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Haïti: des milliers de manifestants anti-Jovenel à Port-au-Prince

Les manifestants demandent la démission du président haïtien Jovenel Moise lors d'une marche dirigée par la communauté artistique de Port-au-Prince, à Haïti, le 13 octobre 2019.

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Port-au-Prince, à l'appel de dirigeants religieux et artistes populaires, pour réclamer la démission du président haïtien Jovenel Moïse, mot d'ordre d'un mouvement de contestation lancé fin août.

"Jovenel est incapable et incompétent, il faut qu'il plie bagages parce qu'Haïti doit vivre", déclare l'un des manifestants, Jean Ronald. "Il n'est pas normal de vivre dans un pays aussi inégalitaire", ajoute-t-il, devant le char de "Prophète Mackenson", un dirigeant religieux haïtien aussi populaire que controversé.

Mackenson Dorilas, autoproclamé "prophète", a été sanctionné par le ministère haïtien des Cultes fin 2018 après avoir annoncé pouvoir guérir le sida avec un remède à base de punaises de lit.

La foule de ses fidèles a sillonné les rues de la capitale, suivie par de larges groupes de manifestants répondant à l'appel de chanteurs populaires. Prières et slogans hostiles au président ont été scandés pendant des heures à Port-au-Prince.

En raison des manifestations répétées et des barricades régulièrement installées sur les principaux axes routiers, la majorité des établissement scolaires gardent leurs portes closes depuis plus d'un mois.

"J'ai mis mon uniforme aujourd'hui, il est tout neuf, et la première occasion que j'ai de le mettre, c'est dans une manifestation" déplore Nelly Delamet, 19 ans.

Me Johnny Trov Salomon manifeste lui avec sa robe d'avocat et un exemplaire de la constitution en main. "Toutes les couches sociales sont présentes: on veut que le monde entier voit qu'on n'est pas favorable à Jovenel".

La colère populaire contre Jovenel Moïse, décrié par les opposants les plus radicaux depuis son arrivée au pouvoir en février 2017, s'est accentuée fin août à la suite d'une pénurie de carburants généralisée à travers le pays.

Majoritairement issus des quartiers les plus pauvres, les manifestants exigent d'autant plus la démission du chef de l'État que des entreprises qu'il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour supérieure des comptes comme étant "au coeur d'un stratagème de détournement de fonds".

Avec AFP

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Couvre-feu dans deux villes du Venezuela frontalières de la Colombie

Poste-frontière du pont Simon Bolivar entre la Colombie et le Venezuela à San Antonio dans l'Etat vénézuélien de Tachira, 22 août 2015. (Photo: Reuters/Carlos Eduardo Ramirez)

Le président Nicolas Maduro a décrété un couvre-feu à San Antonio et Urena, affirmant que des groupes violents tentent de se mêler au flot de Vénézuéliens de retour chez eux en raison du coronavirus.

Dans ces deux villes, le couvre-feu sera en vigueur de 16h00 à 10h00 (20h00-14h00 GMT) et la frontière sera fermée à ces heures, a précisé le ministre de la Communication Jorge Rodriguez.

"Certains éléments au pouvoir au sein du gouvernement colombien profitent" du retour de Vénézuéliens dans leur pays pour "faire passer des paramilitaires, des déserteurs, des mercenaires qui viennent semer la violence" au Venezuela, a ajouté M. Rodriguez, indiquant que quatre personnes ont été arrêtées lundi.

Nicolas Maduro accuse fréquemment son homologue colombien Ivan Duque d'être impliqué dans des "complots" visant à le renverser avec le soutien des Etats-Unis. Le gouvernement de M. Duque nie ces accusations.

La Colombie reconnaît l'opposant Juan Guaido comme président par intérim, estimant que la présidentielle de 2018 qui a permis à Nicolas Maduro de se maintenir au pouvoir était frauduleuse.

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Port du masque obligatoire dans les transports publics au Chili

Métro de Santiago, le 20 mars 2020, avant l'obligation du port du masque dans les transports publics décrétée le 6 avril. (Photo AP/Esteban Felix)

Le gouvernement chilien a décrété obligatoire le port du masque dans les transports publics. Le pays a enregistré 4.815 infections au coronavirus, dont 37 décès.

"Le port du masque devient obligatoire dans le transport public et privé rémunéré", a déclaré lundi la sous-secrétaire à la Santé, Paula Daza.

Les bus, taxis et le métro de Santiago sont concernés par la mesure, ainsi que les vols nationaux qui continuent d'opérer. Depuis dimanche, toutes les autorités apparaissent en public avec un masque.

Le Chili, où le premier cas de Covid-19 a été déclaré le 3 mars, a pris diverses mesures de restrictions, dont un confinement obligatoire dans certains quartiers de la capitale et le dépistage en masse.

Le pays a d'ores et déjà réalisé 54.864 tests, un nombre record en Amérique latine, selon le gouvernement chilien. Il enregistre également un des plus bas taux de mortalité de la région.

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