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Guinée Équatoriale

Sept marins enlevés dans l'attaque d'un navire

Le logo de Exxon Mobile à la bourse de New York, le 30 décembre 2015.

Sept membres de l'équipage composé de Sud-africains, Philippins, Serbes et Camerounais d'un navire employé par le géant américain du pétrole ExxonMobil ont été kidnappés mercredi par des pirates au large de la Guinée équatoriale, a annoncé vendredi Malabo.

L'enlèvement est survenu dans une zone considérée comme le nouvel épicentre de la piraterie maritime mondiale.

ExxonMobil a averti les autorités que le navire ravitailleur Warden, qu'il loue au fournisseur de services pétroliers Swire, a été "l'objet d'une attaque de pirates" dans les eaux territoriales de Malabo, a annoncé le ministère équato-guinéen des Hydrocarbures dans un communiqué. "Sur 15 membres de l'équipage, huit étaient cachés et sept ont été enlevés", selon ce communiqué, qui ne précise pas qui étaient les assaillants.

Le navire quittait le champ de pétrole offshore de Zafiro, à 12 milles nautiques des côtes équato-guinéennes, et a été attaqué alors qu'il se dirigeait vers Luba, une ville balnéaire du sud de l'île de Bioko, dans la partie insulaire de la Guinée équatoriale.

Le Golfe de Guinée, qui s'étend des côtes du Sénégal à celles de l'Angola en passant par celles du Nigeria, sur 5.700 km, est devenu ces dernières années un repaire de pirates et le nouvel épicentre de ce type d'attaques, pillages de navires et kidnappings contre rançons, ravissant la vedette au Golfe d'Aden.

Le 4 novembre, deux Philippins, un Grec et un Géorgien membres d'équipage d'un pétrolier battant pavillon grec avaient été enlevés au large de la capitale économique togolaise Lomé. Deux jours plus tôt, neuf marins philippins d'un cargo norvégien avaient été kidnappés en rade même du port de Cotonou, capitale économique du Bénin.

Et le 15 août, 17 marins philippins et ukrainiens avaient été emmenés par des pirates qui avaient attaqué deux navires commerciaux au mouillage au large de Douala, le grand port camerounais. Ils ont été libérés quelques semaines plus tard, selon le Bureau Maritime International (BMI) qui ne précise pas les conditions de leur libération.

Pour les neuf premiers mois de l'année, le golfe de Guinée a concentré 82% des enlèvements d'équipages dans le monde, selon le BMI.

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De Brazzaville à Djibouti, les principales affaires des "biens mal acquis"

Manifestation contre le président Denis Sassou Nguesso à Brazzaville, République du Congo, le 27 septembre 2015 (LAUDES MARTIAL MBON / AFP)

Rappel des principales affaires des "biens mal acquis", après la condamnation lundi en appel de Teodorin Obiang, fils du président équato-guinéen, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende.

- Premières plaintes -

Le 27 mars 2007, trois associations déposent des plaintes visant des chefs d'État africains accusés d'avoir acquis en France un patrimoine considérable avec de l'argent public détourné de leurs pays. L'enquête préliminaire est classée sans suite en novembre.

En décembre 2008, une nouvelle plainte vise le Gabonais Omar Bongo (décédé en 2009), le Congolais Denis Sassou Nguesso et l'Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema.

La Cour de cassation annonce, deux ans plus tard, que la justice peut enquêter sur le patrimoine des trois chefs d'État et de certains de leurs proches.

- Nombreuses saisies -

Le 28 septembre 2011, des voitures de prestige de la famille Obiang sont saisies dans un immeuble parisien appartenant à son entourage.

Un mandat d'arrêt international est lancé en 2012 contre Teodorin Obiang. La justice saisit son hôtel particulier à Paris, d'une valeur de 100 à 150 millions d'euros.

Il est mis en examen (inculpé) en mars 2014 pour blanchiment de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et abus de confiance.

En septembre 2015, les juges saisissent plusieurs propriétés, dont une luxueuse demeure dans la région parisienne, soupçonnant un neveu de Sassou Nguesso d'en être le propriétaire. Le président Sassou Nguesso contre-attaque en février 2016, portant plainte pour "escroquerie au jugement".

En avril 2016, sont saisis des biens immobiliers à Paris et Nice, sur la Riviera française, appartenant à la famille du président gabonais Ali Bongo - fils d'Omar Bongo -, ainsi que deux appartements à Paris au nom d'Antoinette Sassou Nguesso, l'épouse du président congolais.

