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Inauguration d'un nouveau port pour désengorger l'économie au Gabon


Vue sur la construction d'un hôpital à Owendo, le port de Libreville, le 11 octobre 2012.
Vue sur la construction d'un hôpital à Owendo, le port de Libreville, le 11 octobre 2012.

Le Gabon a officiellement inauguré samedi soir le nouveau port international d'Owendo, près de Libreville, construit par le groupe singapourien Olam et dont la gestion sera en partie assurée par le géant logistique français Bolloré.

Construit en 18 mois, et d'un coût d'environ 300 millions de dollars, ce port est une modernisation du port existant en périphérie sud-est de la capitale, principale voie d'entrée des marchandises sur la façade atlantique de ce pays enclavé d'Afrique Centrale.

Son quai d'accostage a été prolongé jusqu'à plus de 600 mètres, permettant d'accueillir plusieurs navires et gonflant sa capacité à 150.000 conteneurs et 3 millions de tonnes par an, selon son opérateur, le consortium GSEZ (Gabon Special Economic Zone).

Sa mise en service vise à désengorger l'économie gabonaise, accélérer les échanges -aussi bien à l'import qu'à l'export- en apportant des nouveaux outils et aussi un outil portuaire plus efficace, avec une diminution des coût de passage des conteneurs, selon GSEZ.

Opérationnel depuis juin, le nouveau port d'Owendo s'étend désormais sur 18 hectares, avec des infrastructures modernes, dont d'immenses grues portiques et girafes, mises en scène samedi soir dans un spectacle son et lumière au cours d'une cérémonie d'inauguration officielle en présence du président Ali Bongo Ondimba.

"Porte d'entrée et de sortie en Afrique centrale", ce port est "un instrument de lutte contre la vie chère, son impact sera immédiat pour les Gabonais, nous y veillerons", a déclaré à cette occasion le président Ali Bongo, saluant un "jour historique" pour les populations confrontées à un coût de la vie particulièrement élevé.

Il sera un outil "de diversification et de compétitivité de l'économie locale", alors que "l'Etat gabonais n'a pas dépensé d'argent" sur ce projet, fruit d'un "partenariat public-privé entre des entreprises internationales de référence", s'est félicité le chef de l'Etat gabonais.

La construction et la mise en service de cette nouvelle infrastructure portuaire, chantier emblématique pour le pouvoir gabonais, a été au coeur d'un bras de fer entre Olam International (principal actionnaire de GSEZ) et Bolloré, jusqu'ici en situation de monopole au Gabon selon une convention de concession signée en 2007.

Cet accord donnait la gestion et l'exploitation exclusive du port d'Owendo au géant logistique français (via sa filiale locale STCG), qui avait porté plainte en avril dernier devant une cour d'arbitrage à Paris, mais a finalement trouvé un accord ces dernières semaines avec l'Etat gabonais et son concurrent singapourien Olam.

Dans son discours, le président Ali Bongo a remercié Cyrille Bolloré, fils de Vincent Bolloré et patron de la filiale Bolloré Transport and Logistics, présent samedi soir à Owendo, saluant "un partenaire historique qui a su s'adapter à nos exigences".

Il a également rendu un hommage appuyé à Olam, et au patron de sa filiale locale, Gagan Gupta, pour le "miracle" de ce chantier réalisé "en un temps record", alors qu'Olam est aujourd'hui un acteur clé de l'économie gabonaise (notamment dans l'huile de palme).

Avec AFP

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