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États-Unis

Hillary Clinton contre Donald Trump, le duel des candidats mal aimés

Les partisans des rivaux Hillary Clinton et Donald Trump se croisent à Williamson, en Virginie-Occidentale, États-Unis, le 2 mai 2016.

A 169 jours de l'élection présidentielle américaine, la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump sont à quasi-égalité dans les intentions de vote, les deux candidats étant à peu près aussi impopulaires l'un que l'autre dans l'électorat.

Le resserrement des sondages illustre la relative faiblesse de Hillary Clinton, toujours empêtrée dans des primaires qui n'en finissent pas face à Bernie Sanders. Pour sa seconde candidature à la Maison Blanche, la démocrate reste une personnalité controversée qui peine à emballer la gauche américaine et à gagner la confiance des Américains.

Son avance sur Donald Trump dans les sondages réalisés au niveau national a fondu comme neige au soleil depuis que le milliardaire a mis la main sur l'investiture du parti républicain: trois des cinq dernières enquêtes donnent quelques points d'avance à Donald Trump.

Pire, 57% des électeurs ont une opinion défavorable de chaque candidat, selon une enquête Washington Post parue ce week-end -- du jamais vu pour une présidentielle --, selon le quotidien.

Mais l'élection du 8 novembre est encore loin et historiquement, les sondages nationaux ne deviennent significatifs qu'après les conventions d'investiture, qui auront lieu cette année dans la dernière quinzaine de juillet.

"Lors des conventions, les gens verront les candidats sous leur meilleur jour, et ils pourront mieux les comparer, les contraster et les juger", explique Larry Sabato, politologue de l'Université de Virginie.

Cet expert électoral note que la démocrate reste structurellement favorite, car l'élection se joue en fait dans une douzaine d'Etats-clés, selon le mode de scrutin présidentiel indirect. Or elle y garde l'avantage, notamment grâce à sa popularité dans les minorités noire et hispanique.

"Les facteurs fondamentaux donnent l'avantage à Clinton, car Trump reste un candidat extrêmement controversé. Mais on a envie de dire que si les Clinton n'arrivaient pas à gagner, ils devraient être poursuivis pour faute professionnelle politique", dit Larry Sabato à l'AFP.

- Campagne délétère -

Les dernières semaines ont indéniablement été meilleures pour Donald Trump que pour Hillary Clinton.

Là où elle continue de perdre des scrutins face à son unique rival, l'homme d'affaires a éliminé ses 16 adversaires et commencé à unifier son camp. La résistance est certes encore forte dans certains cercles de la droite américaine. Plusieurs grands donateurs historiques, comme les hommes d'affaires Paul Singer, Joe Ricketts et William Oberndorf, ont confirmé au New York Times qu'ils ne soutiendraient pas le candidat républicain. "Si c'est Trump contre Clinton, je voterai pour Hillary", a dit William Oberndorf au journal.

Mais en même temps, Donald Trump a conquis à la vitesse grand V de nombreux membres de l'appareil républicain, notamment au Congrès, bastion de l'establishment, où l'hostilité laisse place au fatalisme.

Le magnat des casinos Sheldon Adelson, si désireux d'empêcher Hillary Clinton de succéder à Barack Obama, a également annoncé son soutien à Donald Trump, qu'il pourrait concrétiser par plus de 100 millions de dollars de dons, selon le quotidien new-yorkais -- une somme stupéfiante, même à l'échelle des campagnes américaines.

Le camp démocrate a à peine ouvert les hostilités contre Donald Trump, qui a promis qu'il ne ferait pas de quartiers pour ancrer dans l'électorat l'idée que Hillary Clinton est une femme corrompue et indigne de confiance, citant pêle-mêle l'histoire de sa messagerie, les attentats de Benghazi et le passé adultère de son mari.

Hillary Clinton entend contre-attaquer sans s'embourber dans un pugilat. La mission de démolir l'image de brillant homme affaires construite par Donald Trump reviendra à un comité pro-Clinton, Priorities USA Action, qui a annoncé un conséquent budget publicitaire de 136 millions de dollars.

"La connaissance qu'ont les gens de Donald Trump est large d'un kilomètre mais profonde d'un centimètre", dit son porte-parole Justin Barasky à l'AFP. "Quand les gens verront et entendront les choses qu'il a dites et faites durant sa carrière, ils vont très vite se retourner contre lui".

Dans cette atmosphère délétère, Larry Sabato voit une ouverture pour l'essor d'un candidat tiers, une rareté depuis Ralph Nader en 2000.

"Les conditions sont parfaites pour qu'un autre parti s'élève", dit-il, citant le candidat libertarien Gary Johnson et son colistier William Weld, deux anciens gouverneurs républicains.

Avec AFP

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Quibi lance son service de streaming nomade en plein confinement

Meg Whitman, PDG de Quibi, s'exprime à Las Vegas, Nevada, le 8 janvier 2020. (Photo: Reuters)

La moitié de la planète confinée par le coronavirus? Cela n'empêchera pas Quibi de tenter de révolutionner l'industrie du divertissement en lançant dès lundi son service de streaming "nomade", avec des programmes courts spécifiquement conçus pour les téléphones mobiles mais "en qualité hollywoodienne".

Attirées par ce projet innovant et les milliards de dollars promis par Quibi, les stars du grand et du petit écran se sont bousculées pour produire films et séries, de Steven Spielberg à Guillermo del Toro en passant par Jennifer Lopez et Reese Witherspoon.

Tout le contenu de Quibi sera diffusé par tranches de dix minutes maximum, des "bouchées" ("quick bites" en anglais, abrégé en Quibi). Dans le même esprit, tous les programmes sont réalisés à la fois en format vertical et horizontal, passant automatiquement de l'un à l'autre lorsque le spectateur incline son téléphone.


Une technologie et un concept parfaitement calibrés pour un usage "nomade" sur mobile, qui peut certes paraître inadapté au confinement actuel. Quibi, qui avait prévu de longue date le lancement de son service le 6 avril, a fait le pari de maintenir ses plans sans être sûr de ce que l'avenir lui réserve.

"Honnêtement, on ne sait pas, car le lancement intervient à une période sans équivalent", déclare à l'AFP la directrice générale de Quibi, Meg Whitman. "Je ne pense pas que qui que ce soit ait déjà connu quelque chose comme ça", estime l'ancienne patronne d'eBay.

L'idée est de séduire les jeunes actifs susceptibles de consommer une ou deux bouchées de dix minutes dans les transports en commun ou durant leur pause-café. La pandémie de coronavirus a mis un coup d'arrêt à ces habitudes quotidiennes mais les dirigeants de Quibi pensent que le confinement peut lui aussi créer un tel besoin.

"Les gens ont encore des moments de transition, c'est juste différent", analyse Mme Whitman, citant en exemple un parent cherchant à relâcher la tension entre deux séances d'enseignement à domicile pour ses enfants.

"Je passe ma vie sur Zoom (plateforme de visioconférence, ndlr). Mais si j'ai dix ou quinze minutes entre deux appels par-ci, par-là, je regarderais Quibi", assure Meg Whitman.

- 100.000 dollars la minute -

Quibi a pour atout un catalogue fourni et alléchant: 50 programmes disponibles dès le premier jour, 175 créations originales garanties pour sa première année, souligne sa patronne.

Si les vedettes de Hollywood ont répondu présent, c'est notamment grâce à la présence de Jeffrey Katzenberg, ancien patron de Disney (1984-1994) et co-créateur des studios Dreamworks, à l'origine de Quibi.

Des films comme le thriller psychologique "Survive", avec la star de "Game of Thrones" Sophie Turner, et "Most Dangerous Game" avec Liam Hemsworth devraient faire office de produits d'appel pour les premiers abonnés.

Quelques épisodes seront disponibles au lancement de Quibi mais le reste sera distillé à raison d'un chaque jour, l'idée étant de tenir les spectateurs en haleine comme au bon vieux temps de la télévision hertzienne.

D'autres programmes sont déjà prévus jusqu'à l'automne, mais la suite est incertaine, Hollywood étant à l'arrêt depuis le début de la pandémie.

Pour fidéliser ses abonnés, Quibi mise aussi sur des tranches d'information quotidiennes, des programmes sportifs et des émissions de divertissement, un type de contenu difficile à produire tant que les studios resteront fermés.

L'abonnement à Quibi coûtera 5 dollars par mois avec publicité ou 8 dollars sans. Pour tenir compte des difficultés financières créées par la crise sanitaire, la plateforme a fait passer son offre d'essai de deux semaines à 90 jours.

Pour inciter les jeunes à délaisser YouTube, TikTok ou Instagram, aux programmes gratuits mais généralement amateurs, Quibi mise sur la qualité de ses contenus, comme HBO l'a fait en son temps pour concurrencer les chaînes traditionnelles.

"Nous payons jusqu'à 100.000 dollars la minute pour nos longs-métrages", assure Meg Whitman, un budget comparable à celui des grosses productions de Netflix, Amazon, HBO Max ou Disney+.

Mais Quibi ne considère pas ces derniers comme des rivaux, il a l'ambition de devenir "la nouvelle vague du divertissement", dit-elle.

"Il y a eu les films, il y a eu la télévision, puis le streaming. Et maintenant peut-être qu'il y a une nouvelle façon de raconter des histoires sur mobiles avec une qualité hollywoodienne", conclut-elle.

Le basketteur Kobe Bryant intronisé au Hall of Fame

Kobe Bryant des Los Angeles Lakers contre les Boston Celtics pendant le deuxième trimestre d'un match de basket de la NBA à Boston le mercredi 30 décembre 2015. (AP Photo / Winslow Townson)

Le quintuple champion de la NBA Kobe Bryant, décédé dans un accident d'hélicoptère fin janvier, fait partie, sans surprise, des joueurs qui seront intronisés cette année au Hall of Fame, le panthéon du basket américain, selon la liste révélée samedi.

La légende des Los Angeles, disparue à 41 ans dans un crash qui a également coûté la vie à sa fille de 13 ans Gianna et sept autres personnes, figure parmi les neuf noms de la promotion 2020, en compagnie notamment de l'ancien joueur de San Antonio Tim Duncan (43 ans), cinq fois titré en NBA, et Kevin Garnett, champion en 2008 avec Boston.

"La promotion 2020 est sans aucun doute l'une des plus historiques de tous les temps et le talent et l'influence sociale de ces neuf lauréats est sans commune mesure", a déclaré John Doleva, directeur général du Hall of Fame.

"En 2020, la communauté du basket a subi la perte inimaginable de figures emblématiques: le commissaire de la NBA David Stern (ndlr: mort en janvier à 77 ans des suites d'une hémorragie cérébrale) et Kobe Bryant, ainsi que la perte du jeu lui-même en raison du COVID-19." La saison de la NBA a été suspendue le mois dernier devant la propagation du coronavirus.

"C'est un accomplissement et un honneur incroyable, nous sommes extrêmement fiers de lui", a réagi l'épouse de Kobe Bryant, Vanessa. "Chaque étape dans sa carrière d'athlète a été un tremplin pour être ici (au Hall fo Fame)", a-t-elle ajouté.

La tragédie frappe encore la famille Kennedy

Le gouverneur du Maryland, Larry Hogan, lors d'une conférence de presse le 3 avril 2020 à Annapolis. (AP/Brian Witt)

Les recherches pour retrouver deux membres de la famille Kennedy, disparus lors d'une balade en canoë, n'ont pas permis de les retrouver et ils sont présumés morts, ont annoncé leurs proches.

Il s'agit d'un nouveau drame pour la plus célèbre dynastie des Etats-Unis, régulièrement frappée par la tragédie depuis l'assassinat en 1963 à Dallas du président démocrate John Fitzgerald Kennedy (JFK).

Sa petite-nièce Maeve Kennedy McKean, 40 ans, n'est pas revenue jeudi d'une sortie en canoë avec son fils Gideon, 8 ans, dans la baie de Chesapeake, dans la région de Washington, ont annoncé vendredi les autorités.

Des garde-côtes, des policiers et des pompiers ont immédiatement tenté de les retrouver, mais sans succès.

"Les chances qu'ils aient survécu sont extrêmement faibles. Il est clair que Maeve et Gideon sont morts", en a conclu son époux David McKean dans un message posté dans la nuit sur Facebook.

Les recherches lancées par les autorités "ne sont plus une opération de secours mais de récupération" des corps, a ajouté dans un communiqué la mère et grand-mère des victimes, Kathleen Kennedy Townsend.

Cette dernière est la fille aînée de l'ancien ministre de la Justice Robert Kennedy, le frère de John, qui fut tué en 1968 alors qu'il était bien placé pour remporter les primaires démocrates pour la présidentielle.

La famille a subi d'autres drames: un des fils de Robert Kennedy, David, est mort à l'âge de 28 ans d'une overdose de cocaïne dans un hôtel de Floride, en 1984.

Un autre de ses fils, Michael, a succombé à une collision avec un arbre lors d'une descente à ski en 1997 dans le Colorado.

En 1999, le fils de "JFK" est mort avec sa femme Carolyn et sa belle-soeur Lauren dans le crash de l'avion qu'il pilotait dans le Massachusetts.

Saoirse Kennedy Hill, une petite-fille de Robert Kennedy, est également décédée l'année dernière d'une overdose, à l'âge de 22 ans.

Covid-19 aux Etats-Unis: le nombre de morts explose

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Melania Trump passe un coup de fil à Brigitte Macron

Les premières dames américaine et française Melania Trump et Brigitte Macron sur les marches du Palais de l’Elysée à Paris, le 10 novembre 2018, lors des commémorations du centenaire marquant la fin de la Première Guerre mondiale. (AP Photo/Jacquelyn Martin)

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump a exprimé vendredi, lors d'un échange téléphonique avec Brigitte Macron, la solidarité de son pays avec la France.

L'épouse de Donald Trump a transmis à l'épouse d'Emmanuel Macron ses condoléances "pour ceux qui ont perdu la vie en raison du coronavirus en France", a indiqué la Maison Blanche dans un compte-rendu de l'appel.

"Elle a également réaffirmé que les Etats-Unis étaient aux côtés des Français et s'est dite optimiste sur la capacité (des deux pays) à surmonter ensemble cette période difficile", ajoute le texte.

Les deux femmes, qui se sont rencontrées à de nombreuses reprises, ont prévu de rester en contact au cours "des jours et des semaines" à venir.

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