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Hommage rempli d'émotion pour l'ancienne Première dame Barbara Bush

L'ancien président George H.W. Bush, en fauteuil roulant, assiste aux funérailles de son épouse, Barbara Bush, avec son fils, 43e président des États-Unis, George W. Bush, à l'église épiscopale de St. Martin à Houston, 21 avril 2018.

Anciens présidents, famille et amis ont rendu samedi à Houston un dernier hommage à l'ancienne Première dame des Etats-Unis Barbara Bush, décédée mardi à l'âge de 92 ans et qui fut le pilier d'une des plus grandes familles politiques du pays.

Barbara Bush laisse derrière elle son mari, George H. W. Bush, 93 ans et président de 1989 à 1993, cinq enfants dont George W. Bush, président de 2001 à 2009, dix-sept petits-enfants et sept arrière-petits-enfants.

"Barbara Bush a rempli nos vies de rires et de joie", a dit l'un de ses fils, Jeb, qui a pris la parole pour la famille, près du cercueil recouvert d'une draperie blanche et dorée, placé devant l'autel dans l'église épiscopale Saint-Martin de Houston, au Texas.

"Elle était notre professeure et notre modèle dans notre façon de vivre une vie avec un but et un sens", a ajouté l'ancien gouverneur de Floride et candidat aux primaires républicaines pour la présidentielle de 2016.

>> Lire aussi : L'hommage de l'Amérique à Barbara Bush

Un millier d'invités, parmi lesquels les anciens couples présidentiels démocrates Barack et Michelle Obama et Bill et Hillary Clinton, ont assisté à cette cérémonie remplie d'émotion et retransmise en direct par les grandes chaînes de télévision.

L'actuelle Première dame Melania Trump était aussi présente aux côtés des Obama pour représenter Donald Trump. Celui-ci a souhaité éviter les "perturbations" qui auraient été causées par les mesures de sécurité supplémentaires que sa présence aurait nécessité, ainsi que par respect pour la famille Bush, selon la Maison Blanche.

Il n'est pas rare que les présidents américains en exercice ne se rendent pas aux funérailles de personnalités.

Donald Trump a toutefois assuré samedi sur Twitter être "en pensées et en prières avec toute la famille Bush".

Le milliardaire républicain a plusieurs fois critiqué les Bush, qui ne l'avaient pas soutenu alors qu'il était candidat à la présidentielle de 2016.

Pudeur et élégance

Le convoi funéraire devait ensuite rallier College Station, à 140 km de Houston, où Barbara Bush sera enterrée sur le site de la Bibliothèque présidentielle de son époux.

Barbara Pierce est née en juin 1925 dans l'Etat de New York. Elle a rencontré George H. W. Bush à 16 ans avant de l'épouser en 1945 et s'installer au Texas, terre d'adoption de la famille Bush.

>> Lire aussi : Barbara Bush, pilier d'une des familles les plus puissantes d'Amérique

Son mariage de 73 ans est la plus longue union présidentielle de l'histoire américaine.

L'ancien président républicain et vice-président de Ronald Reagan est atteint de la maladie de Parkinson, ce qui le contraint depuis plusieurs années à se déplacer en fauteuil roulant.

Barbara Bush incarnait dans l'imaginaire collectif américain la pudeur et l'élégance, par ses manières douces. Elle était également appréciée dans tous les camps politiques grâce à son approche diplomatique et sa disposition à trouver des compromis. L'ex-Première dame avait créé une fondation portant son nom qui lutte contre l'analphabétisme.

"La motivation de Barbara pour aider les autres n'a jamais été pour son propre intérêt, mais pour donner de l'amour et du soutien à ceux qui en avaient besoin", a affirmé dans son hommage Susan Baker, l'épouse de l'ex-chef de la diplomatie James Baker qui a servi George Bush père.

>> Lire aussi : Mort de Barbara Bush

Barbara Bush souffrait depuis plusieurs années de la thyroïde. Sa santé s'était récemment détériorée et elle avait choisi de finir ses jours dans la maison familiale de Houston.

Elle restera dans l'Histoire comme l'une des deux seules femmes à avoir à la fois épousé et donné naissance à un président américain.

L'autre est Abigail Adams, femme du deuxième président John Adams, et mère du sixième, John Quincy. Elle est morte en 1818.

Avec AFP

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Passe d'armes en direct entre Trump et l'ex-ambassadrice à Kiev

L'ancienne ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, témoigne devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants de Capitol Hill à Washington, le vendredi 15 novembre 2019, à l'occasion de la deuxième audience publique de mise en accusation.

