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Idleb : l'ONU craint une "catastrophe humanitaire", Moscou dément viser des civils

Vladimir Safronkov, ambassadeur adjoint de la Russie au Conseil de sécurité, lors d’une conférence de presse au siège de l'ONU, 19 février 2016.

L'ONU a sonné l'alarme vendredi sur le risque d'une "catastrophe humanitaire" à Idleb en Syrie si les violences s'y poursuivent, lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité au cours de laquelle la Russie a démenti viser des civils.

"Nous appelons toutes les parties à cesser les hostilités", a déclaré l'Américaine Rosemary DiCarlo, secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques. "On risque la catastrophe humanitaire", a-t-elle averti lors de cette session demandée par la Belgique, l'Allemagne et le Koweit, la deuxième en une semaine.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Mark Lowcock, a lui parlé "d'escalade effrayante", avec de plus en plus de barils d'explosifs largués depuis les airs. Il a également évoqué un "cauchemar humanitaire". "Près de 80.000 personnes n'ont nulle part où aller", "s'abritent dans des champs ou sous des arbres", a-t-il dit.

Ce responsable a indiqué ne pas être en mesure de dire qui sont les responsables des bombardements.

Certains d'entre eux "sont clairement organisés par des gens ayant accès à des armes sophistiquées, incluant une armée de l'Air moderne et des armes de précisions et intelligentes", a-t-il déclaré, en affirmant que "18 installations médicales ont été touchées" depuis le 28 avril.

- Hôpitaux visés -

"Ni l'armée syrienne, ni l'armée russe ne visent des civils ou des installations civiles", a assuré l'ambassadeur de la Russie à l'ONU, Vassily Nebenzia. "Nos cibles sont les terroristes" et "nous réfutons toutes les accusations de violation du droit humanitaire international", a-t-il affirmé.

"Il n'y a pas d'attaque aléatoire contre la population civile", a abondé son homologue syrien, Bashar Ja'afari.

Lors de leurs interventions, les Etats-Unis et la France ont évoqué respectivement "une réponse immédiate" et une disponibilité "à réagir" en cas d'utilisation d'armes chimiques dans la province d'Idleb (nord-ouest).

"L'offensive en cours ne relève pas de la lutte contre le terrorisme" mais d'une "reconquête" de territoires, a estimé l'ambassadeur français, François Delattre.

Son homologue turc, Feridun Sinirlioglu, dont le pays est co-garant avec la Russie et l'Iran d'une zone dite "de désescalade" et d'un cessez-le-feu dans la province d'Idleb, a aussi rejeté l'argument d'une lutte antiterroriste. "Une catastrophe se profile à l'horizon" et "le régime syrien cible délibérément des civils, des écoles, des hôpitaux", a-t-il dénoncé.

Depuis deux jours, un groupe turco-russe travaille sur les moyens de faire respecter la "désescalade" dans le nord-ouest syrien, a aussi indiqué le diplomate turc sans autre précision.

Depuis fin avril, les forces syriennes et leurs alliés russes ont intensifié les attaques contre la province d'Idleb (nord-ouest), zone décrétée "de désescalade" depuis septembre, faisant planer la crainte d'une offensive pour reprendre le contrôle de cette dernière enclave tenue par des groupes djihadistes.

Les attaques syriennes et russes visent des territoires contrôlés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et d'autres groupes djihadistes. Quelque 3 millions de personnes vivent dans la province d'Idleb dont un million d'enfants.

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Trump: si Téhéran "veut se battre", ce sera "la fin officielle de l'Iran"

Le 14 mai 2019, le président Donald Trump s'adresse aux médias sur la pelouse sud de la maison blanche à Washington.

Le président américain Donald Trump a menacé l'Iran de destruction en cas d'attaque contre des intérêts américains, alors que les relations entre Téhéran et Washington sont extrêmement tendues depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines en novembre dernier.

"Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", a lancé dimanche M. Trump sur Twitter.

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont exacerbées, alors que les Etats-Unis ont annoncé le déploiement dans le Golfe du porte-avions Abraham Lincoln et de bombardiers B-52, invoquant des "menaces" de la part de l'Iran.

L'administration Trump a ordonné au personnel diplomatique non-essentiel de quitter l'Irak, citant des menaces émanant de groupes armés irakiens soutenus par l'Iran.

Dimanche, une roquette Katioucha, a été tirée contre la Zone Verte à Bagdad, qui accueille des institutions gouvernementales et ambassades, dont celle américaine. Il n'était pas clair dans l'immédiat qui était derrière cette attaque.

