Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Asie

Hong Kong : les électeurs ont affiché leur mécontentement admet Carrie Lam

La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, lors d'une conférence de presse à Hong Kong, le 26 novembre 2019.

La cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, a reconnu mardi que le taux de participation record aux élections locales de dimanche soulignait le mécontentement des électeurs à l'égard du gouvernement, confronté depuis plusieurs mois à des manifestations violentes.

Carrie Lam, dont les manifestants antigouvernementaux réclament le départ, a remercié les habitants du territoire semi-autonome d'avoir voté dans un climat pacifique.

Les élections locales ont donné lieu à une victoire historique des candidats pro-démocratie, lesquels ont obtenu près de 90% des 452 sièges du conseil de district contre seulement une centaine lors du précédent scrutin il y a quatre ans.

D'après les données officielles, le taux de participation a presque doublé par rapport à 2015 pour dépasser 71% dans la ville de 7,4 millions d'habitants, au cours d'un rare week-end de répit depuis que le mouvement de contestation a éclaté.

Lam a dit espérer que le calme constaté durant le week-end n'était pas seulement dû au scrutin mais le signe que la population de l'ancienne colonie britannique voulait la fin des violences.

Toutes les actualités

Au Bangladesh, la petite révolution des funérailles religieuses d'une prostituée

Ashiqur Rahman, le chef de police qui a aidé à organiser un enterrement dignifié pour une ancienne travailleuse du sexe, assis dans son bureau à Daulatdia dans le district de Rajbari, à 110 kms à l'ouest de Dhaka, au Bangladesh. (Munir UZ ZAMAN / AFP / AFP)

Au Bangladesh, les prostituées vivent au ban de la société et le restent jusque dans la mort. Mais un tabou a sauté en février lorsque l'une d'entre elles a, pour la première fois, reçu des funérailles religieuses.

Décédée à 65 ans, Hamida Begum était prostituée depuis ses douze ans dans les taudis de Daulatdia. Ce bordel légal de l'ouest du Bangladesh est, avec 1.200 travailleuses du sexe et jusqu'à 5.000 clients quotidiens, l'un des plus grands au monde.

A sa mort, sa famille comptait l'enterrer en catimini dans une tombe anonyme, la pratique habituelle. Jusqu'à ce qu'une coalition de prostituées réussisse à persuader la police locale et les responsables religieux de lui donner des funérailles en bonne et due forme.

"Je n'aurais jamais rêvé qu'elle reçoive une si honorable cérémonie d'adieux", confie à l'AFP Laxmi, fille de la défunte, qui exerce la même profession qu'elle. "Ma mère a été traitée comme un être humain."

Un responsable religieux d'un village voisin est ainsi venu le 2 février présider aux obsèques dans un cimetière, devant une assemblée de 200 personnes.

"L'imam était initialement réticent à diriger les prières. Mais nous lui avons demandé si l'islam interdisait de participer aux prières funéraires d'une travailleuse du sexe. Il n'avait pas de réponse", dit Ashiqur Rahman, chef de la police locale.

Près de 400 personnes ont aussi participé aux traditionnels festin et prières quelques jours plus tard.

"C'était une scène sans précédent", raconte M. Rahman. "Les gens ont attendu jusque tard dans la nuit pour pouvoir se joindre aux prières".

Avec ce geste, les autorités locales voulaient "mettre fin à un tabou discriminatoire", explique-t-il.

Hamida Begum est la première prostituée de Daulatdia à être enterrée religieusement, et possiblement la première du Bangladesh.

Ce pays de 160 millions d'habitants est l'une des rares nations à majorité musulmane au monde où la prostitution est légale mais reste mal vue et considérée comme immorale.

- "Comme un chien mort" -

Pendant des décennies, lorsqu'une prostituée de Daulatdia mourait, ses consoeurs jetaient son corps dans le fleuve Padma ou l'ensevelissaient dans la tourbe.

Au tournant des années 2000, les responsables locaux leur ont octroyé un terrain vague pour des enterrements dans des tombes anonymes. Les familles engageaient des drogués pour procéder à la mise en terre, généralement de nuit et sans prières formelles.

"Si nous voulions enterrer nos morts le matin, les villageois nous chassaient avec des bâtons de bambou", relate Jhumur Begum, qui dirige une organisation de prostituées.

"C'était comme si un chien était mort", renchérit Nili Begum, ex-prostituée aujourd'hui grand-mère et qui vit toujours dans le bordel, où travaille sa fille.

Etabli à une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale Dacca, Daulatdia fait partie de la douzaine de bordels autorisés par le gouvernement du Bangladesh. Les prostituées et leurs centaines d'enfants s'y entassent dans des habitations sommaires, séparées par d'étroites allées.

Situé à proximité d'un axe routier et d'un noeud ferroviaire, ce quartier chaud est fréquenté aussi bien par des habitants de la région que par des voyageurs de passage. Fondé il y a un siècle durant la colonisation britannique, le bordel occupe son emplacement actuel seulement depuis 1998, après que des habitants des environs ont incendié sa structure précédente.

Opérant dans la bicoque de deux pièces qu'Hamida Begum avait acheté avec ses économies, sa fille Laxmi, 35 ans, espère que les rites reçus par sa mère marqueront le début d'une nouvelle époque pour les prostituées de Daulatdia.

"J'espère qu'à partir d'aujourd'hui toute femme qui travaille ici, dont moi, aura les mêmes prières funéraires que ma mère", déclare-t-elle.

Un voeu qui devrait être exaucé.

Jalil Fakir, un conseiller de village ayant participé à la cérémonie, confirme que les funérailles religieuses de prostituées se poursuivront afin de réduire les discriminations dont elles sont victimes.

