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Hong Kong: les candidats pro-démocratie dominent les élections locales

Célébration au champagne devant un bureau de vote pour célébrer après la perte d'un siège favorable à Pékin lors des élections du conseil de district de Hong Kong, début novembre 25, 2019.

Les candidats pro-démocratie ont dominé dimanche les élections locales à Hong Kong, où les habitants ont voté en masse lors d'un scrutin organisé après six mois de contestation anti-gouvernementale et qui accentue la pression sur la cheffe de l'exécutif pour répondre aux demandes des manifestants.

Au cours d'un rare week-end de répit depuis que le mouvement de contestation a éclaté, les candidats pro-démocratie ont obtenu près de 90% des 452 sièges du conseil de district, a rapporté la télévision RTHK.

Il s'agit d'une première face aux candidats favorables à Pékin, qui disposent pourtant de ressources importantes. La cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, a déclaré que le gouvernement respectait les résultats du scrutin et souhaitait que "la situation pacifique et sûre se poursuivre".

Dans un communiqué, elle note qu'il y a "plusieurs analyses et interprétations" des résultats, notamment que ceux-ci "reflètent le mécontentement de la population avec la situation actuelle et les problèmes profondément ancrés dans la société".

Le gouvernement va "écouter l'opinion des membres du public avec humilité et méditer sérieusement", a ajouté Lam. Lorsque les premiers résultats du scrutin, qui n'a donné lieu à aucun débordement, ont commencé à être annoncés après minuit, des cris de joie ont retenti dans certains bureaux de vote où l'on pouvait entendre des chants "Libérez Hong Kong" - l'un des slogans des manifestants antigouvernementaux.

Certains candidats victorieux ont dit considérer le résultat du vote dans la région semi-autonome comme un signe de soutien au mouvement de contestation à même de mettre la pression sur Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif local soutenue par Pékin.

"C'est le pouvoir de la démocratie. C'est un tsunami démocratique", a déclaré Tommy Cheung, un ex-leader de la manifestation étudiante qui a remporté un siège dans le district de Yuen Long, près de la frontière chinoise.

Les candidats démocrates avaient remporté seulement une centaine de sièges lors du précédent scrutin il y a quatre ans. Selon les données officielles, le taux de participation a presque doublé par rapport à 2015 pour dépasser 71% dans la ville de 7,4 millions d'habitants. "ESPOIR" Le conseil de district contrôle certaines dépenses et se prononce sur un éventail de questions de subsistance. Il sert aussi de plateforme d'influence politique dans le territoire semi-autonome.

Hong Kong est ébranlé par des manifestations antigouvernementales depuis le mois de juin, sa plus importante crise politique depuis des décennies. D'abord réunis contre un projet de loi d'extradition vers la Chine continentale abandonné depuis, les manifestants réclament désormais plus largement le respect des principes démocratiques et une enquête indépendante sur les violences policières.

Ils dénoncent également une influence excessive de Pékin qui va selon eux à l'encontre du principe "un pays, deux systèmes" qui a présidé à la rétrocession à la Chine de l'ex-colonie britannique, en 1997.

"Ce résultat est dû à l'espoir de nombreux électeurs de se servir de cette élection pour afficher leur soutien au mouvement (de contestation) et aux demandes des manifestants, et leur mécontentement à l'égard du gouvernement de Hong Kong", a déclaré un ancien chef de file des étudiants, Lester Shum, qui a remporté un siège lors du scrutin.

Le journal China Daily, considéré comme la voix officielle de Pékin en langue anglaise, dit espérer que les élections vont permettre à Hong Kong de revenir à une situation normale. "La tranquillité relative dont a joui la ville pendant les quelques jours précédant le scrutin suggère que toutes les parties prenantes ont considéré l'élection comme une opportunité d'exprimer leurs opinions", écrit-il dans un éditorial.

Avec Reuters

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Proche-Orient: Trump assure qu'il dévoilera son plan de paix d'ici mardi

Le président américain Donald Trump, au Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2020.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait son plan pour mettre fin au conflit israélo-palestinien avant la visite la semaine prochaine à Washington du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son rival Benny Gantz.

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu'il dévoilerait probablement son plan de paix pour le Proche-Orient avant la visite mardi à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Nous le rendrons probablement public un peu avant", a déclaré M. Trump à bord de l'avion présidentiel Air Force One. "C'est un excellent plan", a-t-il ajouté. "J'aimerais vraiment parvenir à un accord".

La Maison Blanche a annoncé que Benjamin Netanyahu et son rival politique Benny Gantz se rendraient la semaine prochaine à Washington.

