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Heurts entre police et manifestants à la veille du G20 à Hambourg

La police disperse des protestataires lors d’une manifestation contre le sommet du G20 à Hambourg, Allemagne, 6 juillet 2017.

Des heurts ont éclaté jeudi soir entre plusieurs milliers de manifestants anti-G20 et la police à Hambourg en Allemagne, jetant une ombre sur le sommet des dirigeants des principaux pays de la planète prévu dans la ville.

Les affrontements sont survenus dans la soirée peu après le départ d'un cortège de 12.000 personnes, selon les forces de l'ordre, à proximité du lieu du sommet du G20 à Hambourg, considéré comme un bastion de la contestation violente.

Après plusieurs avertissements, la police a chargé la foule et fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines d'extrémistes encagoulés et habillés de noir, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Plusieurs personnes ont été blessées et d'autres interpellées par les forces de l'ordre, selon des images de la télévision allemande. Aucun bilan officiel n'a été publié pour le moment.

Bouteilles, pierres, pavés et pétards ont été jetés sur les policiers qui ont riposté en déployant leurs canons à eau.

La police a aussi indiqué que son porte-parole avait été agressé par des protestataires, alors qu'il donnait une interview, et a dû se réfugier dans un véhicule de pompiers.

Elle a fait état d'une voiture incendiée et de vitrines de magasins endommagées.

La police a annoncé avoir mis fin au rassemblement vers 18H30 GMT et a ensuite entrepris de disperser la foule à coups de canon à eau.

Mais plusieurs milliers de personnes ont décidé de continuer à défiler, sévèrement encadrées, tandis qu'en marge, des incidents se poursuivaient dans le quartier.

La police, sur les dents depuis plusieurs jours, redoute une escalade des tensions.

- Bienvenue "en enfer" -

Les manifestants, réunis sous le slogan "Welcome to Hell" (Bienvenue en enfer) et affichant une banderole "Pulvériser le G20", ont été stoppés par la police au bout de seulement 300 mètres de parcours.

Ils étaient partis du "quartier des poissons", près de l'Elbe et se dirigeaient vers le centre des congrès où le sommet se tiendra vendredi et samedi.

La police s'est justifiée en disant avoir demandé aux manifestants les plus extrémistes, qui défilaient encagoulés et vêtus de noir, de découvrir leur visage. Ce qu'ils n'ont pas fait.

Ce rassemblement à l'initiative d'une "alliance autonome et anti-capitaliste", promettait d'être l'un des plus musclés en marge du sommet.

Selon les autorités, jusqu'à 100.000 manifestants devraient battre le pavé sur plusieurs jours.

Une autre grande manifestation à l'initiative de la mouvance d'extrême-gauche est prévue samedi en fin de matinée.

Quelque 20.000 policiers venus de toute l'Allemagne ont été déployés dans la grande cité portuaire à l'occasion du sommet face aux risques d'attentat et de débordement des manifestations anti-G20.

Vendredi, les manifestants entendent d'ailleurs empêcher l'accès au centre des congrès des chefs d'Etat et de gouvernement.

De gros blocs de béton et des barrières de métal ont été déployés tout autour du centre des congrès.

Mercredi soir, environ 11.000 personnes avaient déjà défilé dans le centre-ville au son d'une musique techno. Deux personnes ont été brièvement interpellées.

- Sommet difficile -

Les inquiétudes des autorités sont d'autant plus vives que Hambourg est un bastion de la contestation violente.

Les heurts survenus à Hambourg sont à l'image de la tension qui s'annonce dans l'enceinte qui accueille le sommet, avec de nombreux sujets conflictuels entre le président américain Donald Trump et les autres dirigeants des vingt principales économies mondiales.

M. Trump doit rencontrer vendredi en marge de la réunion pour la première fois son homologue russe Vladimir Poutine.

En guise de préambule, il a sévèrement critiqué la Russie jeudi à Varsovie, au premier jour de sa tournée européenne, et s'est inquiété de l'avenir même de l'Occident.

Les Etats-Unis, a-t-il dit, travaillent avec leurs alliés pour s'opposer "aux actions de la Russie et à son comportement déstabilisateur", citant notamment le conflit en Ukraine, le soutien russe à l'Iran et à la Syrie.

La rencontre entre les chefs d'Etat américain et russe sera un des temps fort du sommet compte tenu des mauvaises relations entre les deux pays sur fond d'enquête sur l'influence russe dans l'entourage de M. Trump.

Ce dernier a du reste admis à Varsovie que la Russie avait pu s'immiscer dans l'élection présidentielle de 2016.

Les discussions du sommet s'annoncent aussi difficiles sur le climat et le commerce.

