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Impeachment: Premières auditions publiques le 13 novembre.

Le président de la comission du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff à Capitol Hill, à Washington, le jeudi 31 octobre 2019. (Photo AP / Susan Walsh)

Trois diplomates américains ayant fait part de leur inquiétude sur la position adoptée par Donald Trump dans ses échanges avec l'Ukraine seront auditionnés publiquement par le Congrès la semaine prochaine dans le cadre de l'enquête pour destitution ("impeachment") visant le président républicain.

Les commissions de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, qui mènent l'enquête ont publié mercredi la retranscription de l'audition à huis clos du plus haut diplomate américain en Ukraine. D'après le document, William Taylor a déclaré le mois dernier devant les parlementaires que Donald Trump a conditionné le déblocage d'une aide financière à l'Ukraine à l'ouverture par Kiev d'une enquête sur la compagnie énergétique ukrainienne Burisma dans le but de nuire à Joe Biden, favori de la course à l'investiture démocrate que Trump pourrait donc affronter lors de l'élection présidentielle de novembre 2020.

Le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis en Ukraine doit de nouveau être entendu par la commission du Renseignement de la Chambre, cette fois lors d'une audience télévisée, le 13 novembre. Un autre diplomate ayant travaillé en Ukraine, George Kent, sera aussi auditionné à cette date. Marie Yovanovitch, qui a été subitement limogée en mai dernier de son poste d'ambassadrice en Ukraine, doit elle être entendue publiquement par les commissions de la Chambre le 15 novembre. Elle a déjà été interrogée à huis clos par les parlementaires dans le cadre de la procédure.

Selon le document communiqué par les commissions, William Taylor a souligné lors de son audition à huis clos que l'idée de bloquer une aide militaire au profit d'une campagne politique domestique était selon lui une "folie". Ce témoignage alimente la thèse des démocrates selon laquelle Donald Trump a demandé une contrepartie à Kiev pour les 391 millions de dollars d'aide destinés à faire face aux séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine - une aide provisoirement suspendue par le président républicain après qu'elle fut approuvée par le Congrès.

La Chambre des représentants a donné jeudi dernier son feu vert à la poursuite de la procédure de destitution contre Donald Trump, en définissant les règles des auditions publiques à venir au Congrès, cherchant ainsi à neutraliser l'argument invoqué par les républicains selon lesquels la procédure était illégitime sans vote en séance plénière à la Chambre.

Face à cette procédure, la Maison blanche a prévu de recruter deux conseillers dans le but d'adopter une stratégie de défense de Donald Trump plus offensive, a déclaré mercredi un haut représentant de l'administration. Il a ajouté que la présidence américaine avait débuté une enquête interne sur les événements entourant l'entretien téléphonique du 25 juillet dernier entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodimir Zelenski qui a provoqué le déclenchement de l'enquête.

Un membre des services du renseignement américain a lancé l'alerte sur cette conversation téléphonique, soupçonnant le président américain d'avoir fait pression sur Kiev pour servir ses propres intérêts politiques.

Avec Reuters

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L'administration Trump lance officiellement le processus de transition

Le président américain élu Joe Biden au théâtre qui lui sert de quartier général de transition à Wilmington, dans le Delaware, aux États-Unis, le 10 novembre 2020.

Lundi, l'administration Trump a officiellement reconnu que Joe Biden avait remporté les élections et qu'il avait donc le droit d'accéder aux ressources prévues pour la période de transition jusqu'au 20 janvier, date à laquelle le président élu est censé prêter serment.

Dans une lettre adressée à l'ancien vice-président, la responsable de l'Administration des services généraux (GSA), Emily Murphy, a écrit : "J'ai déterminé que vous pouvez accéder aux ressources et services post-électoraux".

Plus précisément, écrit-elle, M. Biden pourront disposer de 6,3 millions de dollars, plus 1 million pour l'orientation et l'intégration de l'équipe entrante.

Cette décision ouvre la voie au début de la transition et permet à M. Biden de coordonner avec les agences fédérales les plans de gestion des affaires courantes jusqu’à la passation du pouvoir.

En plus d'avoir accès aux fonds alloués pour la transition, l'équipe Biden peut désormais demander des enquêtes de moralité pour les personnes qui sont envisagées pour des postes clés.

Covid-19: La CDC autorise le recours à un traitement expérimental aux anticorps

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Plainte contre une appli accusée d'avoir permis à l'armée américaine de collecter des données

Géolocalisation via les applications de smartphone.

