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Asie

Hong Kong : les électeurs ont affiché leur mécontentement admet Carrie Lam

La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, lors d'une conférence de presse à Hong Kong, le 26 novembre 2019.

La cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, a reconnu mardi que le taux de participation record aux élections locales de dimanche soulignait le mécontentement des électeurs à l'égard du gouvernement, confronté depuis plusieurs mois à des manifestations violentes.

Carrie Lam, dont les manifestants antigouvernementaux réclament le départ, a remercié les habitants du territoire semi-autonome d'avoir voté dans un climat pacifique.

Les élections locales ont donné lieu à une victoire historique des candidats pro-démocratie, lesquels ont obtenu près de 90% des 452 sièges du conseil de district contre seulement une centaine lors du précédent scrutin il y a quatre ans.

D'après les données officielles, le taux de participation a presque doublé par rapport à 2015 pour dépasser 71% dans la ville de 7,4 millions d'habitants, au cours d'un rare week-end de répit depuis que le mouvement de contestation a éclaté.

Lam a dit espérer que le calme constaté durant le week-end n'était pas seulement dû au scrutin mais le signe que la population de l'ancienne colonie britannique voulait la fin des violences.

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La vice-présidente américaine Kamala Harris boucle sa tournée asiatique par la Corée du Sud

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La vice-présidente américaine Kamala Harris a achevé jeudi une visite en Corée du Sud avec pour objectif de solidifier les liens avec Séoul en matière de défense. Elle s’est notamment rendue à la frontière sud-coréenne, lourdement fortifiée.

Japon: controverse autour des funérailles de Shinzo Abe

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L'ex-Premier ministre Shinzo Abe laisse derrière lui un héritage qui ne fait pas l'unanimité dans son propre pays.

Échange de prisonniers entre Washington et les talibans

Chef de guerre proche des talibans, Bashar Noorzaï (à droite) a été emprisonné aux Etats-Unis pour trafic d'héroïne.

Les Etats-Unis et le régime taliban ont procédé lundi à un échange de prisonniers, entre un ancien combattant de la marine américaine et un soutien clé du mouvement islamiste détenu depuis 17 ans par les Américains, accueilli avec ferveur à Kaboul.

L'Américain Mark Frerichs, enlevé en 2020 en Afghanistan, a été échangé contre Bashar Noorzaï, un chef de guerre proche des talibans emprisonné aux Etats-Unis pour trafic d'héroïne.

"Après de longues négociations, le citoyen américain Mark Frerichs a été remis à une délégation américaine et cette délégation nous a remis (Bashar Noorzaï) aujourd'hui (lundi) à l'aéroport de Kaboul", a indiqué le ministre afghan des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, lors d'une conférence de presse dans la capitale.

"Aujourd'hui, nous avons obtenu la libération de Mark Frerichs et il rentrera bientôt chez lui", a confirmé Joe Biden dans un communiqué. "La réussite des négociations ayant conduit à la libération de Mark a exigé des décisions difficiles, ce que je n'ai pas pris à la légère".

Décisions "difficiles"

Le président américain n'a pas précisé quelles décisions il avait dû prendre, mais un haut responsable américain a cité sous le couvert de l'anonymat la grâce accordée à Bashar Noorzaï, arrêté en 2005 et condamné en 2009 aux Etats-Unis à la prison à vie.

Ancien de l'US Navy, Mark Frerichs travaillait en tant qu'ingénieur civil sur des projets de construction en Afghanistan lorsqu'il a été pris en otage, selon le département d'Etat américain. Il se trouvait lundi à Doha dans un état de santé "stable", a précisé le haut responsable américain.

Le 31 janvier, Joe Biden avait demandé aux talibans de libérer "immédiatement" Mark Frerichs "avant de pouvoir espérer une quelconque prise en compte de leurs aspirations à la légitimité". "Ce n'est pas négociable", avait-il insisté à propos du nouveau gouvernement afghan, qui n'a été reconnu par aucun pays au monde.

Le prisonnier afghan libéré, Bashar Noorzaï, n'occupait aucune position officielle au sein des talibans, a précisé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid. Il a néanmoins "apporté un soutien important, y compris en armes", lors de l'émergence du mouvement islamiste dans les années 1990, a-t-il ajouté.

Proche collaborateur de feu le mollah Omar, fondateur mythique des talibans, Bashar Noorzaï a combattu l'occupation soviétique avec les forces moudjahidines soutenues par les Etats-Unis. Lors de son procès, les procureurs américains avaient déclaré qu'il dirigeait un "réseau mondial de stupéfiants" et qu'il avait soutenu le premier régime des talibans entre 1996 et 2001.

"Source de paix"

"Si l'EIA (Emirat islamique d'Afghanistan) n'avait pas montré sa forte détermination, je ne serais pas ici aujourd'hui", a déclaré aux journalistes Bashar Noorzaï lors de son arrivée à Kaboul. "Ma libération en échange d'un Américain sera une source de paix entre l'Afghanistan et les Américains", a-t-il ajouté.