Avec AFP

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Birmanie: la Cour suprême rejette le recours des journalistes de Reuters

Wa Lone, 33 ans, et Kyaw Soe Oo, 29 ans, qui n'étaient pas présents à l'audience, sont accusés d'avoir enfreint la loi sur les secrets d'Etat, qui date de l'époque coloniale.

La Cour suprême de Birmanie a rejeté mardi un recours de deux journalistes de l'agence Reuters contre leur condamnation à sept ans de prison pour des accusations liées à leur couverture de la crise des Rohingyas, a annoncé un des avocats de la défense.

"Notre appel a été rejeté", a déclaré à l'AFP Khin Maung Zaw, l'un des avocats des reporters. "Ils ont confirmé le verdict de l'instance inférieure", a-t-il ajouté.

"Wa Lone et Kyaw Soe Oo n'ont commis aucun crime, et rien ne vient prouver qu'ils en aient commis", a souligné de son côté dans un communiqué l'un des avocats de Reuters.

Wa Lone, 33 ans, et Kyaw Soe Oo, 29 ans, qui n'étaient pas présents à l'audience, sont accusés d'avoir enfreint la loi sur les secrets d'Etat, qui date de l'époque coloniale.

Ils sont accusés de s'être procurés des documents classifiés relatifs aux opérations des forces de sécurité birmanes dans l'Etat Rakhine, région du nord-ouest de la Birmanie, théâtre des exactions à l'encontre de la minorité musulmane rohingya.

Au moment de leur arrestation, en décembre 2017, ils enquêtaient sur un massacre de Rohingyas à Inn Din, un village du nord de l'Etat Rakhine.

Depuis, l'armée a reconnu que des exactions avaient bien eu lieu en septembre 2017 et sept militaires ont été condamnés à dix ans de prison.

Les deux reporters ont toujours assuré avoir été trompés.

Et un des policiers qui a témoigné dans ce dossier a reconnu que le rendez-vous au cours duquel les documents classifiés leur avaient été remis était un "piège" destiné à les empêcher de poursuivre leur travail.

Des défenseurs des droits de l'Homme ont exhorté la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, chef de facto du gouvernement birman, à user de son influence pour que les deux journalistes obtiennent une grâce présidentielle.

Mais elle a jusqu'à présent refusé d'intervenir, provoquant l'ire de la communauté internationale.

L'enquête des deux journalistes a reçu le prix Pulitzer, plus haute récompense du journalisme aux Etats-Unis.

Avec AFP

Washington sanctionnera tout pays qui continue à acheter du pétrole iranien

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Les Etats-Unis ont encore renforcé lundi leur campagne de "pression maximale" pour faire plier l'Iran, leur ennemi numéro un au Moyen-Orient, en mettant fin aux dérogations qui permettaient encore à huit pays d'acheter du pétrole iranien.

Le président Donald Trump entend ainsi "porter à zéro les exportations" de brut iranien et "priver le régime de sa principale source de revenus", a annoncé la Maison Blanche.

A partir du 2 mai, la Chine, l'Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l'Italie et la Grèce devront donc cesser tout achat. Cette mesure s'annonce particulièrement délicate pour l'Inde, allié stratégique des Etats-Unis et troisième importateur mondial de pétrole, dont environ un dixième des achats vient d'Iran.

"Si vous ne respectez pas cela, il y aura des sanctions" américaines, a prévenu le chef de la diplomatie des Etats-Unis, Mike Pompeo. "Nous entendons appliquer ces sanctions", a-t-il martelé.

Après s'être retiré il y a près d'un an de l'accord international de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, jugé trop laxiste par Donald Trump, Washington a rétabli en novembre de dures sanctions économiques contre la République islamique. Surtout, il a accompagné sa décision de la menace de mesures punitives également contre les pays qui continueraient malgré tout d'échanger avec l'Iran.

L'interdiction d'acheter du pétrole iranien était la principale de ces sanctions, qui se veulent "les plus fortes de l'histoire". Les Etats-Unis avaient toutefois à l'époque attribuée ces dérogations pour six mois, jugeant que le marché mondial ne pouvait supporter une trop brusque annulation des ventes de brut iranien.

- Ryad va "stabiliser" le marché -

"Les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, trois des plus grands producteurs d'énergie au monde, avec nos amis et alliés, s'engagent à faire en sorte que les marchés mondiaux du pétrole restent suffisamment approvisionnés", a affirmé lundi la Maison Blanche dans son communiqué.

Donald Trump a renchéri sur Twitter en promettant que Ryad et d'autres pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole feraient "plus que compenser" la baisse de l'offre.

