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Immigration : Barack Obama se tourne vers la Cour suprême

Barack Obama, Washington, 6 novembre 2015

L'administration Obama a décidé de se tourner vers la Cour suprême des Etats-Unis pour qu'elle se prononce sur la légalité de sa réforme visant à offrir à plusieurs millions d'immigrants en situation irrégulière une perspective de régularisation.

Le président américain a présenté fin 2014 une série de mesures sur l'immigration lui permettant de contourner le Congrès, farouchement opposé à ses propositions, mais une cour d'appel fédérale a bloqué lundi ces mesures.

"Le ministère de la Justice entend solliciter la Cour suprême des Etats-Unis", a indiqué mardi son porte-parole Patrick Rodenbush.

Quelque 11 millions de personnes, dont une grande partie de Mexicains, vivent et travaillent clandestinement aux Etats-Unis, certains depuis de très longues années.

Mesure-phare annoncée par M. Obama il y a un an: tout clandestin vivant depuis plus de cinq ans aux Etats-Unis et ayant un enfant américain ou titulaire d'un statut de résident permanent doit pouvoir demander un permis de travail de trois ans.

Vent debout depuis le premier jour contre des décisions présidentielles qu'ils jugent anticonstitutionnelles, les gouverneurs conservateurs de plusieurs Etats américains ont saisi la justice.

Une cour fédérale du Texas leur a donné raison en février. Lundi, une cour d'appel fédérale de La Nouvelle-Orléans, saisie par l'exécutif américain, a refusé de revenir sur la décision du tribunal texan.

La réforme du système d'immigration était l'une des principales promesses de campagne de Barack Obama, en 2008 comme en 2012. "Notre voyage ne sera pas terminé tant que nous n'aurons pas trouvé une meilleure façon d'accueillir les immigrés pleins d'espoir qui voient les Etats-Unis comme le pays du possible", déclarait-il en janvier 2013, lors de son discours d'investiture pour un deuxième mandat.

Mais après une série de revers au Congrès vis-à-vis duquel il estime avoir fait preuve d'une "patience extraordinaire", M. Obama a choisi, à deux ans de la fin de son mandat, d'agir par décrets sans attendre le vote d'une hypothétique loi.

Début 2013, après la rédaction d'un projet de loi au Sénat par des ténors des deux partis, un compromis semblait possible. Mais la perspective d'un accord au Congrès s'est vite éloignée et les discussions sont dans l'impasse depuis.

Depuis les régularisations massives de 1986, sous Ronald Reagan, toutes les tentatives de réforme du système d'immigration ont échoué.

Avec AFP

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Au Mur des Lamentations, Pompeo offre à Netanyahu une image symbolique

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devant le Mur des Lamentations

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu jeudi le premier haut responsable américain à visiter le Mur des Lamentations avec un Premier ministre israélien, une image symbolique et un coup de pouce à Benjamin Netanyahu, engagé dans une bataille incertaine pour sa réélection.

L'administration américaine de Donald Trump semble vouloir mettre tout son poids dans la balance pour soutenir le Premier ministre d'Israël à l'approche des élections législatives du 9 avril.

En plein déplacement de son secrétaire d'Etat, M. Trump s'est prononcé sur Twitter pour la reconnaissance de "la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée en 1967 par Israël puis annexée.

"Merci président Trump!", a aussitôt réagi Benjamin Netanyahu sur Twitter, en saluant une décision "courageuse".

Le chef du gouvernement israélien avait encore réclamé la veille, en présence de Mike Pompeo, que la communauté internationale fasse ce pas au nom de sa sécurité. Reconnaître formellement l'annexion du Golan serait une nouvelle entorse à la tradition diplomatique américaine et au consensus international.

Mike Pompeo a en tout cas rompu avec la pratique lors de sa visite à Jérusalem. Devant les caméras, il s'est recueilli avec Benjamin Netanyahu face au Mur des Lamentations, le site de prière le plus sacré pour les juifs. Les deux hommes ont ensuite, chacun à leur tour, glissé leur prière inscrite sur un petit papier entre les pierres de l'imposante muraille.

"Il est important" et "symbolique qu'un haut responsable américain s'y rende avec un Premier ministre d'Israël", a expliqué le chef de la diplomatie américaine, évoquant un "lieu très important pour de nombreuses religions".

- Une aura -

Mais ce geste apparaît surtout comme une nouvelle étape dans la révision de la position américaine à l'égard de Jérusalem engagée par Donald Trump, qui avait lui-même été en 2017 le premier président des Etats-Unis en exercice à se rendre au Mur des Lamentations.

Ce site se trouve en effet à Jérusalem-Est, dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer.

La communauté internationale juge illégale cette annexion, et renvoie le statut final de la Ville sainte à des négociations de paix.

Mais Donald Trump a lui reconnu unilatéralement fin 2017 Jérusalem comme capitale d'Israël, ce qui lui vaut les remontrances de nombreux autres pays, la colère des Palestiniens, mais aussi une aura particulière auprès des Israéliens.

Le sort de la ville est une des clés de toute résolution du conflit israélo-palestinien, puisque l'Etat hébreu la considère comme sa capitale "indivisible" alors que les Palestiniens revendiquent sa partie orientale comme capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Netanyahu à Washington -

Tous ces gestes américains "devraient être accompagnés de déclarations montrant que les Etats-Unis envisagent aussi qu'à l'issue d'éventuelles négociations, la capitale d'un Etat palestinien puisse voir le jour dans Jérusalem-Est", estime Dan Shapiro, ambassadeur en Israël de l'ex-président Barack Obama. Ce qui n'est pas le cas.

Aaron David Miller, ancien diplomate américain, juge que la visite Pompeo-Netanyahu au Mur des Lamentations vise à montrer clairement "que cette administration est la plus pro-israélienne de l'histoire".

"A moins de trois semaines des élections israéliennes, pas besoin d'être un grand spécialiste du Moyen-Orient pour comprendre que l'administration fait tout son possible, en surfant sur la popularité de Trump en Israël, pour démontrer que Netanyahu est indispensable", dit à l'AFP cet expert du cercle de réflexion Wilson Center à Washington.

Le Premier ministre israélien, au pouvoir depuis une décennie, multiplie de son côté les occasions de s'afficher auprès des dirigeants américains, et se rendra la semaine prochaine à Washington auprès du locataire de la Maison Blanche. Ce nouveau voyage sera aussi l'occasion pour Benjamin Netanyahu de s'afficher à la grand-messe du puissant lobby pro-Israël Aipac.

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