- Mises en examen -

En juin 2016, Rifaat al-Assad, oncle en exil du président syrien Bachar al-Assad, soupçonné de s'être frauduleusement bâti un empire immobilier estimé à 90 millions d'euros en France, est mis en examen.

Le 5 septembre, Teodorin Obiang, vice-président de son pays depuis mai 2012, est renvoyé en correctionnelle.

Le 8 mars 2017, Wilfrid Nguesso, un neveu de Denis Sassou Nguesso, est mis en examen pour "blanchiment de détournement de fonds publics". La fille et le gendre du président, puis un autre neveu et la mère de ce dernier le sont quelques semaines plus tard.

Le 27 août, le juge d'instruction annonce son intention de clore le volet gabonais portant sur la fortune détenue en France par la famille Bongo, sans avoir prononcé aucune mise en examen, prélude donc à non-lieu. Mais quelques mois plus tard, un nouveau juge relance les investigations.

- Obiang condamné -

Le 27 octobre 2017, Teodorin Obiang est condamné à 3 ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende avec sursis. Il fait appel.

En décembre 2018, la justice ouvre une enquête visant l'entourage du président de Djibouti Ismaïl Omar Guelleh, à la suite d'une plainte déposée par l'ONG Sherpa et le Collectif européen de la diaspora djiboutienne (CEDD), sur l'acquisition de propriétés immobilières à Paris.

- Nouveaux procès -

Le 15 avril 2019, la justice renvoie Rifaat al-Assad en correctionnelle pour "blanchiment en bande organisée", fraude fiscale aggravée et détournements de fonds publics syriens. Quatre ans de prison, dix millions d'euros d'amende et la confiscation de ses biens immobiliers français sont requis lors de son procès, en décembre. Le jugement est fixé au 30 avril 2020.

Jugé en appel en décembre, Teodorin Obiang est condamné le 10 février 2020 à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende, cette fois ferme.

Coronavirus: la Guinée équatoriale fait un don de 1,8 million d'euros à la Chine

Le stade Hongshan est converti en hôpital de fortune suite à l'épidémie du nouveau coronavirus, à Wuhan en Chine, le 4 février 2020.

La Guinée équatoriale, petit pays d'Afrique centrale, a annoncé faire un don de 1,8 million d'euros à la Chine afin de l'aider à faire face à l'épidémie de coronavirus qui sévit actuellement sur son territoire, a annoncé le gouvernement mercredi.

Décidé en conseil des ministres, ce don est une marque de "soutien et de solidarité à la Chine", est-il écrit dans un communiqué publié sur son site internet.

Ce pays pétrolier d'Afrique centrale, qui compte 1,3 millions d'habitants, entretient des liens économiques forts avec Pékin, depuis qu'il s'est lancé dans une politique de grands travaux avec les revenus de l'or noir. En dépit d'un revenu par habitant parmi les plus élevés d'Afrique, en Guinée équatoriale, une majorité de la population reste pauvre.

Le coronavirus, apparu en décembre dans la ville de Wuhan, au centre de la Chine, a déjà tué 490 personnes dans ce pays, selon le dernier bilan quotidien de Pékin, qui a aussi fait état de plus de 24.300 contaminations dans le pays.

Afin d'empêcher toute propagation du coronavirus en Guinée équatoriale, le gouvernement avait décidé fin janvier de placer systématiquement en quarantaine pour une durée de 14 jours toutes les personnes en provenance de Chine entrant sur son territoire.

Depuis cette date, 25 personnes ont été placées à l'isolement, selon le Comité national de lutte contre le coronavirus.

Important incendie à la cathédrale de Malabo en Guinée équatoriale

Dans une rue de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, le 24 janvier 2012.

Un incendie à l'origine inconnue a ravagé mercredi soir une partie de la cathédrale Sainte-Elisabeth de Malabo, la plus grande église chrétienne de Guinée équatoriale.

Aux alentours de 19H00, le feu venait juste d'être maîtrisé par les pompiers, qui continuaient de projeter de l'eau sur la façade à l'aide de lances à incendie, a rapporté un journaliste de l'AFP.

Une centaine de personnes étaient réunies mercredi soir sur le parvis de la cathédrale et se recueillaient en silence.

Une heure plus tôt, plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux montraient une partie de la façade de la cathédrale ravagée par d'immenses flammes.

"On vient d'éteindre le feu, c'est bien fini. Le toit est parti, c'est une catastrophe", a déclaré à l'AFP Alfredo Abeso, un pompier. "Tout le toit est parti, l'intérieur a brûlé", a dit un autre pompier.

La cathédrale est fermée au public depuis le 7 janvier pour des travaux de rénovation. On ignore si l'incendie a fait des victimes.