Interrogé sur d'éventuels contacts entre son administration et les Palestiniens, qui ont déjà jugé le texte mort-né, M. Trump est resté évasif.

"Nous leur avons parlé brièvement", a-t-il répondu, sans autres précisions. "Je suis certain qu'ils réagiront peut-être de manière négative au début, mais c'est en réalité très positif pour eux", a-t-il ajouté.

L'Autorité palestinienne a réitéré jeudi son rejet du projet de paix de la Maison Blanche, mettant en avant le fait que Donald Trump avait reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent, mais Israël considère Jérusalem comme sa capitale "unifiée et indivisible".

Les députés russes commencent à examiner les amendements de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine, à Moscou, le 03 mars 2018.

Pas de temps à perdre: les députés russes examinent jeudi en première lecture les amendements constitutionnels annoncés la semaine dernière par Vladimir Poutine et soumis lundi au Parlement, une réforme qui ne devrait rencontrer aucune opposition sérieuse.

Le président russe a pris tout le monde de court le 15 janvier avec cette refonte de la Constitution qui promet entre autre de donner de nouvelles prérogatives au Parlement, limiter à deux le nombre de mandats que peut exercer le chef de l'Etat et créer un Conseil d'Etat aux pouvoirs accrus.

Depuis, les séquences s'enchaînent à une vitesse inhabituelle dans le train-train politique russe: l'ex-Premier ministre Dmitri Medvedev a démissionné, immédiatement remplacé par un haut-fonctionnaire inconnu du grand public, Mikhaïl Michoustine, qui a nommé mardi son nouveau cabinet où les postes clés n'ont pas changé de main.

Dans une Douma - la chambre basse du Parlement russe - entièrement contrôlée par les forces pro-Kremlin, l'adoption des amendements voulus par Vladimir Poutine ne fait guère de doute.

Ceux-ci ont été proposés lundi, à peine cinq jours après la formation d'un "groupe de travail" censé plancher sur cette réforme mais qui ne s'est réuni que deux fois. Une de ses membres, Elena Alchanskaïa, a clairement laissé entendre que la loi avait été écrite à l'avance.

"Je n'ai pas travaillé" sur les amendements, a écrit sur Facebook cette présidente d'un fonds d'aide aux orphelins: "Très clairement, notre rôle est seulement représentatif".

La Douma doit adopter ce projet de loi en trois lectures. Selon le chef de la commission des lois, Pavel Kracheninnikov, la deuxième lecture aura lieu dès mi-février.

Le texte sera ensuite approuvé par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement, puis signé par le président Poutine. Le Kremlin a aussi promis qu'un vaste débat public serait organisé et que les Russes auront à se prononcer sur le texte par un vote.

- "Régime présidentiel fort" -

Dans son adresse à la Nation, Vladimir Poutine avait exposé ses réformes en les jugeant "importantes pour le développement futur de la Russie" et le texte soumis au Parlement reprend les grandes lignes de son discours.

Il propose ainsi de transférer certaines prérogatives au Parlement, comme celle de choisir le Premier ministre. Il muscle aussi le rôle d'un organe jusqu'alors consultatif, le Conseil d'Etat, laissant place à des spéculations selon lesquelles celui-ci pourrait devenir le coeur du régime.

Autre innovation, les juges, les élus et responsables politiques au niveau fédéral auront l'interdiction de posséder une nationalité étrangère ou un permis de séjour permanent dans un autre pays. Le texte renforce aussi certains pouvoirs du président, qui pourra par exemple refuser de signer une loi adoptée par deux tiers des députés.

Pour beaucoup d'analystes, Vladimir Poutine organise avec cette réforme l'après 2024, en se laissant le maximum de portes ouvertes pour préserver son influence dans le pays qu'il pilote depuis 20 ans.

En visite mercredi dans la région de Lipetsk, au sud de Moscou, le président a répété que la Russie "a besoin d'un régime présidentiel fort". Si certains experts estiment que la réforme renforcera en effet le caractère présidentiel du système politique, d'autres assurent que celui-ci ne sera modifié qu'à la marge.

Et pour le politologue Gleb Pavlovsky, Vladimir Poutine n'a aucune intention de quitter son poste avant 2024, comme certaines rumeurs l'affirment: "Ce qu'il fait là, c'est un acte de pouvoir et pas de sortie. Il crée un système de pouvoir encore plus compliqué où seul lui pourra être le guide".

