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Côte d'Ivoire

Guillaume Soro se déclare candidat à la présidentielle de 2020

Le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Guillaume Soro à Abidjan, Côte d’Ivoire, 17 novembre 2017.

L'ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, ex-président de l'Assemblée nationale passé à l'opposition, a annoncé vendredi qu'il était candidat à l'élection présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire.

"C'est décidé, je suis candidat pour 2020", a-t-il dit dans un entretien à la radio RFI et la chaîne France 24, soulignant qu'il ferait lors de son retour "une déclaration solennelle et officielle en terre de Côte d'Ivoire".

M. Soro est le premier homme politique à se déclarer candidat à la présidentielle ivoirienne.

"Je ne vois absolument pas de raison pour que la justice (ivoirienne) m'empêche d'être candidat", a-t-il déclaré, balayant toutes les affaires le concernant.

Ancien Premier ministre et ancien allié du président Alassane Ouattara, M. Soro, qui n'est soutenu par aucun des trois grands partis ivoiriens, a lancé une nouvelle structure, Générations et peuples solidaires (GPS), dont il espère un succès équivalent à celui d'En Marche, lancé un an avant son élection à la présidence française par Emmanuel Macron.

"Quand Macron lançait +En marche+, toute la classe politique était unanime (pour dire) qu'il ne serait jamais président (...) J'ai décidé de prendre mon destin en main. J'ai 47 ans et je pense que je ferai cavalier seul".

Près de dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle d'octobre 2020 s'annonce tendue en Côte d'Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

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Fin du Magic Tour et de l’UE en Côte d’Ivoire

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Côte d'Ivoire: baisse des financements pour lutter contre la pandémie du sida

Une manifestation pour encourager la lutte contre le sida à Abidjan, le 1er décembre 2008.

Les financements étrangers de lutte contre le sida ont baissé en Côte d'Ivoire alors que la maladie "demeure un problème important de santé publique" dans ce pays, l'un des plus touchés d'Afrique de l'Ouest, ont alerté dimanche des ONG.

"Le VIH demeure un problème important de santé publique avec une prévalence nationale de 2,5 % au sein de la population générale de 15 à 49 ans (soit plus de 900.000 personnes)", a déclaré le président des réseaux de lutte contre le sida et les autres pandémies, Laurent Akré Gbanta, lors d'une réunion des acteurs de la lutte à Abidjan.

"La prévalence du VIH chez les adultes âgés de 15 à 64 ans était de 2,9 %, avec 4,1 % chez les femmes et 1,7 % chez les hommes", a-t-il précisé.

Or les financements des partenaires étrangers tendent à diminuer, alors que la lutte contre le sida "dépend essentiellement" de leurs financements, a déploré M. Gbanta, les sommes allouées à la lutte par les autorités ivoiriennes étant nettement insuffisantes.

"Les financements extérieurs tendent à baisser ainsi que pour le système de santé de façon globale avec la diminution des investissements", a-t-il déclaré, appelant à redoubler d'effort à l'endroit des décideurs pour "inverser la tendance".

Le Réseau ivoirien des professionnels des médias engagés dans la lutte contre le sida (Repmasci) crée en 2003, a engrangé des résultats positifs jusqu'en 2010, permettant à travers des émissions télé et radio de "réduire la stigmatisation et la discrimination auprès des personnes victimes", a souligné son président Youssouf Bamba.

"Nous avons eu des problèmes (...) certains bailleurs en voulant rétrécir leur enveloppe à la Côte d'Ivoire ont occasionné la disparition des émissions phares qui avaient une audience d'écoute largement au-dessus de la moyenne", a-t-il déploré.

En 2018, les Etats-Unis, premier bailleur de fonds contre le sida, ont annoncé une aide de 140 millions de dollars (115 millions d'euros) à la Côte d'Ivoire pour lutter contre l'épidémie de sida. Au total, l'appui américain cumulé s'est monté à 1,5 milliard de dollars (1,25 milliards d'euros) depuis 2004.

Mais au même moment, les autres pays donateurs ont réduit leur soutien, selon le directeur du Fonds national de lutte contre le sida, le Dr Adama Diabaté.

