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Côte d'Ivoire

Heurts entre policiers et étudiants à Abidjan

Des policiers s’affrontent aux étudiants (non visibles) lors d'une manifestation contre la hausse des coûts de l'éducation à l'Université Felix Houphouet Boigny, à Abidjan, le 18 septembre 2017.

De violents affrontements, sur fond de grève des enseignants, ont opposé mardi élèves et policiers dans plusieurs endroits d'Abidjan, notamment près du lycée international Jean Mermoz, l'un des grands établissements français de la capitale économique ivoirienne, ont rapporté plusieurs témoins.

Les enseignants d'une grande partie des écoles primaires et secondaires sont en grève depuis près de deux mois, réclamant de meilleurs traitements et conditions de travail. L'université Félix Houphouët-Boigny, la principale du pays avec 60.000 étudiants, a connu six semaines de grève des professeurs, mouvement suspendu depuis début mars.

Selon plusieurs témoignages, des élèves et étudiants voulaient empêcher les cours de se dérouler dans des établissements où la grève n'est pas suivie, afin d'alerter sur leur situation, leur année scolaire étant gravement perturbée par ces grèves.

"Un groupe d'élèves et étudiants de la Fesci (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire) en furie est venu pour déloger leurs camarades de Mermoz", à Cocody, quartier chic d'Abidjan, a expliqué un témoin à l'AFP.

"Ils en ont été brutalement empêchés par les policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser", a-t-il poursuivi, faisant état "d'élèves sauvagement battus" par les forces de l'ordre.

"Il y a eu des jets de pierres d'un côté et de lacrymogène de l'autre", a expliqué un parent d'élève français du lycée.

Des incidents similaires se sont déroulés devant le lycée moderne de Cocody (public) où des policiers ont fait usage de lances à eau pour disperser des élèves qui ripostaient en leur jetant des pierres. La principale voie passant devant le lycée était parsemée de pierres et le quartier bouclé par un important dispositif de policiers anti-émeute, a constaté l'AFP en début d'après-midi.

Des affrontements ont aussi lieu à Koumassi, quartier populaire du sud d'Abidjan, selon l'agence Alerte Info.

Les grèves dans le secteur public sont récurrentes en Côte d'Ivoire depuis deux ans, malgré la signature en août 2017 d'une trêve sociale de cinq ans moyennant le paiement sur plusieurs années d'arriérés de salaires pour environ 130.000 fonctionnaires, soit 70% des effectifs de la fonction publique.

Les affrontements entre étudiants et forces de l'ordre ne sont pas rares en Côte d'Ivoire. La Fesci, puissant et sulfureux syndicat, est souvent à l'origine de manifestations parfois violentes.

Créée en 1990 à l'avènement du multipartisme, la Fesci, vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs, a été accusée par le passé par des ONG nationales et internationales de violences à l'égard des opposants à l'ancien président Laurent Gbagbo, ainsi que de racket en milieu étudiant. Les responsables de la Fesci ont toujours démenti.

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Cérémonie au palais présidentiel en l'honneur du défunt PM Amadou Gon Coulibaly

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La Côte d'Ivoire a rendu un hommage à Amadou Gon Coulibaly

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Les Ivoiriens rendent hommage à leur Premier ministre décédé

Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre ivoirien et candidat du parti au pouvoir à la présidentielle, à son arrivée à l'aéroport Félix Houphouët Boigny à Abdijan, le 2 juillet 2020 après avoir "récupéré" en France suite à des problèmes cardiaques. (Photo SIA KAMBOU/AFP)

La Côte d'Ivoire a rendu mardi un hommage national au Premier ministre et candidat à la présidentielle Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet d'une crise cardiaque à 61 ans, lors d'une cérémonie au palais présidentiel d'Abidjan.

Son cercueil recouvert du drapeau ivoirien placé sur le parvis du palais présidentiel a reçu les honneurs civils et militaires en présence de nombreuses personnalités dont le président ivoirien Alassane Ouattara, son homologue sénégalais Macky Sall ou le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Dauphin désigné du président Ouattara qui l'avait adoubé en mars, Amadou Gon Coulibaly a été fait grand-croix de l'Ordre national, la plus haute distinction du pays, à titre posthume lors de la cérémonie.

Le secrétaire général de la présidence Patrick Achi a souligné que c'est sur ce même "parvis" que le défunt avait été "l'image visible de toutes les décisions qui ont conduit à la renaissance prodigieuse du pays" après une décennie de crise ponctuée par des violences ayant fait 3.000 morts en 2010 et 2011.

M. Achi a aussi évoqué "l'hommage unanime de la Nation que tu as servie avec tant de noblesse et de dévouement".

Auparavant, la ministre de l'Education, Kandia Camara, en pleurs, avait salué le "grand président qu'il aurait été".

Quelques jours après avoir annoncé qu'il ne briguerait pas un troisième mandat, Alassane Ouattara avait désigné en mars son "plus proche collaborateur depuis 30 ans" comme son successeur et candidat du parti au pouvoir à la présidentielle.

Greffé du coeur en 2012, Amadou Gon Coulibaly, dit "AGC", était revenu en Côte d'Ivoire le 2 juillet après deux mois d'hospitalisation pour des problèmes cardiaques.

Officiellement, le Premier ministre était parti le 2 mai pour un "contrôle" en France, malgré la fermeture des frontières en raison de la pandémie de coronavirus. Il avait finalement dû se faire poser un stent.

"Je suis de retour pour prendre ma place aux côtés du président, pour continuer l'oeuvre de développement et de construction de notre pays", avait-il dit, très souriant.

Le 8 juillet, il avait été accueilli par une haie d'honneur et des applaudissements des membres du gouvernement avant le Conseil des ministres. Il était décédé quelques heures plus tard.

Pour Didier Drogba, le chemin qui mène à la tête de la FIF se rétrécit

Didier Drogba au Palais de l'Elysée, à Paris, France, mercredi 21 février 2018. (Stephane Mahe, pool photo via AP)

Les espoirs de Didier Drogba de devenir le prochain président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) ont subi un sérieux suite au refus des footballeurs de soutenir sa candidature.

M. Drogba, 42 ans, est l'un des trois candidats en lice pour la présidence de la FIF.

"La majorité de nos membres a décidé d'accorder notre soutien à la liste dirigée par M. Idriss Diallo", a déclaré l'Association des footballeurs ivoiriens, syndicat pourtant dirigé par son ancien coéquipier Cyrille Domoraud.

M. Diallo avait aussi reçu le soutien de l'association des entraîneurs, avant que M. Drogba ne présente sa candidature.

M. Drogba n'a pas non plus obtenu l'aval des arbitres ou de l'association des anciens professionnels du football, qui soutiennent plutôt le candidat Sory Diabate.

L'ancien attaquant doit maintenant recevoir le soutien de l'association des médecins du football pour pouvoir se présenter aux élections du 5 septembre. Leur décision est attendue dans les prochaines semaines.

En plus de l'appui de l'un des groupes d'intérêts spéciaux, les candidats doivent aussi être désignés par trois des 14 clubs de la Ligue 1 et deux des divisions inférieures.

International de renom, Didier Drogba a participé à trois Coupes du monde avec le maillot de la Côte d'Ivoire. Son talent a permis aux Éléphants à deux reprises d’atteindre la finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Il a également été reconnu par les fans pour ses exploits avec Chelsea en Premier League et en Ligue des Champions.

Démission du vice-président Duncan: l'analyse d'André Siver Konan

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