Coronavirus en Chine : l'OMS se réunit en urgence

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Climat: à Davos, Trump fustige les "prophètes de malheur" devant Greta Thunberg

Le président Donald Trump, à l'ouverture du Forum économique mondial, le 21 janvier 2020, à Davos, en Suisse.

Le président américain Donald Trump a fustigé les "prophètes de malheur" et les "prédictions d'apocalypse" lors d'un discours mardi à Davos, auquel assistait la militante du climat Greta Thunberg.

"Nous devons rejeter les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions de l'apocalypse", a-t-il dit lors du Forum économique mondial, peu après que la jeune Suédoise eut regretté que "rien n'ait été fait" pour enrayer le changement climatique.

Après avoir débité sur un ton plutôt monocorde une longue liste de réussites économiques et sociales, ayant valu aux Etats-Unis "un boom comme on n'en a jamais vu auparavant", le président américain a vanté l'abondante production d'hydrocarbures des Etats-Unis, "numéro un mondial du gaz et du pétrole", et leur indépendance énergétique. Sans jamais mentionner les énergies renouvelables.

A terme de ce véritable discours de campagne, le milliardaire, qui brigue sa réélection et qui fait face à un procès pour destitution, a estimé que "la peur et le doute (n'étaient pas) de bons modes de pensée", louant l'innovation technologique plutôt que la régulation.

Difficile de ne pas voir dans son allocution un message aux activistes de l'environnement et en particulier à Greta Thunberg, qui, selon le New York Times, devrait elle répéter dans l'après-midi dans une allocution qu'il est temps de "paniquer" parce que la "maison brûle".

Ces expressions avaient déjà impressionné l'élite économique et politique de Davos lors de la première participation l'an dernier de la jeune Suédoise.

Virus chinois: la Corée du Nord va se fermer aux touristes

La très grande majorité des touristes étrangers en Corée du Nord arrivent de Chine.

La Corée du Nord va fermer ses frontières aux touristes pour se protéger du coronavirus apparu dans la Chine voisine, a annoncé mercredi une agence de voyage.

Plusieurs pays ont renforcé les contrôles aux aéroports en raison de cette épidémie repérée en décembre dans la ville chinoise de Wuhan et qui s'est propagé ailleurs en Asie et jusqu'aux Etats-Unis.

Le bilan du nouveau coronavirus, qui est de la même famille que le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) qui avait fait 774 morts en 2002-2003, s'est encore alourdi mercredi en Chine, où les autorités ont fait état de neuf morts et averti que le virus pourrait "muter" et se propager plus facilement.

La très grande majorité des touristes étrangers en Corée du Nord arrivent de Chine, et leur nombre a augmenté l'année passée en raison d'un réchauffement des relations entre les deux voisins. Un afflux de visiteurs qui est pour le Nord une précieuse source de devises étrangères.

Mais à compter de mercredi, la Corée du Nord "va temporairement fermer sa frontière à tous les touristes étrangers par mesure de précaution face au coronavirus", a annoncé dans un communiqué l'agence de voyage basée en Chine, Young Pioneer Tours, qui est spécialisée dans les séjours en Corée du Nord.

Elle a ajouté qu'elle ignorait les détails de cette mesure.

Koryo Tours, numéro un des voyages au Nord pour les touristes occidentaux, a dit être "informé de ce que des mesures étaient envisagées", en précisant attendre de plus amples informations mercredi.

Ce ne serait pas la première fois que Pyongyang ferme sa frontière aux touristes du fait d'une épidémie.

En octobre 2014, elle avait fait de même pour se protéger du virus Ebola, alors même qu'aucun cas n'avait été détecté en Asie. Elle avait aussi décidé d'une période de quarantaine de 21 jours pour tous les étrangers entrant sur son sol, y compris les diplomates et les hommes d'affaires.

Le journal officiel nord-coréen Rodong Sinmun ne fait cependant mercredi état d'aucune mesure particulière des autorités face au virus chinois. Mais il mentionne bien l'épidémie en Chine, en indiquant qu'elle s'est "rapidement propagée" et que les autorités chinoises ont pris des "mesures correspondantes".

Le système de santé nord-coréen est peu développé, et le pays souffre de pénuries chroniques de médicaments.

Quand l'épidémie de coronavirus Mers (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) s'était déclarée en 2015 en Corée du Sud, le Nord avait annoncé des mesures "draconiennes" pour tenir l'épidémie à distance. Des médias avaient rapporté que Pyongyang avait pendant des mois interdit à ses diplomates et travailleurs expatriés de rentrer au pays.

Pyongyang avait également suspendu les voyages organisés étrangers lors de l'épidémie de Sras.

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