Le gouvernement saoudien s'est aussitôt dit prêt à "stabiliser" le marché, dont les cours se sont inscrits en forte hausse dès que les informations sur la future fin des exemptions américaines ont circulé dans la presse.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, fidèle soutien de Donald Trump dans son combat contre Téhéran, a salué une décision "d'une importance capitale pour renforcer la pression sur le régime terroriste iranien".

Elle intervient deux semaines après une autre annonce symbolique : l'inscription des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, sur la liste noire américaine des "organisations terroristes étrangères".

La campagne de "pression maximale" contre l'Iran vise selon Washington à mettre fin aux "activités déstabilisatrices" de Téhéran au Moyen-Orient, notamment au Liban via le mouvement chiite Hezbollah, au Yémen à travers les rebelles Houthis et en Syrie par son soutien au régime de Bachar al-Assad.

En mai 2018, Mike Pompeo, qui assure vouloir changer "le comportement du régime iranien" et non le régime lui-même, avait énoncé douze conditions draconiennes pour un nouvel accord global aboutissant à une levée des sanctions.

Un an plus tard, aucune de ces conditions ne semble être respectée mais l'administration Trump estime que l'Iran commence à manquer de fonds pour soutenir certains de ses alliés, comme le Hezbollah libanais.

Iran: le guide suprême nomme un nouveau chef des Gardiens de la Révolution

Le général Hossein Salami, nouveau patron des gardiens de la révolution.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a nommé le général Hossein Salami chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, a rapporté dimanche le site internet de M. Khamenei.

M. Salami, 58 ans, était commandant en second des Gardiens de la Révolution depuis neuf ans et remplacera à la tête de cette force le général de division Mohammad Ali Jafari.

Cette nomination intervient moins de deux semaines après l'inscription par les Etats-Unis des Gardiens de la Révolution sur la liste des "organisations terroristes".

"Considérant vos capacités et votre expérience significative avec différentes responsabilités révolutionnaires (...) je vous promeus général de division et commandant en chef des Gardiens de la Révolution", a indiqué l'ayatollah Khamenei dans un communiqué.

M. Salami a combattu dans la guerre entre l'Iran et l'Irak (1980-1988) et a aussi dirigé l'aviation des Gardiens de la Révolution.

Sa nomination est motivée par la "nécessité de changement à la tête" des Gardiens de la révolution, demandé par M. Jafari lui-même, selon M. Khamenei.

En octobre, M. Salami avait estimé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devrait "s'entraîner à nager dans la mer Méditerranée" car il pourrait, selon lui, être forcé à s'enfuir de son pays, selon l'agence de presse Fars, proche des conservateurs iraniens.

"Ils (les Israéliens) ne constituent pas un niveau de menace élevé pour nous, le Hezbollah suffirait à les détruire", a-t-il déclaré. Alliés, le Hezbollah et l'Iran ont pour ennemi commun Israël.

Créés en 1979 peu après la Révolution islamique, les Gardiens de la Révolution comptent, selon l'Institut international pour les études stratégiques (IISS), environ 125.000 membres placés sous l'autorité directe du guide suprême.

A la différence de l'armée nationale, ils n'ont pas pour rôle premier d'assurer la protection de l'intégrité territoriale du pays: selon la Constitution, leur mission est "la sauvegarde de la Révolution et de ses acquis".

Avec AFP

Les câlins néonataux

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Dans les tribus d'Irak, mariages forcés et femmes "esclaves"

Jeune fille ayant échappé à un mariage forcé dans le Nord-Ouest du Pakistan.

Un jour, Mariam s'est enduite d'essence, a craqué une allumette et s'est immolée. La jeune Irakienne envisageait de se suicider depuis le jour où sa tribu l'avait mariée de force à son cousin, au nom d'une vieille coutume.

Après trois jours à l'hôpital, cette habitante de la province de Missane (sud) s'est finalement éteinte à 22 ans en septembre 2018, se souvient le cheikh Haydar Saadoun.

"Un camarade d'université issu d'une autre tribu avait demandé sa main", raconte ce dignitaire de la tribu des Bani Lam, à Amarah, à 350 kilomètres au sud de Bagdad.

"Les cousins (de Mariam) ont refusé", explique-t-il, "et fait valoir qu'ils avaient des droits sur elle à cause de la +nahwa+".

Cette coutume ancestrale autorise les hommes d'une tribu à refuser d'accorder la main d'une femme pour la forcer à épouser un membre de leur clan.

Depuis des décennies, le cheikh Haydar Saadoun voit des femmes souffrir de cette coutume. Pour aider Mariam, il a tenté en vain d'intercéder auprès de l'homme qui voulait l'épouser contre son gré.

