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Guinée

La junte guinéenne dévoile une charte de transition, sans date de fin

Les Forces spéciales guinéennes arrivent au Palais du Peuple à Conakry le 6 septembre 2021, avant une rencontre avec les ministres de l'ex-président guinéen, Alpha Condé.

La junte en Guinée a dévoilé les organes de la transition vers la restauration d'un pouvoir civil élu, sous la direction de son chef, le colonel Mamady Doumbouya, sans fixer la durée de cette transition.

La "charte de la transition", sorte d'acte fondamental lu lundi soir au journal télévisé, assigne aux autorités de transition une série de missions, dont l'élaboration d'une nouvelle Constitution et l'organisation d'élections "libres, démocratiques et transparentes".

La transition sera conduite par quatre organes: le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) instauré par les militaires après le putsch du 5 septembre et dirigé par le colonel Doumbouya; le président de la transition, chef du CNRD, chef de l'Etat et des forces armées; un gouvernement dirigé par un Premier ministre civil; et un organe législatif, le Conseil national de la transition (CNT).

Aucun membre de ces organes ne pourra se présenter "ni aux élections nationales ni aux élections locales qui seront organisées pour marquer la fin de la transition".

La durée de cette transition "sera fixée de commun accord entre les forces vives de la nation" et le CNRD, dit la charte, alors que la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) réclame la tenue d'élections dans six mois.

Le CNT, composé de 81 membres proposés par différentes composantes de la population, dont les partis politiques, la société civile, les syndicats, le patronat ou les forces de sécurité, aura pour tâche d'élaborer le projet de Constitution.

Les membres du gouvernement du président déchu Alpha Condé et des institutions de son régime ne peuvent être désignés au CNT, selon la charte.

M. Condé a fait adopter par referendum en mars 2020 une nouvelle Constitution et a invoqué ce changement de loi fondamentale pour se représenter après deux mandats, malgré des mois de contestation réprimée dans le sang. Sa réélection en octobre 2020,vigoureusement contestée par l'opposition, avait été précédée et suivie par des dizaines d'arrestations.

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L'ancien président Alpha Condé vit désormais dans une maison familiale

Alpha Condé, alors président de la Guinée, arrive au musée d'Orsay à Paris, en France, le 10 novembre 2018.

La junte guinéenne a annoncé lundi le transfert de l'ancien président Alpha Condé, renversé le 5 septembre par les militaires et détenu au secret depuis, chez son épouse dans la banlieue de Conakry.

M. Condé, 83 ans, à la tête du pays pendant près de 11 ans, réside désormais au domicile de son épouse Hadja Djénè Kaba Condé à Dixinn, a dit la junte dans un communiqué lu à la télévision nationale.

La junte n'a pas précisé pas si le séjour de M. Condé chez sa femme était assorti de restrictions de la part des militaires.

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Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la junte qui a pris la direction du pays après le putsch, "continuera à assurer à l’ancien chef de l’Etat un traitement digne de son rang, et ceci sans aucune pression nationale et internationale", dit le communiqué.

La libération de M. Condé fait partie des exigences de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao), avec la tenue d'élections dans un délai de six mois. La Cédéao a suspendu la Guinée de ses instances et sanctionné individuellement les membres de la junte.

Le chef de la junte, le colonel Mamady Doumbouya, qui s'est fait investir président de transition le 1er octobre, s'est engagé à rendre le pouvoir à des civils après des élections, mais a refusé jusqu'alors tout délai imparti à la transition.

Dans un entretien diffusé par la télévision nationale mi-novembre, il a assuré que l'intégrité physique et morale de M. Condé était protégée. Il n'a pas exclu que M. Condé soit jugé.

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Émoi à Conakry après la mort d'une jeune femme des suites d'un viol présumé

Deux femmes regardent debout dans une rue vide lors d'une manifestation dans le quartier populaire de Wanindara à Conakry le 27 février 2020.

