Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Moyen-Orient

HRW dénonce les mesures de tutelle imposées aux femmes au Qatar

Promenade au bord de la mer à Doha, Qatar, 7 avril 2012.

Human Rights Watch a accusé le Qatar lundi de restreindre la liberté des femmes avec des mesures de "tutelle" floues rendant nécessaire l'autorisation d'un homme pour des activités du quotidien.

Malgré des progrès, les femmes "continuent de faire face à une discrimination profonde dans presque tous les aspects de leur vie" au Qatar, affirme HRW dans un rapport, appelant à des réformes.

Les femmes, selon leur âge, doivent obtenir l'accord d'un tuteur pour voyager et pour étudier à l'étranger, avoir accès à la contraception et se marier. Selon des sources officielles, certaines institutions et familles n'appliquent pas les lois mais leur propre interprétation de coutumes.

Les tuteurs sont généralement des pères, frères, oncles ou cousins. Les femmes ne peuvent agir en tant que tutrices de leurs enfants, même si elles sont veuves. "Lorsqu'une femme est mariée, la tutelle est transférée de son père à son mari", précise HRW.

"Le Qatar est un ardent défenseur des droits des femmes dans le pays et à l'étranger. Le rapport de Human Rights Watch décrit de manière inexacte les lois, les politiques et les pratiques du Qatar relatives aux femmes", s'est défendu dans un communiqué le gouvernement qatari.

Ces faits rapportés ne sont "pas conformes à notre Constitution, nos lois ou nos politiques. Le gouvernement enquêtera sur ces cas et poursuivra quiconque a enfreint la loi", a-t-il poursuivi.

La Constitution de ce pays conservateur musulman prévoit "l'égalité des chances pour tous les citoyens".

HRW estime que les lois, politiques et pratiques faisant des hommes les chefs de famille sont au coeur de "ces règles et lois discriminatoires".

Des dizaines de Qataries ont dénoncé en 2020 sur les réseaux sociaux les mesures de tutelle, notamment l'autorisation d'un homme pour voyager.

"Les filles sont (en permanence) en quarantaine. Ce que le monde entier subit actuellement, c'est la vie normale des filles" au Qatar, déplore une femme, citée dans l'étude de l'ONG qui a interrogé 50 Qataries.

"La tutelle masculine limite l'aptitude des femmes du Qatar à vivre des vies épanouies, productives et indépendantes et alimente la discrimination et les violences domestiques", dénonce HRW.

L'ONG souligne toutefois que les Qataries sont parvenues à "briser des barrières et à accomplir des progrès importants", évoquant le nombre de diplômées supérieur à celui des hommes et la proportion élevée de femmes médecins et avocates.

Toutes les actualités

Un tir israélien non-intentionnel a "vraisemblablement" tué la journaliste Abu Akleh

PALESTINIANS-ISRAEL/QATAR-ALJAZEERA JOURNALIST KILLED

Les Etats-Unis ont jugé lundi que la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh avait "vraisemblablement" été tuée par un tir provenant d'une position israélienne, sans raison de croire que sa mort ait été intentionnelle.

Les experts américains, à qui l'Autorité palestinienne avait confié la balle ayant tué la correspondante vedette d'Al-Jazeera alors qu'elle couvrait le 13 mai une opération militaire israélienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, n'ont toutefois pas pu atteindre de conclusion définitive quant à l'origine du projectile, précise le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, dans un communiqué.

Ces conclusions ont immédiatement donné lieu à des réactions contrastées côté israélien et palestinien: l'Etat hébreu a insisté sur le fait qu'il avait lui-même mené un examen de la fameuse balle, en présence de responsables sécuritaires américains, alors même que l'Autorité palestinienne s'était toujours refusée à lui confier la balle, tandis que Ramallah a dénoncé une tentative de "cacher la vérité".

"Nous n'acceptons pas les tentatives de cacher la vérité et nous n'avons pas peur d'accuser Israël (...) qui porte la responsabilité de l'assassinat de Shireen Abu Akleh", a ainsi commenté sur Twitter le ministre palestinien des Affaires civiles, Hussein al-Sheikh.

Tir israélien, selon l'ONU

La mort de Mme Abu Akleh, une journaliste très appréciée et reconnue d'Al Jazeera, a secoué le Proche-Orient.

Equipée d'un gilet pare-balles clairement marqué de la mention "presse" et d'un casque, elle avait été victime d'un tir à la tête et un autre journaliste avait été blessé par balle alors qu'ils s'étaient rendus aux abords du camp de réfugiés de Jénine, bastion des factions armées palestiniennes où les forces israéliennes menaient ce jour-là un raid.

Tant l'Autorité palestinienne qu'Al-Jazeera, ainsi que le pays finançant la chaîne, le Qatar, ont immédiatement accusé l'armée israélienne de l'avoir tuée.

Israël n'a cessé de rejeter ces accusations, affirmant qu'il est impossible de connaître l'origine exacte du tir, israélienne ou palestinienne, et continue d'exclure en tout état de cause un tir délibéré.

Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a quant à lui conclu le 24 juin à une responsabilité de l'armée israélienne tout en excluant, à l'instar des Etats-Unis, un tir délibéré, une enquête néanmoins rejetée comme "sans fondement" par le ministre israélien de la Défense Benny Gantz.

Yaïr Lapid devient Premier ministre d'Israël

Yaïr Lapid devient Premier ministre d'Israël
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:01 0:00

Après des années de brouille, l’émir du Qatar se rend en Égypte

La dernière visite de cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, est arrivé vendredi en Egypte pour sa première visite depuis des années, un an et demi après la reprise des relations entre Le Caire et cet Etat gazier du Golfe, a indiqué la présidence égyptienne.

Accueilli à sa descente d'avion par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, l'émir est en Egypte pour la première fois depuis sept ans.

Rompues durant trois ans, les relations diplomatiques entre les deux pays n'ont repris qu'en janvier 2021, dans le cadre d'une réconciliation scellée entre le Qatar et quatre pays arabes. L'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn avaient mis fin en juin 2017 à leurs relations avec le Qatar, accusé notamment d'être trop proche de l'Iran et de soutenir les Frères musulmans, des accusations niées par Doha.

Cette confrérie née en Egypte dans les années 1920 a essaimé dans l'ensemble du monde arabe, avant d'être interdite en Egypte dans la foulée du renversement de l'islamiste Mohamed Morsi par le président actuel Abdel Fattah al-Sissi.

La dernière visite de l’émir du Qatar en Egypte remonte à 2015 durant un sommet de la Ligue arabe et depuis janvier 2021, les deux chefs d'Etat ne se sont vus qu'à deux reprises, toujours en marge de sommets à l'étranger. Cette visite en Egypte intervient quelques jours après celle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui s'est également rendu en Jordanie et en Turquie.

Autre signe de la détente des relations entre les deux pays, le Qatar avait annoncé fin mars qu'il allait investir 4,5 milliards d'euros en Egypte, tandis que le géant qatari des hydrocarbures QatarEnergy avait signé un accord avec l'Américain ExxonMobil pour acquérir une participation de "40% dans un bloc d'exploration au large de l'Egypte", sans en préciser le montant.

Doha et Le Caire, deux grands alliés des Américains au Moyen-Orient, sont également régulièrement à la manoeuvre diplomatique lors des conflits dans la bande de Gaza.

L'ONU appelle l'Iran à mettre fin aux amputations des condamnés

L'ONU appelle l'Iran à mettre fin aux amputations des condamnés
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:24 0:00

Naftali Bennett va dissoudre le Parlement israëlien

Naftali Bennett va dissoudre le Parlement israëlien
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:16 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG