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Haïti: la commémoration de la bataille d'indépendance émaillée de violences

Un camp temporaire à Port-au-Prince, Haiti, le 11 janvier 2012.

Quatre personnes ont été blessées par balle lundi à Port-au-Prince lors d'une manifestation de l'opposition à l'occasion de l'anniversaire de la bataille qui a mené Haïti à l'indépendance, événement fêté a minima par le président, conspué par une large partie de la société.

Deux manifestants ainsi qu'un journaliste d'une radio locale et un policier ont été blessés alors que plusieurs centaines de sympathisants de l'opposition défilaient sur un des axes majeurs de la capitale, ont observé les journalistes de l'AFP. De nombreux tirs ont été échangés sans que leurs auteurs ne puissent être identifiés.

Des manifestations répétées exigent la démission du président Jovenel Moïse depuis plus de deux mois. Début novembre, les partis d'opposition et des groupes de la société civile sont parvenus à un accord visant à organiser une transition politique: ils voudraient choisir dès que possible le futur président parmi les juges de la Cour de cassation et le prochain Premier ministre au sein des partis de l'opposition.

"Jovenel avait dit qu'il n'avait personne à qui remettre le pouvoir, mais le peuple a pris l'initiative et on a notre institution qui s'appelle la Cour de Cassation", clamait avant les incidents Phanel Jean-Louis, un manifestant marchant avec le drapeau national sur les épaules.

Dans la matinée, Jovenel Moïse a commémoré la bataille qui a mené le pays à l'indépendance, depuis la capitale et sous haute protection policière, sans se rendre sur le site historique.

"Des soldats, des va-nu-pieds, des esclaves se sont révoltés et se sont donnés leur indépendance mais, après 216 ans, je pense que la bataille pour l'indépendance économique doit commencer et c'est pour ça qu'il faut détruire ce système exploiteur", a déclaré Jovenel Moïse lundi matin sur le parvis du musée du panthéon national haïtien.

Chaque 18 novembre, Haïti célèbre la bataille de Vertières qui, en 1803, a vu la victoire de l'armée indigène sur les troupes napoléoniennes, prélude à l'indépendance de la première République noire de l'Histoire le 1er janvier 1804.

Situé à 240 km au nord de Port-au-Prince, le site de Vertières est traditionnellement le lieu des commémorations mais Jovenel Moïse donc n'a pas fait le déplacement et a simplement procédé à un dépôt de gerbe de fleurs au musée qui jouxte le palais national, où s'est tenu un défilé militaire.

La place du Champ de Mars, où se situent musée et palais, a été interdite d'accès au public le temps des cérémonies. Ses accès étaient gardés par un lourd dispositif policier.

Plusieurs manifestations populaires exigeant le départ du pouvoir de M. Moïse ont également été organisées dans les villes de province lundi.

Majoritaires dans les manifestations, les habitants des quartiers les plus pauvres exigent d'autant plus la démission du chef de l'État que des entreprises qu'il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour supérieure des comptes comme étant "au coeur d'un stratagème de détournement de fonds".

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Port du masque obligatoire dans les transports publics au Chili

Métro de Santiago, le 20 mars 2020, avant l'obligation du port du masque dans les transports publics décrétée le 6 avril. (Photo AP/Esteban Felix)

Le gouvernement chilien a décrété obligatoire le port du masque dans les transports publics. Le pays a enregistré 4.815 infections au coronavirus, dont 37 décès.

"Le port du masque devient obligatoire dans le transport public et privé rémunéré", a déclaré lundi la sous-secrétaire à la Santé, Paula Daza.

Les bus, taxis et le métro de Santiago sont concernés par la mesure, ainsi que les vols nationaux qui continuent d'opérer. Depuis dimanche, toutes les autorités apparaissent en public avec un masque.

Le Chili, où le premier cas de Covid-19 a été déclaré le 3 mars, a pris diverses mesures de restrictions, dont un confinement obligatoire dans certains quartiers de la capitale et le dépistage en masse.

Le pays a d'ores et déjà réalisé 54.864 tests, un nombre record en Amérique latine, selon le gouvernement chilien. Il enregistre également un des plus bas taux de mortalité de la région.

L'archevêque de Panama lance la Semaine Sainte en hélicoptère

Le pape François s’adressant aux évêques, flanqué de l’archevêque de Panama Jose Domingo Ulloa (G) et de l’archevêque de San Salvador Jose Luis Escobar Hélas, à l’église Saint-François d’Assise, Panama, 24 janvier 2019. (AP Photo/Alessandra Tarantino)

Mgr José Domingo Ulloa est monté dimanche à bord d'un hélicoptère avec un buste de la Vierge et un ostensoir pour une bénédiction depuis les airs pour cause de coronavirus.

Masque sur le visage, il venait de célébrer une messe sans public dans un hangar d'un des aéroports de la capitale panaméenne, situé sur une ancienne base militaire, alors que les églises sont fermées au Panama.
Il a ensuite survolé la ville de Panama et les alentours, où certains habitants avaient placé des branches et des feuilles de palmier pour recevoir la bénédiction.

"Nous souhaitons également animer la vie des croyants avec cette dimension spirituelle", a déclaré Mgr Ulloa avant de monter à bord de l'hélicoptère. "Nous sommes en train de vivre quelque chose d'inédit dans l'histoire du christianisme, célébrer la Semaine Sainte sans public dans nos temples", a-t-il ajouté.

Le Panama a fermé ses frontières, suspendu les classes, interdit l'entrée aux étrangers et mis en place un confinement obligatoire, avec des sorties limitées à deux heures par jour pour les achats essentiels. Depuis cette semaine, les hommes sont autorisés à quitter leur domicile pour se rendre au supermarché ou à la pharmacie le mardi, le jeudi et le samedi, tandis que les femmes peuvent le faire le lundi, le mercredi et le vendredi. Et le dimanche, personne ne sort.

Ce dimanche des Rameaux n'a pas fait exception, avec des rues très silencieuses, hormis quelques chants chrétiens sortis des fenêtres des habitations lors de cette bénédiction hors du commun. Ce pays d'Amérique centrale d'un peu plus de quatre millions d'habitants comptait dimanche 1.988 cas officiellement recensés de Covid-19, dont 54 décès.

Sur Twitter, des Panaméens ont critiqué l'utilisation d'un hélicoptère financé par le contribuable pour une célébration religieuse.

Covid-19 aux Etats-Unis: le nombre de morts explose

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Le stade mythique du Maracana à Rio de Janeiro transformé en hôpital

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Coronavirus: Le Panama et le Pérou réglementent les sorties sur la base du sexe

Bénévole du Plan de solidarité du Panama portant un masque alors qu’il livre de la nourriture aux familles à faible revenu du quartier El Chorrillo de Panama City en période de pandémie de coronavirus, 1er avril 2020. (Photo Luis Acosta/AFP)

Une moitié de la semaine, seuls les hommes peuvent sortir faire des courses. L'autre, c'est au tour des femmes. Ces deux pays d'Amérique latine disent avoir mis en place cette mesure pour combattre la pandémie de coronavirus.

Jusqu'à présent, le Panama avait fermé ses frontières, suspendu les classes, interdit l'entrée aux étrangers et mis en place un confinement obligatoire, avec des sorties limitées à deux heures par jour pour les achats essentiels. La décision, prise lundi, est entrée en vigueur mercredi. Ces nouvelles mesures doivent durer deux semaines.

Désormais, les hommes sont autorisés à quitter leur domicile pour se rendre au supermarché ou à la pharmacie le mardi, le jeudi et le samedi, tandis que les femmes peuvent le faire le lundi, le mercredi et le vendredi. Et le dimanche, personne ne sort, sans exception.

Les autorités panaméennes dénoncent le non-respect des mesures de confinement prises par les autorités depuis le 24 mars. Le "mécanisme le plus simple" à mettre en place pour réduire le nombre de personnes dans la rue était donc "d'attribuer certains jours pour circuler aux femmes et certains jours pour circuler aux hommes", a estimé le ministre de l'Intérieur Juan Pino.

La communauté des personnes transgenres dit craindre des arrestations. L'Association des hommes et femmes neufs du Panama (AHMNP), qui défend les droits de la communauté LGBT+, dénonce "l'effroi" provoqué par cette mesure.

Ces jours-ci, les barrages de police et les contrôles se sont multipliés dans les rues de la capitale panaméenne. Des vigiles contrôlent aussi l'identité des clients à l'entrée des supermarchés.

Le président péruvien Martin Vizcarra a annoncé jeudi soir une mesure identique, jusqu'à la fin du confinement prévue le 12 avril. Trois jours de sortie pour les hommes (lundi, mercredi, vendredi), trois jours également pour les femmes (mardi, jeudi, samedi) et le dimanche, aucune sortie pour personne comme au Panama.

M. Vizcarra a souligné que les militaires et policiers qui patrouillent devraient respecter les homosexuels et transsexuels.

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