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Coronavirus: l'ELN annonce un cessez-le-feu en Colombie

Guérilleros de l'ELN bloquant une route dans le nord-est de la Colombie entre le 14 et 16 février 2020. (Twitter)

La guérilla de 'ELN a annoncé lundi un cessez-le-feu d'un mois, "geste humanitaire" motivé par la pandémie du coronavirus, selon un communiqué diffusé par des sénateurs favorables à un processus de paix avec ce groupe armé.

"L'Armée de libération nationale (...) a déclaré un cessez-le-feu unilatéral actif, à partir du 1er et jusqu'au 30 avril, comme un geste humanitaire envers le peuple colombien, qui souffre du drame du coronavirus", écrit l'ELN dans ce texte. La guérilla y évoque l'appel de l'ONU à un cessez-le-feu de tous les conflits dans le monde, ainsi que la demande "dans le même sens" émise par des "organisations sociales et politiques de Colombie".

Dans le communiqué, diffusé par, entre autres, le sénateur de gauche Ivan Cepeda, elle indique toutefois qu'elle se réserve le "droit" de se défendre des "attaques" des forces de l'ordre, comme des gangs de narco-trafiquants auxquels elle dispute le contrôle de plusieurs régions du pays.

"Nous appelons le gouvernement (...) à ordonner le cantonnement de ses troupes", a ajouté l'ELN, en exhortant le président Ivan Duque à réactiver les contacts avec la délégation de la guérilla à Cuba, en vue de concertations pour un "cessez-le-feu bilatéral et temporaire".

Jeudi, au lendemain du confinement total de la Colombie en raison du Covid-19, le Comité International de la Croix-Rouge avait annoncé la libération par la guérilla de trois otages de nationalité colombienne, enlevés il y a un mois.

Le CICR avait alors publié sur Twitter une photo montrant ces trois hommes protégés par des masques, au moment de leur libération dans une zone rurale du département du Cauca.

La Colombie comptait dimanche soir au moins 702 cas confirmés du nouveau coronavirus depuis le 6 mars, dont dix morts.

Après la signature d'un historique accord de paix avec l'ex-guérilla des Farc en 2016, des négociations avaient été entamées avec l'ELN l'année suivante par le précédent gouvernement, d'abord à Quito en Equateur, puis à La Havane. Mais elles ont été interrompues par le président Duque après un attentat contre l'école de police à Bogota, lors duquel 22 cadets ont été tués en janvier 2019.

L'ELN, inspirée de la révolution cubaine et apparue en 1964, compte quelque 2.300 combattants et est présente dans 10% des 1.100 municipalités colombiennes, selon des enquêtes indépendantes.

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Tiger Woods gravement blessé aux deux jambes dans un accident de la route

Le véhicule du golfeur Tiger Woods, qui a été transporté d'urgence à l'hôpital après avoir subi de multiples blessures, gît sur le côté après un accident à Los Angeles, en Californie, dans une image tirée d'une vidéo prise le 23 février 2021.

La star du golf Tiger Woods, 45 ans, a subi mardi des "blessures multiples aux jambes" nécessitant une intervention chirurgicale après une sortie de route et plusieurs tonneaux alors qu'il circulait, seul, au volant de sa voiture près de Los Angeles.

Le golfeur était encore "conscient" après l'accident, survenu peu après 07h00, et les secours l'ont extrait de son véhicule avec "des blessures graves aux deux jambes", a déclaré lors d'une conférence de presse un responsable des pompiers de Los Angeles, le chef Daryl Osby.

Tiger Woods était "lucide et calme" alors même qu'il était encore prisonnier de son véhicule accidenté, a souligné Carlos Gonzalez, premier policier à être arrivé sur les lieux.

Les secours ont dû utiliser un outil spécialisé et une hache pour extraire de sa voiture Tiger Woods, qui a ensuite été évacué vers un hôpital voisin disposant d'une unité de traumatologie, a précisé le chef Osby.

Dans un communiqué, l'agent de Tiger Woods a indiqué que le sportif "souffrait de blessures multiples aux jambes". "Il est actuellement en salle d'opération", précisait Mark Steinberg à la mi-journée.

