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L'Iran et la Chine en faveur d'un "partenariat stratégique"

Les leaders iranien et chinois, samedi 23 janvier 2016.

L'Iran et la Chine ont décidé de renforcer leurs relations économiques avec l'ambition de les porter à un niveau de 600 milliards de dollars.

L'Iran et la Chine ont décidé de renforcer leurs relations économiques avec l'ambition de les porter à un niveau de 600 milliards de dollars, a déclaré samedi le président iranien Hassan Rohani à Téhéran où son homologue chinois était en visite officielle.

La visite de Xi Jinping, la première d'un président chinois en Iran depuis 14 ans, intervient une semaine après le début de la mise en oeuvre de l'accord nucléaire conclu entre l'Iran et les grandes puissances, dont la Chine, qui prévoit la levée d'une partie des sanctions internationales contre Téhéran.

Ces dernières années, la Chine, important partenaire de l'Iran, a maintenu des liens économiques étroits avec Téhéran mais la fin des sanctions va permettre de donner un coup de fouet à ces relations.

Les deux pays "se sont engagés à mener des négociations pour la signature d'un accord de coopération élargie sur 25 ans" et "de coopérer et avoir des investissements réciproques dans les différents domaines, notamment les transports, les ports, l'énergie, l'industrie et les services", selon un communiqué commun.

Selon le texte, la Chine envisage aussi des "investissements et des financements dans les industries de l'énergie en Iran".

Lors d'une conférence de presse avec M. Xi, le président iranien a indiqué que les deux responsables avaient évoqué le projet de "porter le niveau des relations (économiques, ndlr) à un niveau de 600 milliards de dollars dans dix ans".

Les échanges économiques entre les deux pays s'élevaient en 2014 à 52 milliards de dollars.

Selon les médias iraniens, 36% du commerce extérieur de l'Iran s'effectue avec la Chine, premier client du pétrole iranien.

Au total, dix-sept documents, notamment pour la coopération dans le domaine nucléaire, ont été signés lors de cette visite.

"La visite du président chinois est historique et aujourd'hui une nouvelle page s'ouvre dans les relations entre les deux pays", a déclaré M. Rohani.

"Nous avons une large entente dans tous les domaines, les relations bilatérales, les questions régionales et internationales, et nous avons décidé de construire des relations sur la base d'une partenariat (...) stratégique", a déclaré de son côté le président chinois.

Sur le plan diplomatique, "la Chine a salué le rôle constructif de l'Iran dans la lutte contre le terrorisme et en faveur du maintien de la paix et de la stabilité dans la région", selon le communiqué commun.

L'Iran chiite est le principal soutien du régime du président syrien Bachar al-Assad et s'oppose sur toutes les crises régionales, notamment la Syrie, l'Irak, le Yémen ou encore Bahreïn, à l'Arabie saoudite sunnite.

Accompagné par trois vice-Premier ministres et six ministres, le président chinois a également emmené avec lui une importante délégation économique.

Il a rencontré samedi soir le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a rappelé que Téhéran "n'oubliera jamais" le soutien de la Chine à l'Iran alors isolé par les sanctions internationales.

"La République islamique d'Iran a toujours cherché à avoir des relations avec des pays fiables et indépendants comme la Chine", a indiqué le guide suprême, selon son site internet.

"Les Occidentaux n'ont jamais été capables de gagner la confiance de la nation iranienne", a-t-il poursuivi.

Jeudi en Egypte, dans le cadre d'une tournée régionale, Xi Jinping avait promis une enveloppe de 55 milliards de dollars en prêts et investissements pour le Moyen-Orient, où la Chine veut également renforcer sa présence économique.

En Arabie saoudite, où le président chinois a entamé sa tournée régionale, M. Xi a inauguré mercredi avec le roi Salmane une raffinerie construite en partenariat entre les deux pays.

Le royaume saoudien est le plus gros fournisseur de pétrole de la Chine.

AFP

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

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