Son retour a été célébré en fanfare par le régime taliban. Des photos postées sur les réseaux sociaux montrent des combattants talibans masqués lui mettant des colliers de fleurs autour du cou.

Bashar Noorzaï est le deuxième détenu afghan libéré par les Etats-Unis au cours des derniers mois. En juin, Assadullah Haroon Gul a été libéré après 15 ans de détention dans la prison de Guantanamo. M. Haroon avait croupi, sans chef d'inculpation, pendant des années dans le centre de détention américain de Cuba après avoir été arrêté en 2006 alors qu'il travaillait comme négociant en miel entre le Pakistan et l'Afghanistan.

La libération de Noorzaï marque le début d'un "nouveau chapitre" dans les relations entre l'Afghanistan et les Etats-Unis, a souligné le ministre des Affaires étrangères.

"Succès majeur"

Sa libération est un "succès majeur" pour les talibans, selon Hekmatullah Hekmat, analyste afghan spécialisé dans la sécurité, interrogé par l'AFP. "Les talibans peuvent dire à leurs fantassins et aux Afghans qu'ils sont capables de ramener leurs ressortissants détenus par des groupes d'opposition."

En août 2021, les talibans ont repris le pouvoir après 20 ans d'occupation du pays par les Etats-Unis et leurs alliés de l'Otan. La guerre a coûté la vie à plus de 2.400 soldats américains et à plus de 3.500 des autres pays de l'Otan, selon l'armée américaine. Des dizaines de milliers d'Afghans ont aussi péri.

Malgré la fierté des talibans d'avoir reconquis le pouvoir, le pays de 38 millions d'habitants doit faire face à l'une des pires crises humanitaires sur la planète, selon les Nations unies. La situation n'a fait qu'empirer quand les versements de milliards de dollars d'aide étrangère, qui ont soutenu l'économie afghane pendant des décennies, ont soudainement été interrompus lors du retrait des Etats-Unis. Quelque 7 milliards de dollars de réserves ont été gelés par Washington.

Le premier samouraï noir du Japon bientôt à l’écran avec Omar Sy

L'acteur Omar Sy (à dr.) pose pour des selfies avec des fans avant la première du film 'Inferno' à Berlin, lundi 10 octobre 2016.

L’acteur français d’origine sénégalo-mauritanienne sera à l’affiche du prochain biopic consacré par Netflix à Yasuke, premier guerrier étranger de l’histoire nipponne. Une nouvelle consécration pour cet acteur qui ne cesse de crever l’écran.

À en croire le magazine cinématographique américain The Hollywood Reporter, Netflix a choisi Omar Sy pour incarner Yasuke, le personnage principal de sa prochaine biographie dédiée au premier samouraï noir et étranger du Japon.

La même source indique que l’acteur français de père sénégalais et de mère mauritanienne sera à la coproduction de cette série de cinq épisodes en compagnie de Nick Jones Jr, un des scénaristes de la version animée disponible sur la plateforme de streaming américain depuis avril 2021.

Une légende célébrée

Mais contrairement à la série d’animation de genre fantastique, Netflix entend reproduire aussi fidèlement que possible, avec Omar Sy, la vie du personnage à la fois mystérieux, légendaire et fascinant que fut Yasuke.

Il s’agit, en effet, d’un homme passé de la condition d’esclave à celle d’honorable guerrier au pays du Soleil-Levant, loin de sa terre natale de Makua, dans la région Est de l’Afrique. Plus précisément au Mozambique, affirme le journaliste franco-ivoirien Serge Bilé qui lui a notamment consacré « Yasuke, le samouraï noir » aux éditions Owen Publishing en 2018.

La trajectoire singulière de Yasuke est celle d’un personnage qui aura su se faire un nom grâce à la bravoure, dans le contexte peu favorable du Japon féodal. Des siècles plus tard, son histoire suscite, de ce point de vue, bien des fantasmes.

Notoriété croissante

Le film représente une nouvelle occasion pour Omar Sy de démontrer ses talents d’acteur, lui qui a débuté à la télévision française en qualité d’humoriste au début des années 2000. Sa notoriété a, par la suite, traversé les frontières françaises pour s’installer sur les rives américaines. Aujourd’hui, de nombreuses firmes de production cinématographique semblent se l’arracher.

Depuis octobre 2021, Omar Sy est en collaboration avec Netflix pour « la production de contenus exclusifs », fort de sa performance dans Lupin, une adaptation du célèbre roman éponyme de Maurice Leblanc. La série, qui prépare sa troisième saison, compte parmi les plus regardées de l’histoire du géant du streaming.