Selon le Los Angeles Times, le sportif souffrait d'une cheville brisée et de fractures aux jambes, dont une multiple.

Aucun autre véhicule ne semble être impliqué dans l'accident, selon les services du shérif du comté de Los Angeles, qui ont ouvert une enquête pour en élucider les circonstances.

Tiger Woods pose avec son trophée après avoir remporté le Zozo Championship PGA Tour au country club Accordia Golf Narashino à Inzai, à l'est de Tokyo, au Japon, le lundi 28 octobre 2019.
Tiger Woods pose avec son trophée après avoir remporté le Zozo Championship PGA Tour au country club Accordia Golf Narashino à Inzai, à l'est de Tokyo, au Japon, le lundi 28 octobre 2019.

Le shérif Alex Villanueva a précisé que ses hommes n'avaient trouvé "aucune preuve" laissant penser que Tiger Woods conduisait sous l'influence de stupéfiants, de médicaments ou d'alcool au moment de l'accident.

Le policier Carlos Gonzalez a estimé que Tiger Woods "a eu beaucoup de chance de s'en sortir vivant", citant notamment "la nature du véhicule" au volant duquel il se trouvait, un SUV de luxe, et "le fait qu'il avait bouclé sa ceinture de sécurité". Le policier a relevé que la portion de route où le golfeur a vraisemblablement perdu le contrôle de sa voiture était propice aux accidents, sinueuse et au pied d'une descente.

Selon les premières constatations des policiers, Tiger Woods a franchi le terre-plein central et effectué plusieurs tonneaux, percutant au passage un arbre, avant de s'immobiliser sur le bas-côté.

Le shérif Villanueva a estimé que Woods circulait "à une vitesse relativement plus élevée que la normale" en descente, précisant qu'aucune trace de freinage n'avait été relevée.

Des images diffusées par les télévisions locales ont montré le SUV couché sur le flanc, le capot semblant très endommagé et les airbags déployés, dans la végétation bordant la route entre les localités de Rolling Hills Estates et Rancho Palos Verdes, au sud de Los Angeles.

Tiger Woods se trouvait dans la mégalopole californienne en raison d'un tournoi qu'il parraine, le Genesis Invitational, qui s'est achevé le week-end dernier.

15 titres en Grand Chelem

Récemment opéré du dos, pour la cinquième fois, il avait confié dimanche ne pas être sûr de jouer le Masters en avril. Le champion a remporté dans sa carrière 82 tournois du circuit américain de golf (PGA), à égalité avec le légendaire Sam Snead (1912-2002).

A son palmarès quasiment sans équivalent figurent 15 titres du Grand Chelem, soit trois de moins que son mentor Jack Nicklaus.

De nombreux golfeurs et sportifs lui ont envoyé des messages d'encouragement, comme l'ancien numéro un Justin Thomas ou la star de la NBA Magic Johnson.

Lui-même féru de golf et propriétaire de nombreux parcours, l'ex-président Donald Trump a également adressé ses voeux de rétablissement à Woods. "Remets-toi vite, Tiger. Tu es un vrai champion", a-t-il tweeté via un conseiller.

"Je n'ai aucun doute à ce sujet, il va revenir", a lancé plus tard le milliardaire lors d'une interview avec la télévision Fox.

Son prédécesseur Barack Obama a lui aussi souhaité un "prompt rétablissement" au champion. "Si nous avons appris quelque chose durant toutes ces années, c'est qu'il ne faut jamais considérer que Tiger est hors jeu", a-t-il écrit sur Twitter.

Tiger Woods (Eldrick Woods pour l'état-civil) avait largement dominé les tournois entre 1996 et 2008, conférant à son sport une notoriété qui dépassait l'audience de ses habituels adeptes.

Après un passage à vide lié à sa vie privée, notamment la révélation de nombreuses liaisons adultères, Woods avait réussi à revenir au sommet avant de s'effondrer de nouveau, victime de graves problèmes de dos.

