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Inondations en Caroline du Sud avec l'arrivée de l'ouragan Dorian, bilan alourdi aux Bahamas

Une vue des dégâts et des destructions causés par l'ouragan Dorian aux Bahamas, le jeudi 5 septembre 2019.

L 'ouragan Dorian est arrivé jeudi au large des Etats-Unis, longeant vers le nord les côtes de la Caroline du Sud où il a provoqué des inondations et des coupures d'électricité, après avoir dévasté les Bahamas où le bilan s'est alourdi à 30 morts.

La houle et les fortes pluies qui précèdent le cyclone ont inondé les rues désertées de Charleston, en Caroline du Sud, où il est tombé par endroits jusqu'à 180 mm d'eau. Sur le front de mer historique de la ville, les prévisionnistes s'attendent à une montée des eaux pouvant atteindre les deux mètres.

Plus de 260.000 habitations et commerces ont été privés d'électricité dans la soirée en Caroline du Sud et en Géorgie, selon un site internet spécialisé indiquant l'état du réseau électrique. Dans son dernier point jeudi soir, le Centre national américain des ouragans (NHC), basé à Miami, localisait l'"oeil" de Dorian à 60 km à l'est de Charleston, avec des vents soutenus soufflant à 160 km/h.

L'état d'urgence a été déclaré dans les Caroline et en Virginie. Les écoles ont été fermées, des abris ouverts, la garde nationale se tient prête et les autorités ont imploré les habitants de prendre au sérieux les mises en garde. Dans les seules Carolines, plus de 900.000 personnes ont reçu ordre d'évacuer leur foyer. Impossible de dire combien ont obtempéré.

Quatre décès liés à la dépression ont été signalés aux Etats-Unis, trois dans le comté d'Orange, en Floride, et un en Georgie, un octogénaire qui a chuté d'un échelle alors qu'il tentait de barricader sa maison. Dorian, qui avait touché terre dimanche aux Bahamas alors qu'il était classé en catégorie 5 - la plus élevée sur l'échelle de Saffir-Simpson - avant de perdre en puissance, s'est de nouveau renforcé en remontant le long des côtes de Floride.

Selon un nouveau bilan toujours provisoire, rapporté par des représentants à la chaîne de télévision CNN, au moins 30 personnes ont été tuées aux Bahamas. Près de 70.000 autres ont besoin d'aide humanitaire urgente, d'après les Nations unies Les îles Abacos, dans le nord de l'archipel, ont été les plus touchées, dévastées par des vents approchant les 300 km/h.

Des images aériennes montrent l'ampleur des dégâts: le port, des magasins, des maisons, un hôpital et les pistes d'atterrissage de l'aéroport sont détruits partiellement ou en totalité. Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a annoncé avoir livré des rations alimentaires.

Il met parallèlement en place un pont aérien depuis le Panama pour acheminer des générateurs électriques et des bâtiments préfabriqués afin d'équiper des plateformes logistiques de distribution de l'aide.

Un navire de la Royal Navy britannique a été dépêché sur place, de même que 150 militaires jamaïcains. Le coût du passage de Dorian sur les Bahamas est estimé pour l'heure à 7 milliards de dollars, selon une étude préliminaire de la firme de consultants Karen Clark & Co.

Avec Reuters

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Le nouveau président du Pérou réforme la police et évince 15 généraux

Francisco Sagasti, président par intérim du Pérou, à Lima, le 16 novembre 2020 (AFP)

Le nouveau président du Pérou, Francisco Sagasti, a ordonné une réforme de la police, en a changé le dirigeant et évincé 15 généraux, en réponse à la répression violente de manifestations menée par le gouvernement antérieur.

"J’ai pris la décision de nommer le général César Augusto Cervantes nouveau commandant de la police", a annoncé lundi à la télévision le dirigeant par intérim du pays, le centriste Francisco Sagasti, six jours après avoir accédé au pouvoir en remplacement du gouvernement éphémère de Manuel Merino.

Le général Cervantes remplace le général Orlando Velasco, qui était à la tête de la police depuis le 7 août. Ce dernier n'avait pourtant pas été tenu responsable de la répression violente des manifestations de la mi-novembre, parce qu’il était en congé de maladie.

Quinze généraux de la police ont été mis à la retraite, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Ruben Vargas, à la radio RPP. "Nous voulons une police qui continue à défendre la démocratie, les droits fondamentaux, qui nous rende la sécurité", a commenté le ministre.

Une mission de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits humains s’est rendue à Lima pour obtenir des informations sur la répression policière des manifestations contre le précédent président, Manuel Merino, qui avait abouti à la mort de deux jeunes protestataires de 22 et 24 ans, le 14 novembre à Lima.

L’utilisation de fusils tirant des plombs de chasse et des billes de verre avait également fait une centaine de blessés dans la capitale. Des cas de sévices sexuels avaient été rapportés, sur des femmes détenues dans des postes de police.

Des enquêtes sont en cours pour établir les responsabilités.

Francisco Sagasti est devenu le 17 novembre le nouveau chef de l'Etat par intérim, avec la tâche de mettre fin à la profonde crise politique qui secoue ce pays sud-américain et de le conduire aux élections générales d'avril 2021.

Il est le troisième à occuper ce poste en un peu plus d'une semaine.
Le 9 novembre, les députés avaient voté la destitution du populaire président Martin Vizcarra (centre-droit) pour des soupçons de corruption lorsqu'il était gouverneur en 2014.

Le chef du Parlement, l'opposant Manuel Merino, avait pris les rênes du pays, provoquant la colère de milliers de manifestants qui dénonçaient ce qu'ils considéraient comme un "coup d'Etat" parlementaire.

Après cinq jours de manifestations violemment réprimées, M. Merino, lâché par la classe politique, avait finalement démissionné.

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