée des sanctions : l'Iran de retour dans le concert des nations

L'Américain John Kerry serre la main à l'Iranian Javad Zarif, le 16 janvier 2016 à Vienne. (REUTERS/Kevin Lamarque)

L'accord sur le nucléaire iranien, entré en vigueur samedi, ainsi que la levée des sanctions internationales contre Téhéran marquent le rapprochement entre l'Iran et les pays occidentaux.

Le président Hassan Rohani a salué dimanche 17 janvier l'ouverture d'une "nouvelle page" entre l'Iran et le monde, après l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire historique et la levée des sanctions internationales imposées pendant des années à son pays.

Cet accord, conclu en juillet avec les grandes puissances, est entré en vigueur samedi après que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dont le chef Yukiya Amano est attendu dimanche à Téhéran, a certifié que l'Iran avait respecté ses obligations visant à garantir la nature strictement pacifique de son programme nucléaire.

Simultanément, Téhéran et Washington qui ont amorcé un rapprochement à la faveur de l'accord, ont annoncé la libération de quatre Irano-américains détenus en Iran, dont le journaliste du Washington Post Jason Rezaian, en échange de sept Iraniens détenus aux Etats-Unis. Les Irano-Américains n'avaient néanmoins pas encore quitté dimanche matin le territoire iranien.

Mettant fin à un contentieux de plus de 13 ans, l'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine, Allemagne) ont conclu l'accord nucléaire le 14 juillet 2015, considéré comme un succès majeur de politique étrangère pour le président Barack Obama et M. Rohani.

"Nous Iraniens, nous tendons la main vers le monde en signe de paix et en mettant derrière nous toutes les hostilités, suspicions et complots, ouvrons une nouvelle page dans les relations de l'Iran avec le monde", a dit M. Rohani dans un message à la nation.

Chute des bourses du Golfe

"L'accord n'est contre l'intérêt d'aucun pays. Les amis de l'Iran sont contents et ses adversaires ne doivent pas être inquiets. L'Iran n'est une menace pour aucun pays mais porteur d'un message de paix (...)", a-t-il ajouté.

L'accord marque l'amorce d'un rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran, qui ont rompu leurs relations en 1980, une évolution qui met en rage les alliés traditionnels des Etats-Unis dans la région - Arabie saoudite et Israël en tête -, qui redoutent l'influence de la puissance chiite.

L'Etat hébreu, ennemi juré de l'Iran, a d'ailleurs jugé que Téhéran n'avait "pas abandonné ses ambitions de se doter d'armes nucléaires".

Le président iranien modéré a également voulu apaiser les critiques dans son propre pays en soulignant que "l'accord nucléaire n'était pas la victoire d'une tendance politique", alors que les milieux ultraconservateurs y sont opposés.

"Maintenant que les sanctions ont été levées il est temps de construire le pays", a-t-il ajouté.

Les sanctions de l'ONU, des Etats-Unis et de l'Union européenne ont asphyxié l'économie de cette puissance régionale aux riches ressources pétrolières et gazières.

Les milieux économiques se tiennent prêts à revenir en Iran, un pays qui dispose des quatrièmes réserves de brut au monde, et des deuxièmes de gaz.

La perspective d'un retour de l'Iran, membre de l'Opep, sur un marché pétrolier déjà saturé par une abondance de l'offre et la baisse des prix du brut, a néanmoins plombé dimanche les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe qui ont fortement chuté, notamment celle d'Arabie saoudite, la plus importante des pays arabes.

Monde 'plus sûr'

Quoiqu'il en soit, l'accord nucléaire a été salué dans de nombreuses capitales comme un succès de la diplomatie, même si les Etats-Unis ont souligné qu'ils resteraient "vigilants pour vérifier que l'Iran respecte ses engagements" dans les années à venir.

L'Iran a toujours nié vouloir se doter de l'arme atomique. Mais l'AIEA a établi que Téhéran avait bel et bien mené dans le passé des recherches sur la bombe atomique.

"Aujourd'hui (...) le monde entier est plus sûr car la menace des armes atomiques a été réduite", s'est félicité à Vienne le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, l'un des principaux artisans, avec son homologue iranien Jawad Zarif, de cet accord.

Samedi, l'AIEA a attesté que Téhéran avait respecté ses engagements en réduisant le nombre de ses centrifugeuses permettant d'enrichir de l'uranium, et en envoyant à l'étranger la quasi-totalité de son stock d'uranium faiblement enrichi. Elle a aussi établi que l'Iran avait retiré le coeur de son réacteur à eau lourde d'Arak.

"L'Iran ayant rempli ses engagements, aujourd'hui, les sanctions économiques et financières multilatérales et nationales sont levées", ont annoncé dans la foulée les chefs de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, et iranienne à Vienne.

Washington, l'UE et l'ONU ont précisé que cette décision avait un effet immédiat.

La levée de l'intégralité des sanctions sera échelonnée sur dix ans, et durant 15 ans les mesures pourront être automatiquement rétablies en cas de manquements de Téhéran. L'Iran a accepté de se soumettre à des inspections renforcées de l'AIEA.

Les embargos de l'ONU sur les armes conventionnelles et sur les missiles balistiques sont maintenus jusqu'en 2020 et 2023 respectivement.

Avec AFP

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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