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Internet: Facebook clarifie le contenu

(Reuters)

Le statu quo n’est plus une option, explique Nicolas Arpagian, rédacteur en chef de la revue Prospective stratégique, en France.

Après Google, c’était au tour de Facebook de clarifier lundi ses règles sur ce qu’il est convenable de publier, concernant des sujets sensibles tels que la violence, les discours haineux ou encore l’apologie du terrorisme.

Les nouvelles normes annoncées par la plate-forme sont conçues pour créer un environnement où l’usager se sent encouragé à traiter les autres avec empathie et respect, précisent des responsables du groupe.

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Pourquoi cette décision ? Le statu quo n’est plus une option, explique Nicolas Arpagian, rédacteur en chef de la revue Prospective stratégique, et coordonnateur d'enseignements à l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Paris, France). Si Facebook, Google, Twitter et d'autres plateformes ne prennent pas des mesures, elles pourraient leur être imposées, déclare-t-il dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA).

« En quelque sorte ils craignent que la loi leur impose les mêmes responsabilités qu’un éditeur. C'est-à-dire comme un directeur de journal, de télévision ou radio, qui a la responsabilité intégrale de ce qui est diffusé sur son antenne ».

Jusqu’à présent, poursuit M. Arpagian, Facebook ou Google n’ont que la responsabilité d’un « hébergeur ». Donc, on leur signale des contenus qui posent problème, mais sans que cela engage leur responsabilité. Tout change, « a posteriori, ils vont se mettre à décider de retirer tel ou tel contenu, voire selon tel ou tel pays, de manière à respecter localement la règlementation ».

Toujours selon M. Arpagian, « il s’agit de montrer une bonne foi, une réactivité, car leur hantise, leur crainte, c’est qu’on la loi leur impose de faire eux-mêmes la sélection, le tri des informations qui sont mises en permanence sur leurs plateformes ». Ce qui représenterait un coût financier, et un coût humain puisqu’il leur faudrait alors y consacrer des ressources que ces grandes entreprises ne sont pas prêtes à leur allouer.

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Le Sénat formellement saisi contre Trump, procès en vue début février

Le président américain Donald Trump brandit une copie de la première page du quotidien USA Today montrant des nouvelles de son acquittement, à Washington, aux États-Unis, le 6 février 2020.

Les sénateurs américains prêtent serment mardi en tant que juges et jurés dans le cadre du second procès de mise en accusation de l'ancien président Donald Trump.

Le procès proprement dit ne commencera pas avant la semaine du 8 février, afin de donner aux législateurs qui feront office de procureurs et à l'équipe de défense de M. Trump le temps de se préparer. Ce délai supplémentaire permettra également au Sénat de confirmer un plus grand nombre de membres du gouvernement du président Joe Biden.

Les élus de la Chambre des représentants, qui font office de procureurs, ont fait leur entrée cérémoniale au Sénat lundi soir pour remettre l’acte de mise en accusation. Un acte qui accuse M. Trump d'incitation à l'insurrection dans le cadre de l'assaut du Capitole par une foule de ses partisans le 6 janvier. Une attaque qui a conduit à la mort de cinq personnes.

Le représentant Jamie Raskin (Maryland), ancien professeur de droit constitutionnel, va diriger l’équipe des démocrates.

De son côté, M. Trump a engagé l'avocat spécialiste de l'éthique et des élections Butch Bowers pour diriger sa défense aux côtés de Deborah Barbier, une ancienne procureure fédérale.

C’est le sénateur du Vermont Patrick Leahy, doyen des démocrates dans la chambre haute, qui présidera le procès de destitution, après le désistement du juge en chef de la Cour suprême, John Roberts.

La Constitution américaine prévoit que le chef de la Cour suprême préside les audiences de destitution d'un président, mais comme M. Trump a quitté le pouvoir le 20 janvier, le juge Roberts n’est pas tenu de présider.

Il faut une majorité de deux tiers pour que l’ancien président soit jugé coupable. Or le Sénat étant divisé entre 50 républicains et 50 démocrates, 17 républicains devraient se retourner contre l’ancien chef de l’exécutif, lui-même républicain, en supposant que tous les démocrates votent en bloc contre l'ancien président. Tâche herculéenne.

Les républicains sceptiques

Déjà, le No.2 des sénateurs républicains, John Cornyn (Texas), s’est dit opposé à une condamnation rétroactive de Donald Trump.

"Dans notre système, une des façons d'être puni est de perdre une élection", a déclaré M. Cornyn, estimant que l’ancien président ne mérite pas cette sanction supplémentaire.

Pour sa part, la sénatrice républicaine Joni Ernst (Iowa), a déclaré que s’il est vrai que M. Trump "a fait preuve d'un mauvais leadership", il serait injuste de lui faire porter le chapeau de l’assaut au Capitole. Pour elle, la responsabilité revient aux individus qui ont choisi de le faire de leur propre gré.

