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Le président du Honduras prêt à discuter avec l'opposition sous l'égide de l'ONU

Le président hondurien, Juan Orlando Hernandez, Tegucigalpa, au Honduras, le 4 décembre 2017.

Juan Orlando Hernandez a déclaré, après avoir rencontré une mission de l'ONU, qu'il était prêt à discuter avec l'opposition de la crise déclenchée par sa récente réélection.

"Nous sommes prêts, et nous espérons que les tables (de négociation, ndlr) seront bientôt installées", a dit M. Hernandez à la suite de sa réunion avec trois émissaires du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, venus étudier la possibilité d'établir un dialogue entre le pouvoir et l'opposition.

La crise politique a éclaté lorsque le Tribunal suprême électoral (TSE) a déclaré M. Hernandez vainqueur de l'élection présidentielle du 26 novembre dernier.

Les premiers résultats officiels partiels avaient donné une nette avance au candidat de l'opposition de gauche, Salvador Nasralla, mais l'ordre d'arrivée s'était inversé après plusieurs interruptions du comptage des voix.

L'Alliance d'opposition à la dictature, coalition dont M. Nasralla était le candidat, affirme que le dépouillement du scrutin a été entaché de fraude. Elle considère que M. Nasralla est le véritable vainqueur et ne reconnaît pas la réélection de M. Hernandez, investi le 27 janvier pour un second mandat.

Après l'annonce du résultat officiel, la coalition a appelé à une "insurrection populaire" qui s'est traduite par des manifestations et des blocages de routes. Plus de 30 personnes ont été tuées et plusieurs centaines ont été arrêtées au cours de ces troubles, selon des organisations de défense des droits de l'Homme.

M. Hernandez a rappelé que c'était M. Nasralla qui avait demandé l'intervention de l'ONU et que le gouvernement s'était ensuite joint à cette demande. "Nous sommes ainsi d'accord, et c'est un bon commencement", a-t-il dit.

Toutefois, M. Nasralla a refusé d'aller en personne rencontrer la mission de l'ONU et a envoyé mercredi une commission de l'opposition s'entretenir avec ses membres.

Pour sa part, le président Hernandez a indiqué qu'il avait exprimé aux envoyés de M. Guterres "sa volonté d'un dialogue ouvert et sans conditions".

Avec AFP

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Annexion du Golan: Trump rompt de nouveau avec le consensus international

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

En se disant favorable à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, Donald Trump rompt de nouveau avec le consensus international, au risque de justifier l'expansionnisme d'autres pays, selon les experts.

Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre des Six Jours en 1967 et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. Jeudi, le président américain a tweeté que "52 ans après", il était "temps" pour les Etats-Unis de la reconnaître.

Le droit international "interdit d'accroître son territoire par la guerre", a rappelé vendredi l'ancien diplomate Richard Haas, président du centre de réflexion Council on foreign relations (CFR).

"C'est un des principes les plus fondamentaux de l'ordre international et c'est ce qui a servi de base à l'opposition américaine à la conquête du Koweït par Saddam Hussein et de la Crimée par Poutine", a-t-il ajouté.

Il faisait référence à la guerre du Golfe qui a permis de bouter l'ex-dictateur irakien hors du Koweït en 1991 et le rattachement de la région ukrainienne de la Crimée par le président russe Vladimir Poutine en 2014.

Les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée, mènent-ils une politique internationale à deux vitesses? "Pas du tout", a répondu le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un entretien à Sky News.

"Ce que le président Trump a fait avec le plateau du Golan est de reconnaître la réalité du terrain et la situation sécuritaire nécessaire à la protection de l'Etat israélien. C'est aussi que simple que cela", a-t-il expliqué.

- "Loi de la jungle" -

Ce n'est pas la première fois que M. Trump balaie de la main les conventions internationales pour apporter son soutien au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, aujourd'hui confronté à une réélection incertaine: en décembre 2017, il avait reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d'Israël.

Mais cette fois-ci, Washington va plus loin, a estimé l'ancien chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. "C'est de nouveau la loi de la jungle", a-t-il tweeté. "Le Kremlin va applaudir et appliquer le même principe à la Crimée, Pékin va applaudir et appliquer le même principe à la mer de Chine méridionale".

Les Européens et les pays arabes se sont de fait inquiétés de l'intention affichée par M. Trump, qui n'a pas encore été formalisée.

La France a immédiatement estimé que la reconnaissance de cette annexion serait "contraire au droit international", rappelant que "cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité" des Nations unies.

La Syrie l'a rejetée vendredi comme "une violation flagrante du droit international", jurant que "le Golan est et restera arabe et syrien".

A New York, l'ambassadeur de Syrie à l'ONU, Bashar Ja'afari, a affirmé que le régime de Damas n'hésiterait pas à faire usage de la force pour récupérer le plateau du Golan. "C'est notre territoire, et nous le récupèrerons tôt ou tard", a-t-il dit.

Le président turc a jugé que la région était au bord d'une "nouvelle crise". "Nous n'autoriserons jamais la légitimation de l'occupation du plateau du Golan", a ajouté Recep Tayyip Erdogan qui, bien qu'hostile au président syrien Bachar al-Assad, ne cesse de dire son attachement à l'intégrité territoriale de la Syrie, craignant l'émergence d'une entité kurde dans les zones frontalières de la Turquie.

Pour Ilan Goldenberg, du Center for a new american security, la décision de M. Trump sur le Golan "aura un goût amer: elle affaiblit la sécurité d'Israël et affecte les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient et au-delà, tout en donnant un coup de pied dans une fourmilière qui n'en avait vraiment pas besoin".

"Si Washington cesse de respecter les principes internationaux, il faut s'attendre à ce que d'autres Etats annexent des territoires de leurs voisins", a ajouté cet expert, évoquant la possibilité que l'Arabie saoudite envahisse le Qatar.

Pour Steven Cook, un expert du Proche-Orient au CFR, Donald Trump aurait mieux fait de s'abstenir: le statu quo satisfaisait tout le monde, y compris la Syrie, alors que reconnaître officiellement l'annexion du Golan "va créer de l'opposition, là où il y avait jusque là de l'acceptation".

"Israël est sur le Golan pour ses propres raisons, et rien de ce que l'administration Trump décidera n'y changera quoi que ce soit", conclut-il.

Une tortue sacrée embaumée pour l'éternité au Vietnam

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L'appel à la prière diffusé vendredi dans toute la Nouvelle-Zélande

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