L’acteur Sy s’est également allié à HBO Max, concurrent de Netflix, en mai dernier. « Il faut du cran pour raconter l’histoire du samouraï noir. Je suis extrêmement chanceux d’être de ce voyage avec Omar Sy », a notamment réagi le scénariste Nick Jones Jr, le 8 septembre 2022 à propos de Yasuke.

"Alternative" à l'Occident: Poutine et Xi se réunissent en Ouzbekistan

Le président chinois Xi Jinping (à droite) et le président russe Vladimir Poutine se rencontrent à Pékin, le 4 février 2022.

Le conflit en Ukraine, la situation en Afghanistan ou encore les troubles qui ont secoué plusieurs pays d'Asie centrale ces derniers mois devraient figurer parmi les principaux sujets abordés.

Les présidents de la Chine Xi Jinping et de la Russie Vladimir Poutine se réunissent jeudi en Ouzbékistan pour un sommet régional aux allures de front face à l'Occident, en pleines tensions exacerbées par la guerre en Ukraine.

MM. Xi et Poutine seront rejoints dans la ville de Samarcande, une étape-clé sur l'antique Route de la soie, par les dirigeants de l'Inde, du Pakistan, de la Turquie, de l'Iran et d'autres pays pour un sommet de deux jours de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Si la principale réunion de ce sommet aura lieu vendredi, c'est la rencontre bilatérale entre les présidents chinois et russe jeudi qui sera la plus scrutée, leurs pays étant au coeur de crises diplomatiques internationales.

Pour M. Poutine, qui s'efforce d'accélérer un pivot vers l'Asie face aux sanctions occidentales contre Moscou pour son invasion de l'Ukraine, ce sommet est l'occasion de montrer que la Russie n'est pas isolée sur la scène mondiale.


M. Xi, qui effectue en Asie centrale son premier déplacement à l'étranger depuis le début de la pandémie de coronavirus, pourra renforcer encore sa stature de dirigeant de premier plan avant un congrès du Parti communiste chinois en octobre lors duquel il vise un troisième mandat inédit.

Leur rencontre a aussi un air de défi lancé aux Etats-Unis, qui ont pris la tête des sanctions contre Moscou et du soutien militaire à Kiev, et qui ont suscité l'ire de Pékin avec la visite de plusieurs responsables américains à Taïwan.

"Alternative" à l'Occident

"L'Organisation de coopération de Shanghai offre une alternative réelle aux structures orientées vers l'Occident", a assuré mardi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.

Il s'agit de la "plus grande organisation du monde, qui comprend la moitié de la population de la planète" et elle oeuvre pour un "ordre international juste", a-t-il ajouté.

En amont de l'arrivée des dirigeants à Samarcande, ancien carrefour majeur des routes commerciales entre la Chine et l'Europe, les déplacements dans la ville, placée sous haute sécurité, ont été restreints et l'aéroport fermé aux vols commerciaux.

Les rues de cette ville connue pour ses mosquées et mausolées recouverts de mosaïques bleues étaient quasiment désertes mercredi, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les écoles seront fermées jeudi et vendredi.

L'OCS, dont les membres sont la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan et les ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, a été créée en 2001 comme un outil de coopération politique, économique et sécuritaire concurrent des organisations occidentales.

Il ne s'agit pas d'une alliance militaire comme l'Otan, ni d'une organisation d'intégration politique comme l'Union européenne, mais ses membres travaillent ensemble pour répondre à des défis sécuritaires communs et promouvoir le commerce.

Le conflit en Ukraine, la situation en Afghanistan ou encore les troubles qui ont secoué plusieurs pays d'Asie centrale ces derniers mois devraient figurer parmi les principaux sujets abordés.

Rencontres bilatérales

La session principale du sommet cette semaine se tiendra vendredi, mais l'attention sera avant tout fixée sur les multiples rencontres bilatérales prévues en marge.

Ainsi, outre Xi Jinping, M. Poutine s'entretiendra séparément jeudi avec le président iranien Ebrahim Raïssi, dont le pays veut adhérer à l'OCS, et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, et vendredi avec le Premier ministre indien Narendra Modi et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Avant le sommet, Xi Jinping s'est rendu mercredi au Kazakhstan dont il a rencontré le président.

La dernière rencontre entre MM. Poutine et Xi remonte à février dernier, lorsque le président russe s'était rendu aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin, quelques jours avant le lancement de l'offensive de Moscou contre l'Ukraine.

Sans explicitement soutenir l'intervention militaire russe, Pékin a plusieurs fois exprimé ces derniers mois son appui à Moscou, isolé en Occident.

Moscou, de son côté, a qualifié de "provocation" la visite à Taïwan de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi en août.

Et le mois dernier, la Chine a pris part à des manoeuvres militaires conjointes en Russie, avant d'accepter de régler ses contrats gaziers avec Moscou en roubles et en yuans. Et non plus en devises occidentales.

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