Les relations américano-iraniennes sont au plus bas depuis que le président Trump a décidé, il y a un an, de se retirer de l'accord international conclu en 2015, visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions contre Téhéran, et depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran, en novembre dernier.

La presse américaine spécule sur des divergences au sein du cabinet de M. Trump sur la manière de traiter le dossier iranien.

Selon les médias américains, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton fait pression en faveur d'une ligne dure contre l'Iran, mais d'autres au sein de l'administration sont opposés. M. Trump lui-même a dit récemment qu'il avait dû "tempérer" John Bolton.

- L'Iran minimise le risque d'une guerre -

Pour sa part, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a cependant minimisé samedi la possibilité d'une nouvelle guerre dans la région. A l'issue d'une visite en Chine, M. Zarif s'est dit "certain (...) qu'il n'y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran dans la région", a rapporté l'agence officielle Irna.

L'Arabie saoudite a demandé samedi la convocation de sommets du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de la Ligue arabe, à la suite du sabotage de navires dans le Golfe et d'attaques contre des stations de pompage dans le royaume.

Ces deux sommets extraordinaires auxquels Ryad invite ses partenaires se tiendraient le 30 mai prochain à La Mecque "pour discuter de ces agressions et de leurs conséquences sur la région", a indiqué l'agence de presse officielle saoudienne.

Il s'agit "de se consulter et de se coordonner avec les dirigeants frères" à propos de "tous les sujets susceptibles de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région".

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a affirmé que son pays "ne veut pas une guerre" avec l'Iran et "va tout faire pour la prévenir", tout en assurant que Ryad est prêt "à se défendre et à défendre ses intérêts" si l'autre partie choisit d'aller vers la guerre.

- Hausse des stocks mondiaux de pétrole -

Les alliés régionaux du royaume ont salué l'invitation saoudienne. Le ministère des Affaires étrangères des Emirat arabes unis a indiqué que dans les "circonstances critiques" actuelles les pays du Golfe et arabes devaient faire preuve d'unité.

Dimanche, lors d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont inquiétés d'une hausse des stocks mondiaux de pétrole. Les pays exportateurs ont affirmé leur détermination à stabiliser le marché malgré les tensions dans le Golfe.

Les pays de l'Opep sont "unanimes dans leur volonté de continuer à travailler pour arriver à la stabilité entre l'offre et la demande", a indiqué le ministre de l'Energie saoudien Khaled al-Faleh, dont le pays est le premier exportateur mondial de pétrole.

Malgré la chute des exportations de pétrole vénézuélien -- provoquée par la crise politique à Caracas -- et iranien, et en dépit de la baisse de la production des membres de l'Opep, les stocks de brut continuent d'augmenter, selon les Emirats.

Egalement membre de l'organisation, l'Iran, dont le secteur pétrolier est frappé par des sanctions américaines, était absent de la rencontre.

Principal rival régional du royaume saoudien, l'Iran a été montré du doigt par Ryad après des attaques contre un oléoduc saoudien revendiquées par les rebelles yéménites soutenus par Téhéran, qu'une coalition militaire sous commandement saoudien combat au Yémen.

Ces attaques sont intervenues quelques jours après des "actes de sabotage" non revendiqués dans le Golfe qui ont touché entre autres des pétroliers saoudiens. Ryad a néanmoins assuré dimanche que la sécurité de son industrie pétrolière était "solide".

Avec AFP

Inquiétude de Ryad et Abou Dhabi sur une hausse des stocks mondiaux de pétrole

Le prince Mohammed ben Salmane participe à la cérémonie de remise de diplôme à la King Faisal Air College à Riyad, Arabie Saoudite, le 25 janvier 2017

L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont inquiétés dimanche d'une hausse des stocks mondiaux de pétrole, à l'ouverture d'une réunion de l'Opep se tenant dans un contexte de vives tensions dans le Golfe qui menacent les approvisionnements mondiaux en brut.

"Nous voyons que les stocks (de pétrole) augmentent", a déclaré le ministre de l'Energie saoudien, Khaled al-Faleh, à Jeddah en Arabie saoudite, où sont réunis les principaux membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres producteurs majeurs, dont la Russie.

"Aucun de nous ne veut voir les stocks (de pétrole) enfler de nouveau, nous devons être prudents", a-t-il ajouté, en référence à la situation fin 2018 qui avait conduit à une chute des prix de l'or noir. L'Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de pétrole.

