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Guinée

Nommé Premier ministre, Béavogui promet tout son soutien au colonel Doumbouya

Le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, a signé le décret de nomination de Mohamed Béavogui au poste de Premier Ministre de la Transition à Conakry, le 6 octobre 2021. (Twitter/Présidence Guinée)

Le nouveau Premier ministre guinéen de transition Mohamed Béavogui a indiqué jeudi que son futur gouvernement accomplirait les tâches assignées par la junte et son chef, le colonel Mamady Doumbouya.

Dans un entretien accordé à la radio Fim Fm au lendemain de sa désignation, Mohamed Béavogui a déclaré que les objectifs de son futur gouvernement seraient ceux de la "charte" de la transition, sorte d'acte fondamental rédigé par les militaires qui ont renversé le 5 septembre le chef de l'Etat Alpha Condé, et ceux énoncés par le colonel Doumbouya.

"Soyez certains que les grands axes qui ont été définis dans le discours programme du 2 octobre seront les 'délivrables' principaux du gouvernement", a affirmé M. Béavogui en faisant référence à un discours prononcé par le colonel Doumbouya au soir de son investiture comme président de transition le 1er octobre.

Lecture du décret de nomination de Mohamed Béavogui
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"Je voudrais vraiment appeler notre gouvernement futur un gouvernement de 'délivrables', qui seront clairs, précis", a-t-il ajouté en employant le jargon d'entreprise pour parler des objectifs à atteindre.

La junte a assuré qu'elle rendrait le pouvoir aux civils après des élections à la fin d'une période de transition. Durant cette période transitoire d'une durée inconnue, elle a dit vouloir procéder à une "refondation de l'Etat", rédiger une nouvelle Constitution, lutter contre la corruption, réformer le système électoral, organiser des élections et réconcilier des Guinéens divisés.

Le colonel Doumbouya a désigné mercredi Mohamed Béavogui, un technocrate expert du développement avec des décennies d'expérience dans le secteur privé et international, comme Premier ministre d'un gouvernement dont la tâche sera d'exécuter "la politique de la Nation définie par le président de la transition" selon les termes de la "charte".

En Mohamed Béavogui, le colonel Doumbouya a choisi un homme relativement peu connu du grand public, éloigné d'une classe politique décriée pour son clientélisme et sa corruption.

"Nous avons une communauté de vues sur ce que doit être ce pays", a ajouté M. Béavogui en parlant du colonel Doumbouya, "je suis entièrement engagé, je suis prêt et je lui apporterai tout mon soutien".

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Fin de la grève de la rédaction de la RTG, radio publique guinéenne

Vue de face de la maison de la radiodiffusion guinéenne (RTG), dans la banlieue de Conakry, 16 avril 2007. (archives)

Les journalistes de la radio publique de Guinée ont mis fin mardi à leur grève déclenchée il y a une semaine pour dénoncer leurs conditions de travail et la préférence accordée selon eux à la télévision, a-t-on appris auprès de leur syndicat.

Depuis le 19 octobre, un service minimum était assuré et aucun grand journal n'était diffusé, selon un journaliste de l'AFP.

"Nous avons décidé de lever le mot d'ordre", a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint du syndicat des travailleurs de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), Oumar Barry, précisant que la direction s'était notamment engagée "à trouver" des ordinateurs et des équipements pour la radio.

Les grévistes avaient aussi déploré que le "mépris total" pour la radio observé selon eux sous le président Alpha Condé, renversé le 5 septembre par un putsch, semble se perpétuer sous la junte dirigée par le colonel Mamady Doumbouya, qui a réservé ses grandes annonces à la télévision publique.

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) a regretté que l'accès des médias privés à certains événements officiels ait été restreint.

La "refondation" souhaitée par le colonel Mamady Doumbouya ne pourra se réaliser "en l'absence de garanties sérieuses et de réformes concrètes pour que les journalistes puissent librement et de manière responsable exercer leur mission d'information", a déclaré le responsable du bureau Afrique de RSF, Arnaud Froger, cité mardi dans un communiqué.

La Guinée occupe le 109e rang sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

La junte guinéenne nomme quatre nouveaux ministres, dont le chef de la diplomatie

Le chef de la junte en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, a prêté serment vendredi à Conakry, en Guinée, le 1er octobre 2021.

Le chef de la junte au pouvoir en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, a nommé quatre nouveaux ministres dont celui des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l'Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger, Morissanda Kouyaté.

Le nouveau chef de la diplomatie guinéenne était auparavant le directeur exécutif du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles. Médecin de formation, il a reçu en 2020 le Prix Nelson Mandela de l’ONU pour son engagement contre les mutilations génitales féminines.

Selon un décret lu lundi soir à la télévision publique, Julien Youmbouno a été nommé ministre du Travail et de la fonction publique. Mamadou Pathé Diallo devient ministre de la Santé et de l'Hygiène publique et Charlotte Daffé, ministre de la Pêche et de l'Economie maritime.