Le tribunal criminel veut juger Blé Goudé, ex-chef des Jeunes Patriote

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Blé Goudé, ex-chef des Jeunes Patriotes, sera jugé par le tribunal criminel en Côte d'Ivoire

L'ex-chef des Jeunes patriotes ivoiriens, Charles Blé Goudé

L'ex-chef des Jeunes patriotes ivoiriens, Charles Blé Goudé, en liberté conditionnelle au Pays-Bas dans l'attente d'une décision de la Cour Pénale internationale (CPI), sera jugé par un tribunal de son pays pour des crimes présumés commis entre 2010 et 2011.

"Le tribunal va le juger (Blé Goudé)", notamment pour des "faits concernant des actes de torture, homicides volontaires, viol. Il y a une décision de renvoi devant le tribunal criminel", a déclaré le procureur général de la Cour d'appel d'Abidjan Léonard Lebry, soulignant qu'il ne disposait pas encore de la "requalification pénale" exacte des faits.

Le procureur général a réfuté tout agenda politique dicté par le pouvoir à un moins d'un an de la présidentielle de 2020 qui s'annonce tendue. Des membres de l'opposition estiment que le pouvoir du président Alassane Ouattara met tout en œuvre pour empêcher le retour au pays de l'ancien président Laurent Gbagbo, également en liberté conditionnelle en Europe (en Belgique) dans l'attente de la décision de la CPI.

Une accusation renforcée par la récente décision (mardi) de la justice ivoirienne qui a confirmé en appel la condamnation à 20 ans de prison de Gbagbo. En janvier 2018, l'ancien président avait été condamné, ainsi que trois coaccusés, à 20 ans de prison pour le "braquage" de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pendant la crise post-électorale de 2010-11.

Concernant M. Blé Goudé et la CPI, M. Lebry a assuré: "Il n'y a pas identité des poursuites entre les faits jugés par la CPI et ceux examinés en ce moment par les juridictions ivoiriennes non seulement parce qu'ils ne concernent pas les mêmes événements mais ensuite parce qu'ils ne couvrent pas la même période. Celle visée par les poursuites en Côte d'Ivoire est plus large".

Blé Goudé, ainsi que l'ancien président Laurent Gbagbo ont été acquittés en première instance de crimes contre l'humanité par la CPI. Mais ils attendent en liberté conditionnelle l'examen de l'appel de la procureure par la CPI. Ils ne peuvent pas rentrer en Côte d'Ivoire tant que la procédure n'est pas terminée.

- 'homicides volontaires' -

Blé Goudé, qui a déclaré avoir des ambitions présidentielles à long terme (après celle prévue en 2020), était dans les années 2000 surnommé "le général des rues" pour sa capacité à mobiliser les partisans du président de l'époque, Laurent Gbagbo, grâce au mouvement des Jeunes patriotes, souvent qualifié de milice.

Ses détracteurs et les ONG internationales considèrent qu'il a été un des principaux acteurs de la montée de la tension en Côte d'Ivoire dans la décennie 2000, qui a culminé en 2010-2011 dans les violences post-électorales ayant fait plus de 3.000 morts.

Le procureur général a rappelé jeudi que les faits poursuivis par la CPI portaient sur des événements précis: "Marche à la RTI (télévision publique) entre le 16 et 19 décembre 2010, manifestation de femmes à Abobo (quartier populaire d'Abidjan) le 3 mars 2011, bombardement au mortier d'un secteur d'Abobo le 17 mars 2011 et bombardement de Yopougon le 12 avril 2011".

"Les faits pour lesquels M. Blé Goudé est poursuivi" en Côte d'Ivoire concernent des actes de torture, homicides volontaires, viol, traitement inhumain, atteinte à l'intégrité physique, assassinat, attentat à la pudeur commis dans les barrages d'auto-défense dans le courant de l'année 2010 et 2011 et la complicité de ces crimes commis par lui-même ou ses partisans", a détaillé le procureur général.

Celui-ci a par ailleurs réfuté l'annonce des avocats de M. Blé Goudé qui se sont retirés de la procédure parce qu'ils n'avaient eu accès à une pièce maîtresse que quelques heures avant de devoir déposer leurs mémoires.

"La pièce était dans le dossier depuis le 31 octobre 2019 comme le leur a notifié le greffier et qu'il leur était loisible de le consulter (dossier) au greffe où elle se trouvait comme prescrit par la loi".

Dix ans après la crise post-électorale, la prochaine présidentielle d'octobre 2020 s'annonce tendue en Côte d'Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Yéanzi, défenseur de la culture et de l'art ivoiriens

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