Il avait alimenté de nouveau la rubrique des faits divers en se faisant arrêter, endormi au volant de sa voiture, sous l'emprise d'un cocktail de médicaments et d'antidépresseurs un soir de mai 2017 en Floride.

Il ne reviendra sur les greens qu'en janvier 2018, après plusieurs tentatives ratées et quatre opérations du dos, dont une arthrodèse, une douloureuse fusion de vertèbres.

En avril 2019, Tiger Woods avait de nouveau renoué avec le succès en remportant le prestigieux Masters d'Augusta à l'issue d'un improbable come-back.

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Le Parlement canadien reconnaît un "génocide" contre les Ouïghours, la Chine proteste

Un drapeau national chinois flotte près d'un minaret de l'ancienne mosquée Id Kah dans la vieille ville de Kashgar, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en Chine, le 6 septembre 2018. Photo prise le 6 septembre 2018.

Les députés canadiens ont adopté lundi une motion non contraignante assimilant le traitement réservé par la Chine à sa minorité ouïghoure à "un génocide", provoquant la colère de Pékin qui l'a qualifiée de "provocation malveillante".

La motion, déposée à l'initiative des conservateurs (opposition), a été adoptée à la Chambre des communes par 266 voix sur 338. Elle appelle également le gouvernement de Justin Trudeau à se ranger à cet avis. Les autres députés, notamment les ministres du gouvernement libéral de Justin Trudeau, se sont abstenus.

Cette motion reconnaît que "les Ouïghours en Chine ont été et sont soumis à un génocide".

L'ambassade de Chine au Canada a rejeté dans un communiqué cette motion, "un acte honteux", qualifiant les députés canadiens d'"hypocrites et éhontés" pour avoir eu recours "à l'excuse des droits de l'Homme pour s'engager dans une manipulation politique au Xinjiang afin d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine".

Pour appuyer leur demande, les députés pointent notamment "l'endoctrinement politique et antireligieux", "le travail forcé" et "la destruction de sites culturels" que subit selon eux cette minorité musulmane dans le Xinjiang.

Un amendement à la motion demandant que les Jeux olympiques d'hiver de Pékin de 2022 soient déplacés si le "génocide" se poursuit, a également été adopté.

"Certaines personnes au Canada devraient abandonner leurs préjugés anti-chinois", a fustigé mardi devant la presse à Pékin un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

M. Wang a indiqué que son pays répondrait "résolument" à toute action du Canada qui "porterait atteinte" aux intérêts de la Chine.

'Enormes violations'

Selon des études d'instituts américains et australien, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des "camps" du Xinjiang et certains ont été soumis à du "travail forcé" ou à des "stérilisations forcées".

La Chine dément catégoriquement les deux dernières accusations et affirme que les "camps" sont des "centres de formation professionnelle" destinés à éloigner la population de l'extrémisme religieux et du séparatisme, après de nombreux attentats meurtriers commis contre des civils par des Ouïghours.

"Maintenant, les conservateurs demandent au gouvernement libéral de respecter le Parlement et de reconnaître officiellement qu'un génocide se passe en Chine", a déclaré leur chef, Erin O'Toole, qui depuis des mois appelle Ottawa à durcir le ton contre Pékin.

"Le gouvernement du Canada prend toute allégation de génocide extrêmement au sérieux", a réagi dans un communiqué le ministre des Affaires étrangères Marc Garneau, rappelant que le Canada privilégiait une approche concertée avec ses alliés sur cette question.

Vendredi, le Premier ministre Justin Trudeau a admis que "d'énormes violations des droits de l'Homme ont été signalées dans le Xinjiang".

Il a précisé, à l'issue d'une réunion du G7, que le Canada se concertait avec ses partenaires quant à l'utilisation du terme "génocide" déjà employé par l'administration de Donald Trump.

Les relations entre le Canada et la Chine traversent une crise sans précédent depuis l'arrestation fin 2018 de l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et de son compatriote Michael Spavor, accusés d'espionnage, quelques jours après celle d'une cadre de Huawei, Meng Wanzhou, à l'aéroport de Vancouver.

La directrice financière du géant chinois a été arrêtée à la demande de la justice américaine qui veut la juger pour fraude bancaire.

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