"Après tout, qui suis-je pour juger? Si (une prostituée) a commis des pêchés, c'est à Allah de la juger dans l'au-delà, pas à nous".

Coronavirus : le bilan approche désormais les 1.400 morts

Coronavirus : le bilan approche désormais les 1.400 morts
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Coronavirus : soulagés, des touristes débarquent au Cambodge après le refus de cinq pays

Coronavirus : soulagés, des touristes débarquent au Cambodge après le refus de cinq pays
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:35 0:00

Football : le Barça montre son soutien à la Chine, touchée par le nouveau coronavirus

Le Barça célèbre le but de Suarez, au stade Camp Nou, Barcelone, 14 avril 2018. (FC Barcelone/Site Internet)

Le FC Barcelone témoignera son soutien envers la Chine, pays le plus affecté par le nouveau coronavirus, et envers les citoyens chinois victimes de discriminations dues à la peur de cette maladie, lors de la réception de Getafe samedi (15h00 GMT) en Liga, a annoncé le club vendredi.

Au début du match, les joueurs du Barça et de Getafe entreront sur la pelouse accompagnés "d'enfants d'origine chinoise membres de la Peña (groupe de supporters) +Dracs Units Xinesos pel Barça+", avec des tee-shirts floqués du message "Stronger Together" ("Plus forts ensemble", en anglais), a déclaré le club blaugrana ce vendredi via communiqué.

On pourra également y lire "le message ???? écrit en chinois, qui signifie +Courage, la Chine+", a ajouté la formation catalane.

Avec l'aide du club de Getafe, le FC Barcelone entend ainsi profiter de sa dimension mondiale pour "exprimer sa solidarité et son soutien à la Chine et, particulièrement aux personnes touchées par cette maladie", a indiqué le Barça.

"Avec cette action, le club souhaite par ailleurs envoyer un message contre la stigmatisation et les cas de discrimination dont souffre la population chinoise depuis l'apparition du nouveau coronavirus", a affirmé le Barça.

La relation entre le pays asiatique et le club catalan dure depuis de nombreuses années: le Barça dispose d'une délégation permanente à Hong Kong depuis 2013 et de plusieurs académies de football dans le pays.

L'autre club professionnel de Barcelone, le RCD Espanyol, détenu par l'homme d'affaires chinois Chen Yansheng, a fait don de 450.000 masques de protection à la Chine, qui a connu des soucis d'approvisionnement de ce type de produits.

L'action du FC Barcelone intervient alors que le Mobile World Congress, qui devait avoir lieu dans la capitale catalane, a été annulé mercredi, car de nombreuses entreprises se sont retirées de l'événement par peur d'une épidémie de Covid-19, apparu en Chine, pays d'origine de certains des principaux exposants du congrès dédié aux télécommunications.

Ces derniers jours, les autorités catalanes ont multiplié les appels au calme, en rappelant que le risque d'une épidémie en Espagne reste faible.

En Chine, l'épidémie du nouveau coronavirus a causé la mort de près de 1.400 personnes et 63.851 autres personnes sont infectées, selon les chiffres officiels.

Inde: des étudiantes déshabillées pour voir si elles ont leurs règles

Bilkis Bano, victime d'un viol collectif lors d'émeutes sectariennes, parle aux journalistes à Ahmadabad, en Inde, le jeudi 11 mai 2017. (AP Photo/Ajit Solanki)

Des dizaines d'étudiantes indiennes ont été forcées de se déshabiller cette semaine dans une université hindoue afin de vérifier si elles avaient leurs règles, le règlement intérieur les obligeant à se mettre à l'écart pendant leur menstruation, ont rapporté vendredi les médias et un responsable de l'établissement.

Les faits se sont produits lundi au Sahjanand Girls Institute de la ville de Bhuj dans l'État du Gujarat (ouest de l'Inde), établissement tenu par la secte hindoue Swaminarayan. Celle-ci gère aussi de somptueux temples à travers le monde, dont un à Londres.

Une attaque à l'acide contre une Tchadienne en Haïti restée impunie
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:06:09 0:00


L'enquête est partie de la découverte d'une serviette hygiénique usagée dans un jardin devant l'université. Son règlement intérieur interdit aux jeunes femmes de rester dans les résidences étudiantes en période menstruelle et les oblige à s'isoler dans un sous-sol, ainsi qu'à rester à l'écart de la cuisine et du lieu de culte.

Elles doivent également s'asseoir au fond de la classe durant les cours.

Les responsables de l'université ont aligné 68 étudiantes dans les toilettes et leur ont ordonné une à une de se déshabiller, ont raconté les étudiantes à la presse locale.

"Il n'y a pas de mots pour décrire l'humiliation que nous avons vécue", a déclaré jeudi à des journalistes une étudiante qui faisait partie de celles manifestant leur colère jeudi devant l'établissement.

L'université a lancé une enquête et a indiqué qu'elle pourrait prendre des mesures contre ses employés à l'origine de cet examen.

"Les filles ont été informées du règlement de la résidence avant leur admission", a cependant soutenu auprès de l'AFP le responsable universitaire Pravin Pindoria.

"J'ai convoqué une réunion du comité administratif qui prendre des mesures contre les personnes responsables", a-t-il ajouté.

Les règles féminines restent un tabou profondément ancré dans Inde. Dans certaines zones rurales, les femmes doivent vivre à l'écart de la communauté pendant toute leur durée. Elles sont également interdites d'entrer dans certains temples durant leur menstruation.

Voir plus

XS
SM
MD
LG