L'application de prières Muslim Pro, qui revendique 95 millions d'utilisateurs, est visée par une plainte à Paris de dizaines d'utilisateurs français, qui l'accusent d'avoir vendu des données personnelles à une société renseignant in fine l'armée américaine, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Ces utilisateurs, dont la plainte a été dévoilée par la radio RTL et doit être déposée mardi à Paris, réclament une enquête pour "atteinte aux droits de la personne résultant des fichiers ou des traitements informatiques", "abus de confiance", "mise en danger de la vie d’autrui" et "complicité d’assassinat".

Cette action judiciaire fait suite à la publication le 16 novembre d'une enquête du média en ligne Vice, affirmant que des services de l’armée américaine achètent les données de géolocalisation d’utilisateurs d’applications privées à travers le monde.

Dans le cas de Muslim Pro, dont l'option de géolocalisation permet de déterminer l'heure de la prière, des données ont été vendues à "une société appelée X-Mode, qui obtient les données de localisation directement des applications, puis vend ces données à des sous-traitants et, par extension, à l'armée", explique Vice.

"Le commandement des opérations spéciales des États-Unis (USSOCOM) a acheté un accès aux données de Locate X pour aider aux opérations des forces spéciales à l'étranger", affirme Vice. Le média soulève la question d'un possible usage de ces données par les Etats-Unis pour mener des exécutions extrajudiciaires contre des suspects de "terrorisme" via des frappes de drone, précisant n'en avoir pas eu connaissance à ce jour.

Dans un communiqué le 17 novembre, Muslim Pro a annoncé sa décision "de mettre fin à (ses) relations avec tous les partenaires de données, y compris X-Mode", leur partenaire depuis quatre semaines.

L'entreprise, fondée par un Français et basée à Singapour, affirme avoir "lancé une enquête interne (...) pour confirmer que toutes les données des utilisateurs ont été traitées conformément à toutes les exigences existantes".

Les avocats des plaignants, Xavier Nogueras, Vincent Brengarth et William Bourdon, sollicitent "une enquête sur des faits d’une gravité certaine qui, s’ils sont établis, apparaissent clairement être un cas d’école de l’instrumentalisation pouvant être faite de données personnelles des utilisateurs".

"Des logiques économiques pulvérisent l'impératif de protection de la vie privée", dénoncent-ils dans une déclaration à l'AFP.

Menacé de sanctions, Western Union ferme ses bureaux à Cuba

Un bureau de Western Union à La Havane, le 28 décembre 2010 (Reuters)

Le groupe américain de transfert d'argent Western Union a fermé lundi ses bureaux à Cuba sous la pression de Washington, empêchant des milliers de Cubains de recevoir de l'argent envoyé par leurs familles installées à l'étranger.

"Le gouvernement des Etats-Unis: unique responsable de la fin ce jour (lundi) des envois (d'argent) par Western Union", a réagi sur Twitter le président cubain Miguel Diaz-Canel.

La fin des activités de Western Union, qui possède plus de 400 agences dans tout le pays, met un coup d'arrêt aux "circuits officiels et sûrs pour l'envoi d'argent" de l'étranger et notamment des Etats-Unis et incite à "l'illégalité" pour effectuer ces transferts, a ajouté le quotidien d'Etat Granma.

La fermeture du groupe américain fait suite à une décision de Washington d'inclure Fincimex, le partenaire local de Western Union, dans une liste du département du Trésor de plus de 200 entreprises cubaines, toutes gérées par les militaires selon le gouvernement américain, et avec lesquelles aucune entreprise américaine ne peut faire des affaires.

Précieux soutien au quotidien de nombreuses familles sur l'île, les "remesas" - envois d'argent de Cubains à l'étranger vers leurs proches restés au pays - étaient estimées en 2017 par l'économiste Carlos Mesa-Lago à 3,5 milliards de dollars par an, soit plus que le tourisme.

Mais l'embargo de Washington, en vigueur depuis 1962, n'a cessé d'être renforcé sous le mandat du président américain Donald Trump, compliquant notamment les transferts d'argent vers Cuba.

Les Cubains espéraient toutefois lundi que la suspension des activités de Western Union sur l'île serait temporaire après les déclarations du président-élu Joe Biden.

Ce dernier a annoncé que ses premières mesures vis-à-vis de l'île socialiste seraient le rétablissement des "remesas" ainsi que des voyages des Américains à Cuba.

Transition américaine: les démocrates de plus en plus frustrés

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