La réunion de l'Opep intervient dans un contexte d'escalade des tensions dans le Golfe et de guerre psychologique entre les Etats-Unis et l'Iran.

Egalement membres de l'organisation, les Iraniens --dont les exportations de pétrole sont touchées de plein fouet par des sanctions américaines-- sont absents de la rencontre.

Leur pays devrait toutefois être au coeur des discussions après des attaques contre un oléoduc saoudien revendiquées par les rebelles yéménites soutenus par Téhéran, qu'une coalition militaire sous commandement saoudien combat au Yémen.

Ces attaques sont intervenues quelques jours après des "actes de sabotage" non revendiqués dans le Golfe qui ont touché entre autres des pétroliers saoudiens.

- Assouplissement ? -

Aucune décision ne devrait être prise dimanche par l'organisation, qui devrait formuler des recommandations avant une réunion-clé fin juin à laquelle participera l'Iran.

Les producteurs réunis à Jeddah devraient en revanche examiner le respect d'engagements pris l'an dernier sur une baisse de la production.

Les Emirats ont appelé à maintenir le niveau de production de pétrole décidé par l'Opep, qui inclut une baisse de production d'un niveau de 1,2 million de barils par jour depuis janvier.

"Je ne pense pas (...) qu'un assouplissement de la baisse de la production de pétrole soit la bonne mesure" au vu des conditions prévalant actuellement sur le marché, a fait valoir le ministre émirati de l'Energie, Souheil al-Mazrouei.

Le président américain Donald Trump avait lui affirmé en avril que l'Arabie saoudite et d'autres pays de l'Opep avaient accepté d'augmenter leur production pour faire baisser les cours.

"Nous sommes prêts, notamment, à examiner l'assouplissement de certains paramètres et un rétablissement partiel de la production, si la demande augmente", a déclaré dimanche le ministre russe de l'Energie Alexander Novak, cité par les agences de presse russes.

Malgré la chute des exportations de pétrole vénézuélien --provoquée par la crise politique à Caracas-- et iranien, et en dépit de la baisse de la production des membres de l'Opep, les stocks de brut continuent d'augmenter, avait affirmé Souheil al-Mazrouei à son arrivée à Jeddah samedi.

Les producteurs doivent encore s'efforcer d'équilibrer le marché, avait-il ajouté.

L'Opep et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont indiqué que la production mondiale de pétrole avait baissé en avril en raison de la décision de limiter les extractions et du renforcement des sanctions américaines contre l'Iran.

Selon l'AIE, la production iranienne de brut était de 2,6 millions de barils par jour en avril, contre 3,9 millions en avril 2018, un mois avant le retrait unilatéral de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. Un retrait qui s'est traduit par le rétablissement des sanctions contre Téhéran.

A son plus bas niveau en cinq ans, la production iranienne pourrait chuter en mai à des niveaux sans précédents depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988).

- Sécurité satisfaisante -

Après des "actes de sabotage" contre trois pétroliers, dont deux saoudiens, au large des Emirats, et une attaque de drones contre un oléoduc saoudien, Ryad a assuré dimanche que la sécurité de son industrie pétrolière était satisfaisante.

"La sécurité de notre industrie pétrolière est solide", a argué M. Faleh. "Tout le monde est vulnérable à des actes extrêmes de sabotage", a-t-il ajouté.

Ryad a accusé l'Iran d'avoir ordonné l'attaque, qui a visé un oléoduc destiné à contourner le détroit d'Ormuz, voie principale des exportations de brut de la région, que l'Iran menace de fermer en cas de conflit avec les Etats-Unis.

Début mai, Washington a dépêché un porte-avions et des bombardiers B-52 dans le Golfe en affirmant avoir des craintes sur d'éventuelles attaques iraniennes.

L'Arabie saoudite "ne veut pas une guerre" avec l'Iran, a affirmé dimanche le ministre d'Etat saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir, tout en assurant que Ryad était prêt "à se défendre".

Face aux tensions, le roi Salmane a invité les dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de la Ligue arabe à des sommets extraordinaires le 30 mai en Arabie saoudite pour discuter de l'escalade des tensions.

La Corée du Nord demande l'aide de l'ONU pour récupérer un cargo saisi par les Etats-Unis

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

La Corée du Nord a appelé les Nations unies à prendre des "mesures urgentes" pour l'aider à récupérer un cargo saisi récemment par les Etats-Unis, qualifié de "pays gangster".

