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Guinée Équatoriale

Lancement d'une opération anti-gangs en Guinée équatoriale

Des policiers dans les rues de Malabo, Guinée Equatoriale, 3 février 2015.

Les autorités équato-guinéennes ont lancé lundi une opération pour traquer les gangs criminels qui terrorisent par des agressions et des vols la population depuis le début de l'année, a indiqué mercredi la télévision d'Etat.

"816 policiers et gendarmes" déployés "en permanence dans les lieux où sévissent les gangs" ont déjà interpellé plus de "trois cents délinquants et criminels dont 119 ont été transférés dans des prisons", a précisé la TVGE.

Un couvre-feu de 22 heures à 6 heures a été instauré pour les jeunes de moins de 18 ans "dans l'optique de protéger les citoyens et leurs biens et pour retrouver la paix et la sécurité", selon un arrêté du ministère de la Sécurité.

Il est justifié par une "augmentation de la délinquance et de la criminalité perpétrées par les jeunes de moins de 25 ans (...) qui attaquent les passants aux heures nocturnes avec les machettes et font parfois irruption dans les domiciles pour y tuer leurs occupants", ajoute l'arrêté.

"Si le peuple pleure, le gouvernement doit réagir sans se poser de question. J'ai décidé de nettoyer les rues de Guinée équatoriale et d'enseigner le droit chemin aux jeunes qui commettent des crimes dans le pays. Trop c'est trop, le peuple doit recouvrer sa sécurité", a tweeté lundi le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin.

"Nous sommes à l'écoute du peuple (...) Nous allons libérer les rues de ce pays des délinquants" a renchéri à la TVGE M. Nguema Obiang Mangue, fils du chef de l’Etat Teodoro Obiang Nguema Mbasogo qui dirige d'une main de fer depuis plus de 42 ans ce petit pays d'Afrique centrale riche en hydrocarbures.

L'opération "Propreté", initialement lancée pour deux mois, pourrait durer jusqu'à la fin de l'année selon la télévision d'Etat.

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Pétrolier naufragé en Tunisie: la Guinée équatoriale va engager des poursuites

Une photo fournie par le ministère tunisien de la Défense le 17 avril 2022 montre le navire Xelo coulé au large du golfe de Gabès, dans le sud-est de la Tunisie.

Malabo va engager des poursuites contre l'armateur d'un pétrolier battant "frauduleusement" pavillon de la Guinée équatoriale qui s'est échoué le 16 avril au large de la Tunisie, a annoncé la vice-présidence dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP.

Le Xelo, parti du port de Damiette en Egypte et qui se dirigeait vers Malte, a coulé dans les eaux tunisiennes où il s'était réfugié la veille en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Pour une raison inconnue, ce pétrolier, de 58 mètres de long sur 9 de large, a commencé à prendre l'eau. Des forces de la marine militaire tunisienne ont évacué les sept membres d'équipage avant que le navire ne sombre. Tunis a ensuite annoncé que le navire était vide, écartant tout risque de pollution, après avoir, dans un premier temps assuré qu'il transportait 750 tonnes de gazole.

A Malabo, Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, vice-président et fils du chef de l’État Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a annoncé que les autorités allaient "engager une action en justice contre le navire qui s'est récemment échoué en Tunisie", selon un communiqué de ses services.

La Guinée équatoriale a également sollicité, auprès des autorités portuaires dans le monde, "une collaboration internationale pour détecter les navires battant illégalement pavillon du pays".

"Dès a présent, tous les bateaux qui portent frauduleusement notre drapeau doivent être arraisonnés", a déclaré jeudi Rufino Ovono Ondo, ministre des transports sur la TVGE, la télévision d’État.

Le vice-président a également annoncé dans un tweet l'envoi vendredi d'une commission équato-guinéenne en Tunisie pour "participer à l'enquête".

La justice tunisienne a ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet accident mais aussi la nature de l'activité du pétrolier et son trajet des dernières semaines. L'équipage - quatre Turcs, un capitaine géorgien et deux Azerbaïdjanais - a été placé en état d'arrestation le 22 avril.

La Guinée équatoriale, petit pays d'Afrique centrale riche en hydrocarbures d'environ 1,4 million d'habitants, est dirigé d'une main de fer depuis plus de 42 ans par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

La Guinée équatoriale suspend 395 navires "illégaux"

"Il y a plus de 300 navires dans le monde qui travaillent illégalement sous notre pavillon", dénonce Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale et fils du chef de l’État.

Malabo a suspendu jeudi 395 navires battant pavillon de la Guinée équatoriale de manière "illégale" après le naufrage d'un pétrolier au large des côtes du sud-est tunisien il y a cinq jours, a affirmé le vice-président.