La Guinée était en émoi lundi après la mort d'une jeune femme des suites d'un viol présumé par des médecins dans une clinique privée de Conakry, une affaire ayant abouti à l'inculpation puis à l'arrestation de trois personnes.

La jeune femme, M'Mah Sylla, une célibataire diplômée en secrétariat de 25 ans, est "décédée samedi à Tunis où elle avait été évacuée pour des soins suite au viol dont elle avait été victime dans une structure hospitalière" de Conakry, a annoncé dimanche soir le gouvernement guinéen dans un communiqué.

Elle s'est rendue en août dans cet établissement situé dans la banlieue de Conakry, selon la presse locale. Les raisons de son passage dans cet établissement n'ont pas été précisées.

Après le viol présumé, la jeune femme avait ensuite été évacuée en octobre par les autorités à Tunis pour des soins dont la nature n'a pas été précisée.

Après une saisine du parquet, un juge d'instruction du tribunal de Manfanco (banlieue de Conakry) a placé le 14 octobre en "détention provisoire" trois médecins inculpés de "viol, avortement, administration de substances nuisibles, risque causé à autrui et complicité", a indiqué le parquet dans un communiqué distinct dimanche soir.

Une autre personne "en fuite", était "activement recherchée", selon la même source.

Le gouvernement demande de "prendre toutes les mesures urgentes afin d'accélérer l'enquête en cours pour que les coupables répondent de leur forfaiture", dans le communiqué.

La mort de M'Mah Sylla suscitait lundi un large débat sur les réseaux sociaux. Une pétition, à l’initiative d'associations de défense des droits des femmes, réclamait des sanctions contre les auteurs présumés.

"Justice pour M'Mah Sylla. Plus jamais ça", indiquait lundi une bande virale sur les réseaux sociaux. Des émissions de radio ont également été organisées lundi matin sur cette affaire.

La junte guinéenne accuse des partis politiques de chercher à troubler l'ordre public

Le chef de la junte en Guinée, le colonel Mamady Doumbouya, a prêté serment vendredi à Conakry, en Guinée, le 1er octobre 2021.

Les militaires au pouvoir en Guinée depuis le 5 septembres ont accusé jeudi des partis et des activistes d'agissements visant à "troubler l’ordre public et la paix sociale" dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Le Comité national de rassemblement pour le développement (CNRD), a déclaré, dans un communiqué lu à la télévision publique, que but était de "saper la paix et la paix et la quiétude des Guinéens et porter préjudice à la transition apaisée en cours".

Sans donner plus de précision sur l'identité des partis et des activistes qu'il accuse, le CNRD met en garde ceux qui refusent de s’inscrire dans la démarche de "dialogue consensuel" et assure qu’il prendra "toutes les dispositions régaliennes pour assurer leur sécurité".

Cette mise en garde intervient à la suite de la conférence de presse des responsables du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, parti du président déchu Alpha Condé).

Lors de cette rencontre avec les journalistes, l’ex-président de l’Assemblée nationale et responsable du RPG, Amadou Damaro Camara,a demandé au CNRD de libérer Alpha Condé, 83 ans, placé en résidence surveillée depuis qu'il a été renversé.

L'ancien commandant des forces spéciales, le colonel Mamady Doumbouya qui a renversé l'ancien président Condé le 5 septembre et s'est fait investir président de transition, a promis de "refonder" l'Etat guinéen et de combattre la corruption.

Il a assuré qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières".

Dès la prise du pouvoir, la junte avait dissous le gouvernement et les institutions et remplacé ministres, gouverneurs et préfets par des administrateurs et des militaires.

Le colonel Doumbouya a nommé le 6 octobre un Premier ministre de transition, Mohamed Béavogui, un ancien sous-secrétaire général des Nations unies. Deux semaines après, la composition de son gouvernement n'a pas été communiquée.

Le colonel Doumbouya a promis de rassembler les Guinéens au-delà des appartenances politiques ou ethniques, et de rétablir un régime civil après une période de transition d'une durée indéterminée.

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