Les autorités américaines ont annoncé ce mois ci avoir saisi un cargo nord-coréen, le "Wise Honest", accusé d'avoir violé les sanctions internationales en exportant du charbon et en important des machines. Il se trouvait bloqué depuis un an en Indonésie, son capitaine étant poursuivi par les autorités indonésiennes. En juillet, les autorités américaines avaient lancé une procédure de saisie.

Cet épisode intervient après le lancement le 9 mai par Pyongyang de deux missiles de courte portée, le deuxième essai militaire en moins d'une semaine.

Dans une lettre adressée vendredi au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, Kim Song, représentant permanent de Pyongyang à l'Onu, a déclaré que cette saisie était "un acte illégal et scandaleux", selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Cet acte "indique clairement que les États-Unis sont effectivement un pays gangster qui ne se soucie absolument pas des lois internationales", affirme cette lettre.

Le représentant de la Corée du Nord à l'ONU appelle M. Guterres à "prendre des mesures urgentes afin de contribuer à la stabilité de la péninsule coréenne et de prouver l'impartialité de l'ONU".

Cette semaine, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a affirmé que cette saisie était contraire à l'esprit d'une déclaration commune signée par le président américain et le numéro un nord-coréen lors de leur premier sommet en juin 2018 à Singapour.

La reprise par Pyongyang d'essais balistiques est une première depuis un an et demi et la spectaculaire détente sur la péninsule coréenne marquée par l'amorce de négociations avec les Etats-Unis sur les programmes nucléaire et balistique du Nord.

Mais ces négociations sont dans l'impasse depuis l'échec en février du second sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, à Hanoi.

Les deux dirigeants n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les concessions que Pyongyang devrait faire en échange de la levée des sanctions internationales.

La Corée du Nord est sous le coup de nombreuses sanctions votées par le conseil de sécurité de l'Onu pour la contraindre à renoncer à ses programmes balistiques et nucléaires.

"Il n'y aura pas de guerre" au Moyen-Orient, selon l'Iran

Le secrétaire d'État John Kerry a rencontré le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif à New York le 22 avril 2016.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a affirmé samedi qu'il n'y aurait pas de guerre au Moyen-Orient, l'Iran ne souhaitant pas de conflit et aucun pays ne se "faisant d'illusions" sur sa capacité à affronter Téhéran, selon l'agence officielle Irna.

Une montée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis fait craindre depuis quelques semaines un nouveau conflit dans la région tandis que Washington a déployé un porte-avions et des bombardiers B-52 dans le Golfe, invoquant une "menace" iranienne.

Au cours d'une visite en Chine, M. Zarif s'est dit "certain (...) qu'il n'y aurait pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d'illusion quant à sa capacité à affronter l'Iran dans la région".

Le président américain Donald "Trump ne veut pas de guerre mais les personnes qui l'entourent l'y poussent sous prétexte de rendre l'Amérique plus forte face à l'Iran", a-t-il ajouté selon Irna.

Le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, a toutefois affirmé que son pays était engagé, avec les Etats-Unis, dans "une combinaison de guerre psychologique, de cyber-opérations, de mouvements militaires, de diplomatie publique", a-t-il déclaré selon l'agence semi-officielle Isna.

Selon lui, le système politique américain a perdu sa "solidité" et le pays est "comme les tours du World Trade Center, qui se sont soudainement effondrées".

Les tensions n'ont cessé de s'accroître entre Washington et Téhéran depuis le rétablissement des sanctions économiques américaines contre l'Iran en novembre 2018.

Depuis, les Etats-Unis ont renforcé leur campagne de "pression maximale" en annonçant fin avril la fin des dérogations qui permettaient encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien sans s'exposer aux sanctions extra-territoriales américaines.

A Pékin, M. Zarif a lancé un appel à la Chine, un des pays signataires de l'accord international conclu en 2015 et visant à limiter le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions contre Téhéran.

Le ministre a notamment appelé la Chine à lancer des "actions concrètes" pour sauver cet accord, après le retrait unilatéral, en mai 2018, des Etats-Unis qui le jugeaient trop complaisant envers l'Iran.

Le 8 mai, le président iranien Hassan Rohani a annoncé que l'Iran allait s'affranchir de deux engagements pris dans le cadre de l'accord et lancé un ultimatum à ses partenaires européens parties à l'accord (France, Allemagne et Royaume-Uni), leur donnant deux mois pour sortir réellement les secteurs bancaire et pétrolier de leur isolement provoqué par les sanctions américaines.

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