Le Xelo, parti du port de Damiette en Egypte et qui se dirigeait vers Malte, battant pavillon équato-guinéen, a coulé samedi dans les eaux tunisiennes où il s'était réfugié la veille en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Pour une raison inconnue, ce pétrolier, de 58 mètres de long sur 9 de large, a commencé à prendre l'eau. Des forces de la marine militaire ont évacué les sept membres d'équipage avant que le navire ne sombre. Aucune fuite n'a été détectée.

"Il y a plus de 300 navires dans le monde qui travaillent illégalement sous notre pavillon. Ce mercredi, nous avons lancé un mécanisme pour résoudre et éviter ce problème à l'avenir. Le drapeau de la Guinée équatoriale ne peut pas être le visage de la fraude internationale", a tweeté Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, vice-président de ce pays d'Afrique centrale et fils du chef de l’État.

"Teodoro Nguema Obiang Mangue suspend la circulation de plus de 395 bateaux qui naviguent illégalement avec le pavillon de Guinée équatoriale", a précisé jeudi le gouvernement dans un communiqué. Le vice-président "désapprouve totalement le ministère des Transports ou tout autre organisme ou individu délivrant des autorisations aux propriétaires de navires d'origine douteuse", poursuit-il.

"Aucune autre licence ne sera délivrée à l'international tant que cette situation ne sera pas clarifiée", a également ordonné Teodorin Obiang.

La justice tunisienne a ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet accident mais aussi la nature de l'activité du pétrolier et son trajet des dernières semaines.

Tentative d'assassinat du président équato-guinéen : 25 condamnés au Cameroun

En janvier 2018, la Guinée équatoriale avait affirmé avoir déjoué une tentative de "coup d'Etat" visant à tuer le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Un tribunal militaire camerounais a condamné récemment 25 hommes à des peines de 30 à 35 ans de prison pour avoir participé en 2017 à une tentative d'assassinat du président de la Guinée équatoriale, qui avait alors évoqué un "coup d'Etat déjoué".

Vingt-sept étaient jugés, l'un est décédé entre-temps et un autre a été acquitté. Quatre ont écopé de 35 ans et 21 de 30 ans, tous reconnus coupables notamment de "conspiration d'assassinat, port et détention illégaux d'armes et munitions de guerre", selon le verdict rendu le 14 mars et dont l'AFP s'est procuré une copie.

Ils ont été jugés par le tribunal militaire de Yaoundé qui s'est transporté dans la prison de Ebolowa, dans le sud, où ils sont détenus.

En janvier 2018, la Guinée équatoriale avait affirmé avoir déjoué le 24 décembre 2017 une tentative de "coup d'Etat" visant à tuer le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo dans son palais de Koete Mongomo, à une cinquantaine de km de la frontière camerounaise, et menée par des équato-guinéens et des "mercenaires" étrangers venus ou tentant de venir par le Cameroun.

Le 27 décembre, une trentaine d'hommes avaient été capturés au Cameroun près de la frontière et ailleurs dans le pays, dont ceux condamnés le 14 mars, Equato-guinéens, Centrafricains, Camerounais et Tchadiens. Ils ont toujours plaidé non coupables.

"Leur condamnation est absolument inique, nous n'avons à aucun moment eu la production de preuves irréfutables sur les faits imputés", a commenté lundi pour l'AFP leur avocat Me Emmanuel Simh, qui a fait appel du verdict.

Une source militaire avait affirmé à l'AFP, en décembre 2017, que certains de ces hommes, en tenue militaire, se dirigeaient dans un car vers la Guinée équatoriale près de la frontière. Les autres avaient été arrêtés plus tard à Douala et Yaoundé.

Le président Obiang qui, à 79 ans aujourd'hui, détient – hors royauté – le record mondial de longévité au pouvoir pour un chef de l'Etat encore vivant, avec près de 43 années à diriger d'une main de fer son petit Etat pétrolier d'Afrique centrale, avait fait arrêter des centaines de personnes en Guinée équatoriale après le coup d'Etat présumé. Plus de 130 avaient été condamnées – dont la moitié par contumace – à des peines de 3 à 96 ans de prison, Equato-guinéens et étrangers, dont cinq Français.

En 2018, Malabo avait reproché aux autres pays africains leur "manque de solidarité" pour démanteler le réseau de "mercenaires" présumés. En juin 2019, 11 Tchadiens avaient été condamnés à N'Djamena à 20 ans de prison pour "mercenariat" et participation au "coup d'Etat" de 2017 en Guinée équatoriale.

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