De style néo-gothique, construite entre 1897 et 1916, elle est aujourd'hui l'un des principaux sites touristiques de ce pays d'Afrique centrale.

"L'incendie qui ravage la cathédrale de Sainte-Élisabeth nous rappelle cruellement celui qui a ravagé Notre-Dame de Paris en avril dernier", a écrit sur Twitter l'ambassade de France à Malabo. "Nous partageons l'émotion de nos amis de Malabo et de Guinée équatoriale et espérons que le feu pourra être contrôlé rapidement".

La cathédrale gothique de Paris, vieille de plus de 850 ans, avait perdu le 15 avril 2019, sa flèche, sa toiture et une partie de sa voûte, ravagées par les flammes, suscitant une très forte émotion dans le monde entier.

25 bolides du fils du président équato-guinéen adjugés 21,6 millions d'euros en Suisse

Une Ferrari LaFerrari (2015) et une Bugatti Veyron EB 16.4 Coupé (2010) faisant partie d'une collection de voitures de luxe détenue par Teodoro Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale. Ces voitures sont présentées avant une vente aux enchères p

Les 25 bolides saisis par la Suisse dans le cadre d'une procédure judiciaire contre Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale et fils du président du pays, ont trouvé preneurs pour 23,4 millions de francs (21,6 millions d'euros) lors d'enchères caritatives près de Genève.

L'estimation la plus basse était de 18,5 millions de francs suisses (plus de 17 millions d'euros).

"La star de la collection, une Lamborghini Veneno ultra-rare a été vendue pour 8,28 millions CHF",commission comprise (7,6 millions d'euros), "un record mondial pour la marque", a indiqué dans un communiqué la maison d'enchères britannique Bonhams.

La voiture, dont il n'existe que neuf exemplaires, a été vendue à un "collectionneur international privé", a précisé à l'AFP Lynnie Farrant, porte-parole.

Les fonds seront reversés par la Suisse à des oeuvres caritatives en Guinée équatoriale, petit pays pétrolier où sévit l'une des plus graves corruptions au monde selon l'ONG Transparency International et où une grande partie de la population vit dans la pauvreté.

Les 25 supercars ont été vendues en lot séparé, sans prix de réserve, c'est-à-dire sans prix minimum. Sept Ferrari, trois Lamborghini, cinq Bentley, une Maserati et une McLaren figuraient parmi les véhicules proposés.

Le collectionneur privé international ayant acquis la Lamborghini Veneno blanc cassé a remporté un très grand nombre de lots.

Il a également acquis pour 4,2 millions d'euros une Koenigsegg One bleu et noir carbone, estimée entre 1,7 et 2,1 millions d'euros et dont il n'existe que six exemplaires.

Une Aston Martin One-77 rouge, évaluée entre 1,3 et 1,7 million d'euros et possédant une mention gravée sur son entrée de porte spécifiant "Construite à la main en Angleterre pour Theodore N'Guema Obiang Mangue", a elle été adjugée à près de 1,4 million d'euros.

Cette collection de 25 voitures avaient été confisquées par la justice genevoise après l'ouverture en 2016 d'une procédure pénale à l'encontre de Teodorin Obiang, et de deux autres personnes, pour "blanchiment d'argent et gestion déloyale des intérêts publics".

- Procédure classée -

La procédure a été classée en février, la justice genevoise et les autorités équato-guinéennes ayant accepté que les voitures soient vendues et que le produit de la vente soit affecté à un programme à caractère social en Guinée équatoriale, sous le contrôle du ministère suisse des Affaires étrangères.

La Guinée équatoriale, dirigée depuis 40 ans par le président Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, a aussi accepté de verser à Genève 1,3 million de francs suisses (1,4 million d'euros) pour couvrir notamment les frais de procédure.

Teodorin Obiang, devenu vice-président de cet Etat d'Afrique centrale en 2012, est connu pour ses extravagances et son train de vie somptueux.

M. Obiang a été condamné en 2017 à Paris à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende pour s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine considérable (hôtel particulier parisien, voitures de course et de luxe, costumes de marque par dizaines, jets privés...) dans l'affaire dite des "biens mal acquis", jugement dont il a fait appel.

Cette procédure ne freine pas les préparatifs à la succession. Fin novembre 2018, il a dirigé son premier conseil des ministres.

Quelques jours avant la vente, la Guinée équatoriale avait tenté de la faire annuler, estimant que le prix de la vente serait plus élevé lors de ventes de gré à gré avec des collectionneurs et des professionnels de la branche. Cette requête avait été rejetée par la justice genevoise.

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