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Huit rebelles de l'ELN arrêtés pour un attentat à Bogota

Une femme déposant des fleurs devant l'Académie de police Général Francisco de Paula Santander, au lendemain de l'attentat de l'ELN ayant fait 22 morts à Bogota, Colombie, 18 janvier 2019. (Photo AP/John Wilson Vizcaino)

Huit rebelles de l'ELN, la dernière guérilla de Colombie, ont été arrêtés pour leur participation présumée à l'attentat à la voiture piégée contre une école de police en 2019 à Bogota qui avait fait 23 morts.

"Le travail réalisé par le Parquet général et par la police nationale de Colombie a eu de très bons résultats (...) en permettant la capture de plusieurs des membres de cette cellule criminelle qui ont commis cet acte terroriste", a annoncé jeudi le président Ivan Duquea.

Selon l'enquête, ces guérilleros seraient impliqués dans l'attentat du 17 janvier 2019 contre l'école de police Général Francisco de Paula Santander au cours duquel 22 cadets avaient été tués, ainsi que l'auteur présumé.

Les huit rebelles "ont participé au financement, à la planification et à l'exécution de l'attentat" et seront poursuivis pour homicide, tentative d'homicide, actes de terrorisme, financement du terrorisme, blanchiment d'argent, enrichissement illicite et rébellion, a précisé le procureur Francisco Barbosa.

Parmi les suspects arrêtés, figure Andrés Felipe Oviedo, alias Jesus, accusé d'avoir planifier l'attentat. Ont également été interpelés Carlos Arturo Marin, alias Marin, et Angie Lorena Solano, alias Maco, pour avoir escorter à moto le véhicule utilisé pour l'attentat. Ces arrestations s'ajoutent à cinq autre effectuées en 2019 à Bogota, Manizales, Zipaquira, Tuta et Arauquita.

A la suite de cet attentat, revendiqué par l'ELN, le président Ivan Duque avait mis fin aux pourparlers de paix initiés en 2017 par son prédécesseur Juan Manuel Santos pour tenter de mettre fin à plus d'un demi-siècle de confrontation armée.

L'ELN compte quelque 2.300 combattants et est considérée comme la dernière guérilla du pays, depuis l'accord de paix signé en 2016 avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Farc).

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Pénurie d'aliments et de médicaments après 10 jours de blocages routiers en Bolivie

Blocage routier imposé par les partisans de l'ancien président bolivien Evo Morales pour protester contre le nouveau report des élections en raison de l'épidémie de Covid-19, à El Alto, le 10 août 2020. (REUTERS/David Mercado)

Les blocages routiers se poursuivent pour le dixième jour consécutif en Bolivie, où des partisans de l'ex-président Evo Morales protestent contre le nouveau report des élections générales au 18 octobre, provoquant des difficultés d'approvisionnement en aliments et médicaments.

"Il y a 142 barrages routiers dans le pays", a indiqué mercredi le vice-ministre de l'Intérieur, Javier Issa, qui a dénoncé la présence de manifestants armés autour de certains d'entre eux.

Ces barrages concernent les neuf départements du pays, mais sont surtout concentrés autour des grandes villes, La Paz, sa voisine El Alto, Cochabamba et Santa Cruz, selon le dernier décompte du ministère de l'Intérieur.

Des partisans du Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de l'ancien président Evo Morales ont commencé à bloquer les routes le 3 août après l'annonce par le Tribunal Suprême Electoral d'un nouveau report des élections présidentielle et législatives en raison de la pandémie de coronavirus.

D'abord prévues le 3 mai, ces élections avaient déjà été reportées une première fois au 6 septembre. Les protestataires estiment que ce nouveau report sera préjudiciable pour le candidat du MAS et dauphin d'Evo Morales, Luis Arce, en tête dans les intentions de vote pour le premier tour, selon les derniers sondages.

En pleine pandémie, ces blocages routier compliquent l'approvisionnement en denrées des principales villes du pays, où des pénuries ont été constatées tout comme un début de spéculation sur les prix.

Ils rendent également plus difficile l'arrivée de bouteilles d'oxygène médical dans les hôpitaux pour les malades du Covid-19. Le pays andin de onze millions d'habitants compte à ce jour 93.300 cas déclarés, dont 3.761 décès.

Mardi, l'Eglise catholique, l'Union Européenne et l'ONU ont annoncé une démarche conjointe pour tenter de mettre en œuvre un dialogue entre les différentes parties en conflit, dont le gouvernement intérimaire de la présidente de droite Jeanine Añez et l'opposition de gauche.

Selon l'Eglise catholique, les discussions pourraient débuter dès mercredi entre le gouvernement, le Parlement, l'instance électorale, les partis politiques et les syndicats.

La Bolivie traverse une crise post-électorale depuis le scrutin d'octobre 2019. Le président sortant, Evo Morales, s'est proclamé vainqueur de la présidentielle pour un quatrième mandat, mais l'opposition a crié à la fraude.

Après des semaines de manifestations, le président indigène a démissionné début novembre et fui la Bolivie, lâché par la police et l'armée. Un gouvernement intérimaire est en place depuis lors, dans l'attente de nouvelles élections.

Correspondant VOA du 12 Août 2020: le duo Biden-Harris

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