L'ex-ambassadrice américaine à Kiev a jugé vendredi "intimidantes" les flèches décochées à son encontre par Donald Trump au moment même où elle livrait un témoignage édifiant au Congrès dans le cadre de l'enquête en destitution qui menace le président.

Les démocrates ont dénoncé une pression sur un témoin qui pourrait alimenter le dossier d'accusation contre le président des Etats-Unis, déjà soupçonné d'abus de pouvoir pour avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur un de ses rivaux.

"Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné", a tweeté Donald Trump une heure après le début de l'audition de la diplomate. "Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé", a-t-il ajouté en référence au chaos dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

Mme Yovanovitch, diplomate depuis 33 ans jouissant d'une réputation de grande intégrité, avait été rappelée en urgence à Washington en mai sur ordre du président. Les démocrates le soupçonnent d'avoir voulu laisser le champ libre à des proches pour qu'ils puissent faire pression sur l'Ukraine.

Dans ses tweets, le président a défendu "son droit absolu" de choisir ses ambassadeurs.

A la Chambre des représentants, sa salve n'est pas passée inaperçue. L'élu démocrate Adam Schiff, qui dirige l'enquête contre le président, a lu ses messages et demandé à la diplomate de réagir.

Après un moment de recul, elle a pesé ses mots: "C'est très intimidant".

Lors d'une pause, Adam Schiff a dénoncé "une intimidation de témoin en direct", qui pourrait constituer une "entrave" à l'enquête.

Ce "n'était pas de l'intimidation de témoins, c'était juste l'opinion du président", a réagi la Maison Blanche. "J'ai le droit de m'exprimer", a renchéri le président devant la presse.

- "Forces de l'ombre" -

Donald Trump est visé par une procédure de destitution parce qu'il a demandé le 25 juillet à son homologue ukrainien d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Dans cet appel, rendu public en septembre après l'intervention d'un lanceur d'alerte, il avait cité Mme Yovanovitch. "Il va lui arriver des choses", avait-il déclaré.

"J'ai été choquée" d'entendre ça", "Cela ressemblait à une menace diffuse", a-t-elle commenté vendredi.

La diplomate, restée très digne malgré une émotion évidente, a également confié avoir été perturbée par la campagne de dénigrement menée contre elle pendant des mois par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.

"Je n'ai pas compris pourquoi il m'attaquait", a-t-elle déclaré, en confiant s'être "inquiétée" de voir "le président et son fils" relayer ses attaques.

Jurant n'avoir "aucun parti-pris politique", Mme Yovanovitch a assuré que son rappel avait "porté un coup au moral" des diplomates américains à Kiev et dans l'ensemble du réseau américain.

Sans citer le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, elle a critiqué les responsables du département d'Etat pour ne pas l'avoir défendue. "Dans le monde entier, les forces de l'ombre auront compris qu'il ne faut pas grand-chose pour obtenir la tête d'un ambassadeur", a-t-elle souligné.

Après cinq heures d'audition, ponctuées par des marques de respect unanimes pour l'ancienne ambassadrice, elle a quitté la salle sous des applaudissements nourris.

- Aide bloquée -

Les républicains n'ont pas mis en cause son intégrité, mais ont relevé qu'elle restait employée du département d'Etat à un poste prestigieux dans une université.

Ils l'ont assaillie de questions sur les affaires du fils de Joe Biden en Ukraine au moment où son père était vice-président des Etats-Unis. Elle a reconnu que cela "pouvait ressembler à un conflit d'intérêt".

Les parlementaires républicains ont également insisté sur le fait qu'elle n'avait aucun élément factuel à apporter à l'enquête, puisqu'elle avait quitté l'ambassade au moment des principaux épisodes contestés.

Elle n'a en effet rien pu dire sur une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine, qui avait été gelée sur ordre du président au début de l'été.

William Taylor, le chargé d'affaires qui l'a remplacée à Kiev, avait déclaré mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès, avoir appris par l'entremise d'un autre ambassadeur que Donald Trump avait conditionné le déblocage des fonds à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden.

Le président nie avoir lié les deux et se dit victime d'une chasse aux sorcières". Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat, qui sera chargé de le juger, il devrait échapper à la destitution.

Mais sa très probable mise en accusation (impeachment) à la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates jettera une ombre sur sa campagne.

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