Des arguments battus en brèche par le nouveau leader de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer (New York).

"Il n'y a qu'une seule question en jeu. Une seule question à laquelle les sénateurs des deux partis devront répondre, devant Dieu et leur propre conscience : l'ancien président Trump est-il coupable d'incitation à l'insurrection contre les États-Unis ?", a déclaré M. Schumer.

"Il s'agit du crime le plus grave contre la Constitution que l'on puisse imaginer", a tweeté un autre démocrate, le sénateur Jeff Merkley (Oregon). "Chaque sénateur a été un témoin ; chaque sénateur a fait l'expérience de la menace qui pèse sur le fondement même de notre démocratie. Nous devons la traiter avec un sérieux absolu et conduire le procès en conséquence", a-t-il ajouté.

Si M. Trump est reconnu coupable, un autre vote devrait avoir lieu pour décider s’il doit être banni à vie de tout poste fédéral. Là, une majorité simple est requise.

Donals Trump, 74 ans, est le seul président américain en 245 ans d'histoire du pays à avoir été mis en accusation deux fois par la Chambre des représentants.

Biden déploie une stratégie de lutte contre la pandémie

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Un Kenyan extradé vers les États-Unis pour trafic présumé de cornes de rhinocéros

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Le chef de la Cour suprême ne va pas présider le 2e procès de Trump au Sénat

Le président américain Donald Trump brandit une copie de la Une du Washington Post qui annonce qu'il a été acquitté par le Sénat, le 6 février 2020.

Le juge en chef de la Cour suprême américaine, John Roberts, ne présidera pas le procès en destitution de l'ancien président Donald Trump prévu la semaine du 8 février, a-t-on appris de plusieurs sources.

M. Roberts, 65 ans, a intégré à la Cour en 2005 après avoir été nommé par l'ancien président George W. Bush.

Bien qu'il ait présidé le premier procès de mise en accusation de Donald Trump, il n'est pas obligé de le faire cette fois-ci, car M. Trump n'est plus président, selon la National Public Radio. "Roberts n'est pas constitutionnellement obligé de présider" cette fois-ci, conclut le média.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, une démocrate, a annoncé la semaine dernière que l'acte d'accusation contre M. Trump, un républicain mis en accusation par un vote majoritaire dans ses derniers jours au pouvoir, sera officiellement présenté au Sénat ce lundi.

Le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, écoute le président Donald Trump prononcer son premier discours sur l'état de l'Union au Capitole, à Washington, le 30 janvier 2018.
Le président de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts, écoute le président Donald Trump prononcer son premier discours sur l'état de l'Union au Capitole, à Washington, le 30 janvier 2018.

Selon la Constitution, le juge en chef de la Cour suprême supervise le procès de destitution d'un président en exercice. Mais comme le mandat de M. Trump a pris fin lorsque son successeur Joe Biden a prêté serment le 20 janvier, il n'est plus le président en exercice et, à ce titre, le juge en chef n'est pas tenu d'être présent.

Il reste donc deux possibilités.

Premièrement, le procès peut être présidé par le doyen des démocrates du sénat, le sénateur Patrick Leahy de l'État du Vermont. C'est la théorie avancée par le quotidien The Hill.

Une autre possibilité est que le procès soit dirigé par l'actuelle vice-présidente, Kamala Harris, qui, selon les lois américaines, préside les plénières du Sénat. Cette option est évoquée par Fox News.

Quoi qu'il en soit, la question même de savoir s'il est constitutionnel de mettre en accusation un président après qu'il ait quitté ses fonctions est sans précédent. Une question qui est aussi susceptible de raviver les tensions partisanes qui ont existé lors des élections controversées de 2020.

Le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky) arrive pour le début du procès de mise en accusation du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2020.
Le sénateur républicain Rand Paul (Kentucky) arrive pour le début du procès de mise en accusation du président américain Donald Trump au Capitole à Washington, États-Unis, le 16 janvier 2020.

Les sénateurs républicains ont déjà exprimé leur réticence à l'égard de cette mise en accusation rétroactive. Dimanche, le sénateur de Floride Marco Rubio a déclaré que la procédure est "stupide", tandis qu'un collègue républicain, Rand Paul du Kentucky, a déclaré sans ambages que la procédure serait "illégitime" en l’absence du juge Roberts.

Pour rappel, Donald Trump a été mis en accusation à deux reprises par la Chambre des représentants, qui est contrôlée par les démocrates. La première mise en accusation a eu lieu en janvier 2020, déclenchée par un appel téléphonique controversé avec le président de l'Ukraine. M. Trump a été acquitté par le sénat. La deuxième mise en accusation par la chambre basse a eu lieu le 13 janvier. Aucun autre président américain n'a été mis en accusation plus d'une fois.

Les 17 premiers décrets de l’ère Biden
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Procès de Trump : les sénateurs prennent le relai

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