- "Accepte ton sort" -

Ce dernier, "déjà marié, père plusieurs fois et sans diplôme, alors que Mariam allait à l'université", a balayé son plaidoyer. "Il m'a dit: +ça m'est égal, je l'épouserai et je lui ferai manger la poussière+", raconte le cheikh, keffieh sur la tête et costume trois-pièces sous sa cape traditionnelle.

Si un dignitaire de la tribu est intervenu, c'est parce que la famille de Mariam elle-même n'avait pas d'autre choix que de se soumettre à la loi tribale, inviolable sous peine de déshonneur ou de représailles parfois sanglantes.

Karima al-Taï, 50 ans, a vu de près les ravages de cette loi: sa cousine Sahar a vécu "vingt ans d'enfer" après avoir été offerte en "compensation" à une autre tribu, pour respecter une autre tradition, celle de la "fasliya".

Une "fasliya" est une femme "offerte" pour payer le prix du sang et lier deux clans afin d'empêcher de futurs affrontements.

"Il y a vingt ans, un conflit a éclaté entre ma tribu et une autre. Un homme de l'autre clan a été tué", raconte Mme Taï, militante des droits des femmes. Pour calmer les appels à la vengeance, la tribu de Mme Taï a dû offrir "cinq femmes vierges", dont Sahar.

Une fois dans la maison de son "époux", Sahar a subi brimades et insultes, raconte sa cousine. Et quand elle s'en plaignait, "ses parents répondaient: +tu es une fasliya, accepte ton sort+".

Le stigmate s'est transmis: les enfants de Sahar sont toujours appelés "les enfants de la fasliya", raconte Mme Taï.

- Les tribus font la loi -

En Irak, où origine et nom jouent un rôle important dans tous les domaines - emploi, mariage et même politique -, de nombreuses affaires sont réglées entre clans, loin des tribunaux.

Jusqu'à la chute du dictateur Saddam Hussein en 2003, le droit l'emportait sur les tribus. Mais depuis, la situation a changé: la loi n'est pas toujours appliquée, du fait de la corruption, de passe-droits ou par peur des représailles, et ce sont souvent des conseils locaux et des représentants de familles qui organisent médiation et compensation.

Ces coutumes, prégnantes dans les zones rurales comme le sud - moins alphabétisé et dont les habitants se disent délaissés par les autorités centrales -, sont aussi respectées à Bagdad, assure le cheikh Adnane Khazali. Dignitaire du très peuplé quartier de Sadr City, il assure avoir entendu de telles sentences prononcées lors de conseils tribaux.

Combien de femmes sont victimes de ces traditions à travers le pays et combien tentent de mettre fin à leurs jours comme Mariam à cause d'elles? Dans l'Irak conservateur où le suicide est tabou, impossible de trouver des chiffres exacts.

A Missane, où selon l'Unicef plus d'un tiers des femmes sont mariées avant leur majorité, 14 femmes se sont suicidées depuis 2017. Et 184 autres ont tenté de le faire, de source officielle. Mais personne ne donne de détails sur les raisons de leur acte.

A Bassora (sud), une étude menée en 2017 auprès de 62 femmes ayant tenté de se suicider en s'immolant donne toutefois quelques indices: dans 80% des cas, ces femmes ont dit avoir agi après des différends familiaux, notamment au sujet de leur mariage.

- Loi "pas appliquée" -

En 2015, une tribu de Bassora avait "offert" cinquante "fasliya" à une autre, provoquant un vif émoi. Le grand ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité religieuse pour la majorité des chiites d'Irak, a même appelé à abandonner cette pratique. Sans succès jusqu'à présent.

Pour Maytham al-Saadi, universitaire à Missane, c'est de "l'esclavage moderne" que les tribus utilisent aujourd'hui "pour n'importe quel prétexte, alors qu'avant seul le prix du sang était payé ainsi".

Ces pratiques vont à l'encontre de la loi: elles sont criminelles selon le code du statut personnel irakien de 1959. Epouser de force une femme en invoquant la "nahwa" par exemple est passible de "trois ans de prison pour un parent au premier degré et 10 ans pour un parent plus éloigné", rappelle M. Saadi.

Mais pour faire reculer de telles pratiques, estime la députée Intissar al-Joubouri, il faut plutôt miser sur l'éducation.

Promulguer de nouvelles lois prend en effet du temps et suscite de vifs débats, affirme l'élue, membre pendant plusieurs années de la commission parlementaire des droits des femmes.

Et surtout, dit-elle, les textes déjà en vigueur "ne sont pas appliqués car aucune femme ne porte plainte contre sa propre famille".

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