Ces nominations portent à sept le nombre de ministères pourvus, après le choix de deux militaires comme ministre délégué chargé de la Défense nationale et comme ministre délégué à la Sécurité et d'une civile comme ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Le colonel Doumbouya a renversé le 5 septembre l'ancien président Alpha Condé et a ensuite prêté serment comme président pour une période de transition d'une durée indéterminée.

Il a nommé le 6 octobre un Premier ministre de transition en la personne de Mohamed Béavogui, un vétéran du développement. Depuis, les nominations sont annoncées au compte-gouttes.

Trois ministres et le secrétaire général du gouvernement nommés à Conakry

Le chef de la junte guinéenne Mamady Doumbouya prête serment en tant que président par intérim à Conakry, en Guinée, le 1er octobre 2021.

Le colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte qui a pris le pouvoir en Guinée en septembre, a nommé trois militaires ministres dans le gouvernement de transition dirigé par Mohamed Béavogui.

Selon un décret lu jeudi soir à la télévision publique, le général à la retraite Aboubacar Sidiki Camara, ancien ambassadeur de la Guinée à Cuba, réputé proche du chef de la junte, a été nommé ministre délégué chargé de la Défense nationale.

Le colonel Bachir Diallo, ancien conseiller militaire à l'ambassade de Guinée au Canada, a été nommé ministre délégué à la Sécurité et à la Protection civile.

Louopou Lamah, précédemment directrice nationale du commerce extérieur et de la compétitivité, est devenue ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Abdouramane Sikhé Camara est nommé secrétaire général du gouvernement avec rang de ministre.

Mohamed Béavogui, un Premier ministre pragmatique
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L'ancien président Alpha Condé, réélu en octobre pour un troisième mandat controversé, a été renversé le 5 septembre dans un coup d'Etat mené par le lieutenant-colonel Doumbouy, qui a depuis prêté serment comme président pour une période de transition à la durée et au contenu toujours inconnus.

Il a nommé le 6 octobre un Premier ministre de transition en la personne de Mohamed Béavogui, un vétéran du développement. Plus de deux semaines après, la composition de son gouvernement complet est toujours attendue.

Depuis le putsch, le colonel Doumbouya a promis de rassembler les Guinéens, au-delà des appartenances politiques ou ethniques.

Des proches demandent à la junte guinéenne de réhabiliter les victimes de Sékou Touré

Quelques victimes du massacre d'octobre 1971, au camp Boiro, à Kindia et à Kankan,exécutées sous le régime de Sékou Touré, qui a dirigé la Guinée de son indépendance en 1958 à 1984.

A l'occasion du 50ème anniversaire du massacre d'octobre 1971, des proches de 70 Guinéens exécutés sous le régime de Sékou Touré ont demandé lundi au nouvel homme fort, le colonel Mamady Doumbouya, la réhabilitation et une sépulture digne pour les victimes.

Au moins 70 personnes, dont des ministres, des ambassadeurs, des magistrats, des hommes d'affaires, des industriels, des officiers de l'armée ont été fusillées dans la nuit du 17 au 18 octobre 1971 au camp Boiro, ainsi qu'à Kindia (130 km à l'est de Conakry) et à Kankan (600 km à l'est de la capitale), selon les familles des victimes.

Une cérémonie de lecture du Coran a réuni environ 300 personnes sur le site de l'ex-camp Boiro, une prison dans la proche banlieue de Conakry où étaient enfermés les opposants sous Sékou Touré, qui a dirigé la Guinée de son indépendance en 1958 à 1984.

Des parents des victimes portant des portraits des disparus et habillés de tee-shirts rouges proclamant "Plus jamais ça" ont pris part à la cérémonie, ainsi que des officiers représentant la junte et le Premier ministre de transition Mohamed Béavogui.

Ce dernier a appelé à "une Guinée nouvelle, qui sera basée sur une seule chose, la réconciliation". Il a rappelé les propos du colonel Doumbouya selon lesquels la justice serait "la boussole" sous son autorité.

Abdoulaye Conté, responsable de l'Association des victimes du camp Boiro, a invoqué la promesse de justice et de réconciliation faite par le colonel Doumbouya, désormais président de transition, et par les militaires qui ont pris le pouvoir par la force le 5 septembre.

Le colonel Doumbouya a multiplié les actes symboliques de réconciliation dans ce pays coutumier des brutalités politiques.

Les autorités précédentes avaient fermé le camp aux proches depuis deux ans, a dit Abdoulaye Conté, pour l'Association des victimes. "On ne faisait plus de cérémonie ici, elles nous avaient interdit d’accéder à l’intérieur de ce camp où il y a une fosse commune", a-t-il dit.

"Nous demandons que ces illustres victimes soient réhabilitées. (Elles) n'ont rien à faire dans des fosses communes", a-t-il dit. Il a préconisé l'aide de l'ONU pour exhumer les corps et les identifier.

"Que les familles puissent récupérer les restes et que des sépultures dignes" soient accordées aux disparus, a-t-il dit.

Sous la présidence de Sékou Touré, quelque 50.000 personnes ont été torturées, fusillées, pendues ou ont "disparu" en détention, selon des associations de victimes et organisations de défense des droits humains.

La junte guinéenne écarte une quarantaine de généraux

La junte guinéenne écarte une quarantaine de généraux
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