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L'hôtel Radisson Blu de Bamako rouvre 25 jours après une attaque meurtrière

Des fleurs à l'entrée du Radisson Blu de Bamako, le 24 novembre 2015. (AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE)

Des portiques de sécurité ont été installés et les gardes de sécurité ont doublé dans cet hôtel de Bamako attaqué le 20 novembre par des terroristes. "C'est une victoire de la vie sur les jihadistes", a estimé IBK.

L'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre le 20 novembre d'une attaque armée ayant fait 20 morts dont 14 étrangers, a officiellement rouvert mardi 15 décembre, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Les mesures de sécurité ont été renforcées dans cet établissement de standing situé dans le quartier Hamdallaye ACI, dans l'ouest de la capitale malienne: des portiques de sécurité ont été installés et il y a deux fois plus de gardes de sécurité en armes qu'avant l'attaque, revendiquée par deux groupes jihadistes.

Outre les portiques, "nous avons pris d'autres mesures de sécurité que nous ne souhaitons pas dévoiler ici", a affirmé à l'AFP un responsable de la sécurité de l'hôtel.

De nombreux employés étaient présents à leurs postes. "L'hôtel a déjà enregistré des réservations de clients étrangers. Nous sommes décidés à aller de l'avant", a assuré un réceptionniste.

"C'est une victoire de la vie sur les jihadistes", a estimé le chef de l'Etat malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui a visité l'hôtel remis à neuf et a présidé la cérémonie de réouverture, ayant rassemblé environ une centaine de personnes.

Décorations

"Nous combattrons comme d'habitude le terrorisme avec la dernière énergie. Evidemment, nous allons renforcer la sécurité à Bamako", a déclaré le président Keïta, qui a décoré un responsable de l'hôtel et, à titre posthume, trois employés tués lors de l'attaque (avec deux gardes et un gendarme maliens).

Le 20 novembre, le Radisson Blu a été attaqué par des hommes armés - officiellement au nombre de deux - qui y ont retenu pendant plusieurs heures environ 150 clients et employés. Les forces maliennes, appuyées par des forces spéciales françaises et américaines et des agents de l'ONU, sont intervenues et ont "exfiltré" 133 personnes, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure.

Bilan: 20 morts dont 14 étrangers, en plus des deux assaillants. L'attentat a été revendiqué par deux groupes jihadistes: le 20 novembre par Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar et le 22 novembre par le Front de libération du Macina (FLM, mouvement jihadiste malien).

Le 26 novembre, les forces maliennes ont arrêté à Bamako deux hommes soupçonnés d'être liés à l'attentat. Depuis, ils demeurent en détention et aucune nouvelle arrestation n'a officiellement été effectuée en lien avec l'enquête, d'après des sources de sécurité.

Avec AFP

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Human Rights Watch dénonce la torture de détenus au Cameroun

Des prisonniers font la queue à l'intérieur de la prison centrale de Douala, le 8 mars 2006.

Des dizaines de détenus séparatistes anglophones ou membres de l'opposition ont été torturés par les forces de sécurité après avoir été extraits d'une prison de Yaoundé à l'issue d'une mutinerie en juillet, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

Le 22 juillet, des détenus de la prison centrale de Yaoundé s'étaient mutinés pour protester contre leurs conditions de détention, épouvantables selon eux, la surpopulation carcérale et les longues détentions sans procès pour les anglophones, provoquant des dégâts et des incendies dans certains locaux ainsi que des violences entre prisonniers.

Le gouvernement camerounais avait annoncé le 3 août que 244 détenus avaient été interpellés, leurs avocats assurant qu'une partie d'entre eux avaient été emmenés au Secrétariat d'Etat à la Défense (SED), le siège de la gendarmerie dans la capitale camerounaise. Ils affirmaient également que les prisonniers transférés au SED y étaient torturés.

"Les autorités camerounaises ont détenu plus d'une centaine de personnes au secret et torturé nombre d'entre elles" entre le 23 juillet et le 4 août, assure HRW. "Les détenus ont été transférés vers (...) le SED" au lendemain de l'"émeute à la prison centrale de Yaoundé le 22 juillet pour protester contre la surpopulation, les conditions de vie désastreuses et les retards dans le traitement des dossiers devant les tribunaux", poursuit l'ONG dans un communiqué.

HRW se base sur les témoignages de 14 détenus et plusieurs avocats. "On nous battait deux fois par jour avec des matraques en bois et des machettes", précise un prisonnier de 29 ans.

Selon l'organisation, nombre de ces détenus étaient soupçonnés par les autorités "de faire partie de groupes séparatistes armés opérant dans les régions anglophones du Cameroun ou de les soutenir". "Parmi les autres détenus figuraient des membres et des partisans du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun (MRC)", l'un des principaux partis de l'opposition.

Les deux provinces anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest sont le théâtre depuis fin 2016 d'une contestation qui a dégénéré en affrontements armés entre séparatistes et forces de sécurité, qui ont fait, selon HRW, plus de 2.000 morts à ce jour.

Le SED a été dénoncé à plusieurs reprises par des ONG de défense des droits humain pour la pratique de la torture envers des détenus.

Réagissant aux accusations de mauvais traitement et torture formulées par les avocats, le ministre camerounais de la Communication, Emmanuel Sadi, avait déclaré le 3 août que les détenus faisaient l'objet de "procédures légales dans le strict respect des lois de la République", assurant que plusieurs d'entre eux avaient été retrouvés en possession d'armes blanches.

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